Le Japon fouille les décombres après un séisme à Kyushu qui fait 18 morts
Suite de l’édition d’hier soir.
L’effort de sauvetage du Japon est entré dans sa deuxième journée après qu’un séisme de magnitude 7,1 a frappé la préfecture de Kumamoto à 16 h 27, heure locale. Les autorités ont confirmé 18 morts et plus de 100 blessés, tandis que les équipes fouillaient un centre commercial effondré à Kashima et une usine de Nippon Paper Industries à Yatsushiro, où l’effondrement d’une cheminée a tué cinq ouvriers et en a laissé quatre autres piégés. L’avis de tsunami pour la baie d’Ariake a été levé sans dégâts côtiers majeurs, mais le séisme a coupé l’électricité, privé d’eau 140 000 foyers, dont environ 15 000 en étaient encore privés mercredi, et envoyé plus de 8 800 personnes dans plus de 400 centres d’évacuation.
La Première ministre Sanae Takaichi a ordonné aux agences de mobiliser leurs ressources pour les recherches, alors que des répliques secouaient une zone marquée par les séismes meurtriers de 2016. Le gouvernement a déclaré que trois centrales nucléaires voisines n’avaient signalé aucune anomalie, une assurance nécessaire dans un pays qui mesure les secousses non seulement à leur magnitude, mais aussi à leur mémoire.
« Même maintenant, des personnes attendent d’être secourues, et c’est une course contre la montre. Nous mobiliserons toutes les ressources disponibles sur le terrain pour sauver et secourir autant de personnes que possible. »
Le danger immédiat réside désormais dans les accès bloqués, les dégâts causés par les incendies et les structures affaiblies, et non dans l’alerte au tsunami levée. Le Japon a construit l’un des systèmes antisismiques les plus solides au monde, mais Kumamoto montre la vieille vérité de la planification des catastrophes : le meilleur code rencontre encore son audit le plus dur dans la première nuit après que le sol a bougé.
D’après : ANSA.it, Franceinfo, newsORF.at, The Independent, De Standaard, Deutsche Welle