Le séisme de Kumamoto piège des clients et ravive de vieilles peurs
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La préfecture de Kumamoto a violemment tremblé à 16 h 27, heure locale, lorsqu’un séisme de magnitude 7,1 a frappé près d’Uki à une faible profondeur de 10 kilomètres, l’échelle d’intensité japonaise enregistrant le niveau maximal Shindo 7. Les autorités ont confirmé au moins un mort et plus de 100 blessés, tandis que deux hôpitaux ont chacun pris en charge plus de 50 personnes, certaines dans un état grave, après que la secousse principale et une forte réplique ont frappé Kyushu.
Les secouristes se sont concentrés sur le centre commercial Aeon de Kashima, où un deuxième étage s’est effondré après que des témoins ont entendu une explosion. Les pompiers ont indiqué que de nombreuses personnes étaient piégées, tandis que la police a perdu le contact avec 20 à 30 employés, et les responsables vérifiaient aussi des signalements de disparus après l’effondrement d’une cheminée dans une usine de Nippon Paper. Le gouvernement a demandé à environ 300 000 habitants de se rendre dans des abris, suspendu les trains à grande vitesse, fermé de grands axes routiers et fermé la piste de l’aéroport de Kumamoto sans calendrier de réouverture, JAL et ANA annulant tous les vols de Kumamoto à partir de 17 heures.
La Première ministre Sanae Takaichi a avancé prudemment alors que les rapports de dégâts arrivaient des hôpitaux, des opérateurs de transport et des équipes d’urgence.
« Nous évaluons encore la gravité des blessures et des dommages matériels, mais on m’a informée qu’il y avait eu plusieurs blessés. »
- séisme précurseur 20166,5
- séisme principal 20167,3
- séisme principal du 28 juillet7,1
- réplique du 28 juillet6,1
L’alerte au tsunami pour la baie d’Ariake a été levée sans dégât signalé, et les régulateurs nucléaires n’ont rapporté aucune anomalie dans trois centrales voisines. Kumamoto a enduré des séismes meurtriers en 2016 ; cette catastrophe mettra donc à l’épreuve non seulement les capacités de secours, mais aussi la question de savoir si les villes reconstruites et la confiance du public peuvent survivre à un second grand choc en une décennie.
D’après : ANSA.it, Franceinfo, newsORF.at, The Independent, De Standaard, Deutsche Welle