Trump durcit le bras de fer avec l’Iran et menace Oman
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Donald Trump a laissé expirer, sans la prolonger, une période de négociation de 60 jours avec l’Iran, puis a durci la position américaine en déclarant que Téhéran devait capituler plutôt que négocier. Le mémorandum signé en juin visait à régler des contentieux plus larges, notamment le programme nucléaire iranien, mais le cessez-le-feu lié à cette initiative s’était déjà effondré en juillet. Washington affirme désormais qu’il ne prolongera pas le cadre, tandis que les forces américaines préparent de nouvelles sanctions et maintiennent un blocus naval autour du détroit d’Ormuz, une voie d’eau par laquelle transitaient environ 20 % des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié avant la guerre.
Donald Trump s’en est aussi pris à Oman, qui discute directement avec Téhéran du rétablissement de la navigation marchande dans le détroit. Mascate et Téhéran disent avoir défini des couloirs de transit pour les navires entrant près de l’Iran et sortant près d’Oman, mais Donald Trump a présenté cette diplomatie comme une obstruction et menacé d’une action militaire contre le sultanat.
« Si Oman se met en travers du chemin, nous les bombarderons comme des chiens. »
Cette menace n’est pas anodine, car Oman a souvent servi de canal discret entre Washington et Téhéran, notamment lors de précédentes démarches diplomatiques sur le nucléaire. Recep Tayyip Erdogan a exhorté Donald Trump à revenir aux négociations, mais la Maison-Blanche a au contraire présenté le blocus comme illimité et soutenu que la production pétrolière nationale pouvait amortir le choc sur les marchés de l’énergie. Le danger n’est pas seulement une échéance manquée de plus ; c’est que Washington traite désormais un médiateur comme une cible.
D’après : AP NEWS, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, Bayerischer Rundfunk, Deutsche Welle, Neue Zürcher Zeitung, The Independent