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Le Brief du jour

Hormuz ferme, Fontainebleau brûle

Les frappes paralysent le trafic à Ormuz tandis que l’Europe combat les incendies et que les capitales sanctionnent le cybersabotage russe

Les nouvelles dures du jour ont traversé goulets d’étranglement, forêts et salles bondées. Un échange de frappes entre les États-Unis et l’Iran a gelé le trafic visible dans le détroit d’Ormuz, l’Europe a compté les incendies et les alertes à la chaleur, et une catastrophe dans un pub de Bangkok a exposé un écart familier entre l’inspection et la fuite.

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  • L'Iran avertit les navires dans le détroit d'Ormuz

    Troisième nuit de frappes contre des cibles iraniennes. Trump déclare la fin du cessez-le-feu et propose une taxe sur le fret.

  • Un juge américain annule l'accord fiscal de Trump

    Un juge fédéral annule l'accord fiscal de 1,8 milliard de dollars de Trump, invoquant des conflits d'intérêts et l'absence de fondement juridique ou factuel.

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Hormuz ferme, Fontainebleau brûle

Les frappes paralysent le trafic à Ormuz tandis que l’Europe combat les incendies et que les capitales sanctionnent le cybersabotage russe

Les nouvelles dures du jour ont traversé goulets d’étranglement, forêts et salles bondées. Un échange de frappes entre les États-Unis et l’Iran a gelé le trafic visible dans le détroit d’Ormuz, l’Europe a compté les incendies et les alertes à la chaleur, et une catastrophe dans un pub de Bangkok a exposé un écart familier entre l’inspection et la fuite.

Les frappes américaines et iraniennes ont arrêté le trafic maritime visible dans le détroit d’Ormuz et poussé le pétrole à la hausse. La France a combattu un incendie suspecté d’être criminel à Fontainebleau tandis que l’Italie entrait dans une nouvelle vague de chaleur sévère. À Bangkok, les enquêteurs se sont concentrés sur les matériaux inflammables et les sorties bloquées après l’incendie meurtrier d’un pub. Les gouvernements européens ont convoqué les émissaires russes au sujet d’une campagne de cybersabotage et imposé des sanctions. Le patron de Volkswagen a tenté de rassurer les salariés après que son plan de restructuration s’est heurté à un mur au conseil d’administration.

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Conflits

Les États-Unis et l’Iran échangent des frappes tandis que le trafic s’arrête à Ormuz

Des avions, des bâtiments navals et des drones américains ont frappé dans la nuit des systèmes de défense antiaérienne iraniens, des sites de radar côtier, des moyens balistiques et de drones ainsi que de petites embarcations, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir visé des installations américaines en Jordanie, à Bahreïn, au Koweït et à Oman. La Jordanie a dit avoir intercepté quatre missiles iraniens, et le Koweït a déclaré avoir engagé des cibles aériennes hostiles, entraînant plus profondément dans la crise plusieurs pays du Golfe qui accueillent des forces américaines.

Le détroit d’Ormuz est alors devenu silencieux de la manière la plus littérale que les marchés puissent comprendre. Kpler a rapporté qu’aucun navire commercial n’avait franchi la voie d’eau en diffusant sa position après dimanche soir ; huit navires y avaient transité dimanche, contre une moyenne quotidienne d’avant-conflit de 138 navires.

Transits commerciaux dans le détroit d’Ormuz · navires par jour
Moyenne d’avant-conflit
138
Vendredi
14
Samedi
21
Dimanche
8
Moyenne d’avant-conflit
138 navires par jour
Vendredi
14 navires par jour
Samedi
21 navires par jour
Dimanche
8 navires par jour
Après dimanche soir
0 navires par jour

Le ministère iranien des affaires étrangères a déclaré que le mémorandum de juin destiné à rouvrir le détroit et à permettre 60 jours de pourparlers était désormais en difficulté.

Il ne fait aucun doute que ce document est en crise. Chaque fois que l’autre partie n’a pas respecté ses obligations, nous n’avons pas tenu les nôtres. Nous continuerons d’agir de cette manière.

— Esmaeil Baqaei

Le pétrole a réagi comme prévu : le Brent a gagné 4,3 % à 79,31 dollars le baril, tandis que le WTI montait jusqu’à 4,5 % vers 74 dollars. Ce n’est pas encore un choc de prix de temps de guerre, mais c’est suffisant pour inquiéter les banquiers centraux et tout responsable politique qui doit expliquer les prix de l’essence avant une élection. La voie d’eau est devenue à la fois champ de bataille et baromètre, ce qui signifie que chaque nouvelle frappe radar porte désormais une facture de transport maritime.

  • Les États-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit alors que Trump ordonne le blocus d'Ormuz et une taxe de 20 % sur le fret
Climat

La France combat un incendie suspecté d’être criminel tandis que l’Italie relève ses alertes chaleur

Un incendie a ravagé 800 hectares de la forêt protégée de Fontainebleau, au sud-est de Paris, après s’être déclaré dimanche près de l’autoroute A6, attisé par le temps sec et des vents violents. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré que les enquêteurs avaient trouvé une dizaine de points d’ignition dans un rayon de 1 000 mètres, une configuration qui a conduit à l’ouverture d’une enquête pour incendie volontaire, tandis que 500 pompiers et des avions s’efforçaient de protéger les villages et les infrastructures.

Nous avons bon espoir de maîtriser les flammes aujourd’hui, mais le traitement de l’incendie prendra plusieurs jours ou semaines.

— Laurent Nuñez

Le coût humain s’est étendu au-delà de la ligne des flammes. Environ 900 personnes ont quitté leur domicile dans des villages dont Le Vaudoué et Noisy-sur-École, et l’incendie a temporairement perturbé les autoroutes et les lignes ferroviaires vers la capitale. Fontainebleau n’est pas seulement une forêt ; c’est une réserve artistique depuis 1861, et elle apparaît dans l’œuvre et la mémoire des peintres de Barbizon, de Jean-François Millet, d’Auguste Renoir et de Claude Monet.

L’Italie, pendant ce temps, est entrée dans la phase la plus intense de sa troisième vague de chaleur de l’été. Sept villes, dont Florence, Rome, Bologne et Turin, seront en alerte rouge d’ici mercredi, et les prévisionnistes attendent 39 °C à 41 °C sur une grande partie du centre-sud et de la Sardaigne, avec des pics locaux au-dessus de 42 °C. Le tableau européen plus large était sombre : la France a recensé 250 départs de feu en une journée, l’Allemagne a compté 99 noyades mortelles en juin, et le Royaume-Uni est resté placé en alerte de chaleur extrême.

L’Europe découvre que la chaleur n’est plus une météo d’arrière-plan, mais une condition de fonctionnement pour les forêts, les réseaux électriques, les hôpitaux et les travailleurs.

  • Incendie de la forêt de Fontainebleau près de Paris : près de 1 000 hectares brûlés, possible acte criminel
Sécurité

Bangkok enquête sur des sorties bloquées après l’incendie d’un pub qui fait 27 morts

Un incendie a ravagé le pub Rong Beer Na Lat Phrao, dans le district de Chatuchak à Bangkok, dimanche peu avant minuit, faisant au moins 27 morts et envoyant 63 personnes à l’hôpital, dont 22 dans un état critique. Les responsables ont déclaré que de nombreuses victimes étaient mortes par inhalation de fumée, et les secouristes en ont retrouvé plusieurs près des toilettes, à l’arrière de l’établissement de plain-pied, où elles s’étaient réfugiées sans pouvoir s’échapper.

Un musicien qui se produisait dans le bar m’a dit avoir vu de la fumée sortir d’un disjoncteur près de la scène avant que le courant ne soit coupé. Une explosion a ensuite été entendue et une épaisse fumée a rapidement envahi le bar.

— Anutin Charnvirakul

Les enquêteurs examinent l’hypothèse d’une défaillance électrique dans une unité de climatisation au-dessus du plafond, ainsi que les bouteilles de gaz et le câblage de l’établissement. Le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt, a déclaré que les matériaux inflammables du plafond et de la décoration avaient favorisé la propagation rapide du feu ; des médias thaïlandais ont évoqué des panneaux acoustiques de mauvaise qualité, et d’anciennes images montraient des plantes en plastique au-dessus de la scène.

La question la plus accablante est peut-être plus simple que celle du départ du feu. Des responsables municipaux ont déclaré que les enquêteurs avaient trouvé des éléments montrant que l’entrée principale et les sorties de secours étaient bloquées par du mobilier et des matériaux entreposés, alors même qu’une inspection menée en avril avait relevé deux sorties de secours signalées et jugé l’établissement conforme aux exigences sanitaires. La Thaïlande a déjà connu des incendies meurtriers dans des lieux de divertissement, notamment l’incendie d’une discothèque de Bangkok en 2009, qui avait fait au moins 65 morts.

Le pub avait de la musique, des clients et des papiers ; ce qui lui manquait, quand les secondes comptaient, c’était une issue.

  • Un incendie dans un pub de Bangkok fait 27 morts ; les enquêteurs examinent les matériaux de plafond inflammables et les sorties bloquées
Diplomatie

Les capitales européennes convoquent les émissaires russes pour une campagne de cybersabotage

La France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont convoqué, ou engagé des démarches pour convoquer, des émissaires russes après que les services de sécurité ont conclu que le FSB russe avait orchestré une campagne cyber de longue haleine dans une douzaine de pays européens environ. Les opérations visaient des réseaux gouvernementaux, des infrastructures critiques, des chemins de fer et des chaînes logistiques, et les gouvernements européens ont assorti leur protestation diplomatique de sanctions contre des personnes et entités russes.

Aujourd’hui, nous condamnerons publiquement une vaste campagne cyber menée par la Russie, qui visait à commettre des actes de sabotage et d’espionnage contre une douzaine de pays.

— Jean-Noël Barrot

Les détails donnent à l’affaire tout son poids. Le renseignement néerlandais a déclaré que des acteurs russes avaient piraté des caméras privées le long d’itinéraires utilisés pour transporter des biens militaires vers l’Ukraine, permettant une surveillance à distance des cargaisons. Des responsables français ont indiqué que des ministères, des entreprises et des opérateurs d’infrastructures avaient été visés, tandis que des rapports venus de Pologne décrivaient le sabotage de centrales électriques et d’infrastructures ferroviaires.

Le filet des sanctions s’est élargi au-delà d’une seule équipe de pirates. L’UE a inscrit neuf personnes et quatre entités sur sa liste, tandis que le Royaume-Uni a sanctionné 24 personnes et entités liées aux structures militaires et de renseignement russes. L’Allemagne a attribué la campagne à Turla, un groupe de cyberespionnage techniquement avancé, et Moscou a répondu en convoquant l’ambassadeur allemand sortant pour protester contre le soutien de Berlin à l’Ukraine.

C’est une diplomatie menée à coups d’assignations, de listes de sanctions et de journaux de serveurs, et l’épreuve consiste à savoir si l’attribution publique peut dissuader un sabotage conçu pour rester niable.

  • La France, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni convoquent les envoyés russes après une campagne de cybersabotage orchestrée par le FSB touchant une douzaine de pays européens
Affaires

Le patron de Volkswagen rassure les salariés après que le conseil rejette son plan de restructuration

Le directeur général de Volkswagen, Oliver Blume, a tenté de calmer le cœur automobile de l’Allemagne après une semaine éprouvante à Wolfsburg. Il a déclaré à Bild am Sonntag qu’il voulait éviter de fermer des usines allemandes et a mis en avant une baisse de 20 % des coûts moyens des sites de production au cours de l’année écoulée, ainsi que plus de 50 000 commandes en quatre semaines pour la nouvelle famille ID. Polo d’entrée de gamme.

Il existe des solutions plus intelligentes que la fermeture d’usines.

— Oliver Blume

L’assurance est arrivée après le rejet de son Zukunftsplan, ou plan d’avenir, par le conseil de surveillance. Les représentants des salariés et la Basse-Saxe détiennent ensemble une majorité de 12 contre 7 au conseil, et le comité d’entreprise a accusé Blume d’informer la direction tout en retenant des informations auprès de dizaines de milliers d’employés de base concernés par d’éventuelles fermetures et suppressions de postes.

Les enjeux sont considérables, même selon les critères de Volkswagen. Les usines considérées comme vulnérables, Zwickau, Emden, le site Audi de Neckarsulm et l’usine de véhicules utilitaires de Hanovre, emploient 40 000 personnes. Blume a déjà annoncé que la capacité de production annuelle reculerait d’un million de véhicules, à neuf millions, d’ici 2030, que la gamme de modèles serait réduite de moitié d’ici 2035, et que 5 000 des 21 000 postes de direction disparaîtraient d’ici 2030.

Le marché n’attend pas poliment. L’analyste Frank Schwope a déclaré que les ventes mondiales du deuxième trimestre avaient chuté de 9 %, avec des ventes en Chine en baisse de 37 %, et des informations de presse ont situé les suppressions d’emplois possibles dans le monde très au-dessus des chiffres officiels. Volkswagen tente de retailler une entreprise géante aux dimensions du véhicule électrique, sans pousser ses propres salariés à traiter le volant comme le leur.

  • Le PDG de Volkswagen prévient que jusqu'à 50 000 suppressions d'emplois supplémentaires sont nécessaires pour égaler les coûts des concurrents

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