L’effondrement d’un glacier force les sauveteurs à poursuivre un désastre mouvant
Suite de l’édition d’hier soir.
Un pan de glacier près du Langtang Lirung s’est détaché et a charrié de la glace, de la boue et des roches à travers des vallées à la frontière entre le Népal et le Tibet, faisant au moins 389 morts au soir de jeudi ; plus de 1 300 personnes étaient portées disparues. Les équipes de secours ont récupéré des corps très en aval, notamment dans le district de Chitwan, ce qui a montré avec quelle violence la vague de débris avait parcouru des réseaux hydrographiques reliés. Les autorités chinoises ont fait état de morts au Tibet, le Népal recensait des centaines de touristes et de pèlerins disparus, et l’Inde a déclaré que 288 de ses ressortissants restaient injoignables.
- Décès confirmés389
- Disparus1 300
- Survivants blessés soignés66
- Ressortissants étrangers secourus31
Le danger n’a pas pris fin avec la première crue. Les débris ont bloqué des rivières et formé des lacs de barrage instables, obligeant les secouristes et les villageois à gagner les hauteurs à mesure que l’eau montait derrière des barrages naturels. Des hydrologues chinois ont averti que des millions de mètres cubes pourraient se déverser dans un lac barré pendant plusieurs jours, tandis que l’autorité népalaise chargée des catastrophes a demandé aux habitants de quitter les berges avant une possible rupture. Zhu Jinfeng a résumé le problème sans détour.
« Le volume d’eau continue d’augmenter, et le risque aussi. »
Les scientifiques ont établi un lien entre l’effondrement et l’instabilité de la haute montagne, où le réchauffement fragilise la glace et la roche tandis que la fonte soudaine modifie la pression à l’intérieur des versants. Selon des données des Nations unies, les montagnes enneigées du Népal ont perdu près d’un tiers de leur couverture de glace en trois décennies, et des crues soudaines similaires ont frappé des régions voisines ces dernières années. La catastrophe fait désormais passer le risque climatique du graphique prospectif au quadrillage de recherches d’aujourd’hui, avec des secouristes à l’œuvre pendant que la montagne continue de bouger.
D’après : wnp.pl, rmf24.pl, Nasz Dziennik, Deutsche Welle, oko.press, wiadomosci.radiozet.pl