Trump réduit les manœuvres alliées et élargit le pari d’Ormuz
Suite de l’édition de ce matin.
Donald Trump a secoué Séoul quelques heures avant le début d’Ulchi Freedom Shield, ordonnant à Pete Hegseth de réduire un exercice de 11 jours qui devait comprendre 14 opérations d’entraînement, environ 18 000 soldats sud-coréens et des éléments parmi les 28 500 militaires américains stationnés dans le pays. Donald Trump a présenté les manœuvres comme coûteuses et hostiles à Kim Jong Un, tandis que des sénateurs des deux partis avertissaient que des exercices de moindre ampleur affaibliraient la dissuasion au moment même où la Corée du Nord teste des missiles et apporte un soutien militaire à la Russie.
Le président Lai Ching-te a pris la direction inverse. Il a annoncé que le budget de défense de Taïwan pour 2027 atteindrait 1 122,5 milliards de dollars taïwanais, soit plus de 3 % du PIB et davantage que le projet de 949,5 milliards de dollars taïwanais pour 2026, alors que la Chine maintient la pression de son armée et de ses garde-côtes autour de l’île.
- Projet 2026949,5
- Proposition 20271 122,5
Le dossier iranien paraissait encore plus embrouillé. Donald Trump a déclaré à Fox News que l’Iran devrait hisser le drapeau blanc, a adressé des menaces à Oman au sujet de discussions sur la réouverture du détroit d’Ormuz, et s’est heurté à une riposte iranienne comprenant une prime de 30 000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains. Un rapport a indiqué que Washington et Téhéran avaient prolongé le délai laissé aux négociations, mais les deux camps ont agi comme si le mémorandum de juin avait déjà perdu l’essentiel de sa portée.
Les alliés entendent désormais deux messages à la fois : dépensez davantage pour votre propre sécurité, mais ne partez pas du principe que la réassurance américaine sera au rendez-vous.
D’après : ZEIT ONLINE, Süddeutsche Zeitung, France 24, Il Sole 24 ORE, N-tv, Irish Independent