Le Hamas dissout le régime d’urgence à Gaza
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Le Hamas a dissous son Comité gouvernemental d’urgence, l’organe qui administrait Gaza depuis les attaques d’octobre 2023, et a déclaré que Mohammed al-Farra avait démissionné afin d’ouvrir la voie à une administration technocratique soutenue par les États-Unis. Les ministères existants et quelque 40 000 à 50 000 agents publics continueront de travailler pour l’instant, car personne ne veut d’un vide administratif dans un territoire où la vie quotidienne repose déjà sur l’improvisation.
Ismail al-Thawabta a présenté cette décision comme le début formel d’une transition.
« Le chef du comité gouvernemental d’urgence, Mohammed al-Farra, a officiellement présenté sa démission. Il a également décidé de dissoudre le comité afin de faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l’administration de Gaza. »
Le Comité national pour l’administration de Gaza dit être prêt à prendre le relais dès qu’il disposera d’une autorité unique, d’un cadre juridique unique et du contrôle de la force armée. C’est là que réside le hic. Israël empêche le comité d’entrer à Gaza depuis janvier, le Hamas n’a pas promis de désarmement unilatéral, et le ministère de l’Intérieur continuera de gérer la sécurité dans les zones contrôlées par le Hamas.
L’annonce fait avancer à petits pas un processus enlisé, mais elle ne règle pas encore la question de savoir qui assure la police à Gaza, qui paie ses fonctionnaires, ni qui laisse passer les matériaux de reconstruction. Des médecins ont également rapporté qu’une frappe israélienne avait tué cinq personnes lundi, tandis que le Hamas insiste sur le fait que les forces israéliennes doivent cesser leurs attaques et se retirer avant que le désarmement puisse avancer. Une passation qui laisserait les armes, les frontières et les salaires en suspens changerait l’écriteau sur la porte, pas le pouvoir derrière elle.
D’après : ANSA.it, Reuters, Observador, France 24, The Guardian, Spiegel Online