Le Japon fouille les décombres après le séisme de Kumamoto
Suite de l’édition de ce matin.
Un séisme de magnitude 7,1 a frappé la préfecture de Kumamoto, sur Kyushu, tard mardi, faisant au moins 18 morts et plus de 100 blessés, tandis qu’un avis de tsunami pour la baie d’Ariake a été levé après qu’aucune vague significative n’est apparue. Les autorités ont fait état de bâtiments effondrés, d’un pont endommagé, de routes éventrées et de lourds dégâts infligés à des sites emblématiques, dont le château de Kumamoto et le sanctuaire de Yatsushiro, sinistre écho des séismes de 2016 dans la préfecture.
- Morts18
- Blessés, plus de100
- Consignes d’évacuation260 000
- Foyers sans électricité50 000
- Foyers sans eau140 000
Les secouristes se sont concentrés sur le centre commercial Aeon de Kashima après qu’une explosion et un effondrement partiel ont piégé des personnes à l’intérieur, ainsi que sur une usine de Nippon Paper Industries où l’effondrement d’une cheminée a tué cinq ouvriers et en a laissé quatre autres piégés. Près de 50 000 foyers ont été privés d’électricité, 140 000 n’avaient plus d’eau, dont environ 15 000 en étaient encore privés mercredi et environ 260 000 personnes ont reçu des consignes d’évacuation, si bien que la catastrophe est vite devenue autant une épreuve logistique qu’une opération de recherche.
La Première ministre Sanae Takaichi a déployé plus de 4 500 militaires et présenté les secours comme urgents.
« Aujourd’hui encore, des personnes attendent d’être secourues, et c’est une course contre la montre. Nous mobiliserons toutes les ressources disponibles sur le terrain pour sauver et secourir autant de personnes que possible. »
D’après : ANSA.it, Franceinfo, newsORF.at, The Independent, De Standaard, Deutsche Welle