Téhéran mobilise les endeuillés tandis que Kyiv encaisse un nouveau barrage
Suite de l’édition de ce matin.
L'Iran a transformé les funérailles de l'ayatollah Ali Khamenei en démonstration de nombre et de fureur. Des millions de personnes ont rempli les rues de Téhéran pour une procession s'étirant sur plus de 10 km, après que des frappes aériennes américano-israéliennes ont tué le Guide suprême et quatre membres de sa famille le 28 février. Les endeuillés ont scandé des slogans contre l'Amérique et Israël, tandis que l'absence de son successeur blessé, Mojtaba Khamenei, donnait à la chorégraphie de la continuité un aspect moins ordonné que ne le suggéraient les foules.
« Nous ne sommes pas ici pour lui dire adieu, nous sommes ici pour la vengeance. Et nous nous vengerons. »
La Russie a elle aussi fait monter la pression avant le sommet de l'OTAN, lançant sur Kyiv ce que des responsables ukrainiens ont décrit comme 68 missiles et 351 drones. Les autorités municipales ont déclaré qu'au moins neuf personnes avaient été tuées et 46 blessées, des quartiers résidentiels ayant été touchés et les secouristes travaillant sur des immeubles de grande hauteur endommagés. L'armée de l'air ukrainienne a dit avoir intercepté 37 missiles et 326 drones, des chiffres qui montrent à la fois la solidité du bouclier de Kyiv et le pur volume de feu que Moscou déverse désormais pour le percer.
- Missiles lancés68
- Missiles interceptés37
- Drones lancés351
- Drones interceptés326
La Chine a ensuite procédé au tir d'essai d'un missile balistique à longue portée depuis un sous-marin nucléaire vers le Pacifique, qualifiant l'opération d'entraînement de routine avec une ogive factice. L'Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande ont condamné le lancement, tandis que la Russie a défendu le droit de Pékin à effectuer des essais. Penny Wong, la ministre australienne des Affaires étrangères, a relié l'épisode au renforcement militaire plus large de la Chine et critiqué le délai d'alerte accordé aux voisins.
« L'Australie a clairement indiqué que cet essai proposé s'inscrit dans le contexte d'un renforcement militaire rapide de la Chine, qui manque de la transparence et des assurances quant à ses intentions que la région attend. »
Trois théâtres ont bougé à la fois : Téhéran a signalé la défiance, Moscou a testé les défenses aériennes et Pékin a affiché sa portée. C'est le bulletin météo de la sécurité dure avant Ankara, et il fait de plus en plus froid.
D’après : Neue Zürcher Zeitung, France 24, BBC, Franceinfo, Jornal Expresso, Notícias ao Minuto
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