
Trump menace Oman de bombardements alors que l'accord de paix de 60 jours entre les États-Unis et l'Iran expire
Donald Trump a annoncé que les États-Unis ne prolongeront pas leur mémorandum de 60 jours avec l'Iran, proférant des menaces militaires contre Oman alors que le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz reste restreint.
Expiration du mémorandum de 60 jours
Une échéance diplomatique entre les États-Unis et l'Iran est passée le 17 août 2026 sans accord ni prolongation. Le mémorandum d'entente d'Islamabad en 14 points, signé le 17 juin 2026 après la médiation du Pakistan, avait fixé une période de 60 jours pour établir les conditions de la fin des hostilités qui ont débuté en février 2026. Donald Trump a annoncé depuis le Bureau ovale lundi qu'il ne prolongerait pas le cadre, déclarant que Téhéran refusait d'accepter les conditions que Washington juge nécessaires. Les négociations directes sur le programme nucléaire iranien n'ont jamais été entamées pendant la fenêtre de deux mois. Le Pakistan, qui a signé un pacte de défense mutuelle avec l'Arabie saoudite et la Turquie pendant le conflit, a cherché à ramener les deux parties à la table des négociations.
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Escalade des menaces contre Mascate
Les tensions se sont étendues à Oman alors que le sultanat menait des discussions bilatérales avec Téhéran pour établir une gestion conjointe du détroit d'Ormuz. Lors d'un appel téléphonique non annoncé avec le journaliste de Fox News Trey Yingst, Donald Trump a proféré des avertissements directs contre Mascate si elle entrave les objectifs américains dans la voie navigable.
Si Oman se met en travers de notre chemin, nous les bombarderons jusqu'à ce qu'ils soient réduits en poussière.
Trump a ajouté qu'il n'était pas sous pression temporelle et a insisté sur le fait que les dirigeants iraniens devraient hisser le drapeau blanc de la reddition. Cette déclaration faisait suite à des avertissements antérieurs de Washington fin mai 2026, lorsque Trump avait dit à la nation du Golfe de se tenir tranquille. Mardi, Trump a partagé une carte du détroit d'Ormuz sur Truth Social, qualifiant le passage maritime international de nouveau territoire des États-Unis. Les relations bilatérales entre Washington et Mascate remontent au traité d'amitié et de commerce de 1833, et Oman a agi comme intermédiaire neutre dans les différends régionaux.
Demandes iraniennes et changements de direction
Téhéran a rejeté les revendications américaines de contrôle sur la voie navigable et a réitéré les conditions de toute résolution à long terme. Le président du Parlement iranien et négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf s'est adressé au parlement à Téhéran, déclarant que le détroit d'Ormuz restera fermé jusqu'à ce que Washington lève son blocus des ports iraniens. Ghalibaf a également exigé la levée des sanctions sur les exportations de pétrole, la libération des avoirs étrangers gelés évalués à des centaines de milliards de dollars, et la fin des campagnes militaires contre les alliés régionaux, notamment le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen. Sur le plan intérieur, Téhéran a nommé Mohsen Rezaei, ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique pendant la guerre Iran-Irak, à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale. L'analyste iranien Vali Nasr a commenté l'impasse stratégique entre les deux administrations.
La guerre est en suspens, chaque camp attendant le bon moment et l'occasion de frapper. L'Iran ne permettra pas à Trump de désamorcer l'intensité de la guerre quand cela l'arrange. Ils sont prêts à perturber le plan de Trump par l'escalade.
Perturbations maritimes et réactions du marché pétrolier
L'échec des pourparlers s'est accompagné d'une reprise des actions militaires dans la voie navigable, où transitent habituellement environ 20 % du pétrole mondial. Mardi, un projectile non identifié a frappé un navire commercial dans les eaux omanaises, faisant une victime parmi l'équipage et endommageant la salle des machines avant que les garde-côtes omanais ne viennent en aide aux survivants. Le trafic maritime commercial s'est effondré, passant de plus de 130 navires par jour avant fin février 2026 à une moyenne de 12 navires par jour au cours de la deuxième semaine d'août. Les prix du pétrole brut Brent ont dépassé 90 dollars le baril mardi, franchissant ce seuil pour la première fois depuis le 30 juillet 2026. Les discussions bilatérales entre Téhéran et Mascate se poursuivent concernant des frais de transit volontaires proposés et des voies de navigation passant principalement par les eaux territoriales iraniennes.
- Avant fin février 2026
- 130 navires/jour
- Deuxième semaine d'août 2026
- 12 navires/jour


