
Trump signe un décret renommant le lac Ontario en lac America au milieu d'un différend tarifaire
Le président américain Donald Trump a signé un décret ordonnant aux agences fédérales de renommer le lac Ontario en lac America après l'échec des négociations commerciales avec le Canada.
Décret au Bureau ovale
Le président américain Donald Trump a signé un décret au Bureau ovale jeudi, renommant le lac Ontario en lac America avec effet immédiat. Le décret ordonne au ministère de l'Intérieur et au secrétaire Doug Burgum de mettre à jour le système fédéral d'information sur les noms géographiques. Le lac Ontario, le plus oriental des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord, borde la province canadienne de l'Ontario et l'État américain de New York. Trump a déclaré lors de la cérémonie que l'administration avait déposé tous les documents nécessaires pour établir le nom dans les agences fédérales. Le décret ne s'applique qu'aux registres fédéraux nationaux, les États-Unis ne pouvant contraindre le Canada ou les institutions internationales à adopter ce nom.
- Les négociations commerciales bilatérales entre les États-Unis et le Canada s'effondrent après trois jours de discussions.
- Donald Trump annonce sur les réseaux sociaux que l'administration envisage de renommer le lac Ontario.
- Donald Trump signe un décret ordonnant au ministère de l'Intérieur de renommer le lac Ontario en lac America.
Détail des négociations commerciales bilatérales
Ce changement de nom fait suite à l'effondrement des négociations commerciales entre les États-Unis et le Canada la semaine dernière. Les délégations ont mis fin à trois jours de pourparlers intensifs sans accord, chaque partie rejetant la responsabilité de l'impasse sur l'autre. Les responsables canadiens se sont retirés après avoir rejeté ce qu'ils ont décrit comme des exigences inacceptables de Washington. Après l'échec des négociations, les États-Unis ont imposé des droits de douane et le Canada a répondu par des taxes réciproques sur des centaines de produits à des taux allant jusqu'à 50 %. Trump a également réitéré ses menaces d'imposer des droits de douane sur les automobiles fabriquées au Canada.
Le Canada nous exploite depuis longtemps sur le plan commercial, c'est très triste. Même pour l'armée, vous savez, nous défendons le Canada gratuitement. Nous n'obtenons rien.
Allégations économiques et relations bilatérales
Trump a critiqué les politiques économiques et de défense canadiennes, affirmant que les relations commerciales bilatérales avec l'Ontario diminueraient. Il a déclaré que les États-Unis avaient subi des pertes annuelles moyennes de plus de 60 milliards de dollars au cours des 15 dernières années sous forme de soutien financier au Canada. Trump a précédemment publié des images sur Truth Social représentant le Canada comme faisant partie des États-Unis et a qualifié le premier ministre canadien Mark Carney et l'ancien premier ministre Justin Trudeau de gouverneurs. Le bureau du premier ministre Mark Carney n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. Les deux pays maintiennent leurs engagements de défense dans le cadre de l'OTAN et coopèrent par le biais de partenariats de partage de renseignements.
Ils veulent être traités comme un État, mais ce n'en est pas un. Au cours des 15 dernières années, nous avons perdu, en moyenne, plus de 60 milliards de dollars par an à soutenir le Canada. Nous ne pouvons donc plus continuer ainsi.
Changements de noms géographiques et revendications maritimes
Le décret fait suite à une mesure précédente prise l'année dernière, qui avait rebaptisé le golfe du Mexique en golfe d'Amérique pour les agences fédérales américaines. Lors de son discours au Bureau ovale jeudi, Trump a suggéré d'étendre les changements de noms géographiques aux océans environnants.
Nous avons un golfe, nous avons un lac. Maintenant, nous devrons peut-être changer le nom de l'océan Atlantique et de l'océan Pacifique. Peut-être changerons-nous les deux.
Cette action coïncide avec des revendications territoriales plus larges avancées par l'administration. Trump a précédemment invoqué des intérêts de sécurité nationale concernant le Groenland et qualifié le détroit d'Ormuz de territoire américain dans des déclarations sur les réseaux sociaux.


