L’Iran inhume Khamenei alors que Trump déclare la trêve terminée
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L’Iran a inhumé Ali Khamenei au sanctuaire de l’imam Reza, à Machhad, après une semaine de cérémonies qui, selon l’agence Fars, liée aux gardiens de la révolution, ont attiré entre 41 millions et 43 millions de personnes en deuil à travers l’Iran et l’Irak. Cette ampleur a permis au régime de projeter une image d’unité après la frappe de février qui a tué Khamenei, mais son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, est resté hors de vue, ce qui a accentué les doutes sur ses blessures, sa sécurité et sa prise sur le système. Le président Massoud Pezeshkian et le ministre des affaires étrangères Abbas Araghchi auraient été hués pendant le deuil, un signe modeste mais révélateur que la fracture de l’élite sur les pourparlers avec l’Amérique a débordé dans l’espace public.
Les funérailles se sont déroulées alors que le cessez-le-feu se défaisait. Le commandement central américain a déclaré que les forces américaines avaient frappé environ 90 cibles iraniennes, tandis que les forces armées iraniennes ont affirmé avoir frappé des infrastructures militaires américaines dans les États du Golfe. L’Iran a fait état de 14 morts et 78 blessés en deux jours d’attaques américaines, et les médias iraniens ont décrit des explosions près de sites du sud, notamment Bouchehr, même si un responsable américain a dit à Reuters que Washington n’avait pas frappé au cours des dernières heures. Donald Trump a formulé la rupture sans détour.
« Le cessez-le-feu est terminé. Ce sont des gens malades avec qui je ne veux plus traiter. »
Les médiateurs qataris et pakistanais tentent toujours de relancer les pourparlers, tandis que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a ralenti le long de la route maritime d’Oman. Israël aurait aussi transmis à Washington de nouveaux renseignements sur un complot iranien visant à assassiner Donald Trump, ajoutant une couche supplémentaire de danger personnel et stratégique à un conflit qui pèse déjà sur les marchés de l’énergie et la sécurité du Golfe. Les châteaux décident rarement des guerres modernes ; ces funérailles peuvent encore décider de l’autorité qu’il reste dans une trêve qui n’en avait guère en réserve.
D’après : Neue Zürcher Zeitung, France 24, BBC, Franceinfo, Jornal Expresso, Notícias ao Minuto