Les houthistes étranglent le transport en mer Rouge et secouent les marchés pétroliers
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Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré avoir frappé deux pétroliers saoudiens, l’Encelia et le Layla, avec des missiles et des drones en mer Rouge. L’Arabie saoudite a confirmé que l’Encelia avait été touché et avait pris feu à la proue, tandis que les autorités maritimes ont signalé une frappe près d’Al Shuqaiq et indiqué que l’équipage combattait un incendie. Les attaques ont suivi une déclaration houthie de blocus naval des ports saoudiens et ont contraint plusieurs pétroliers à modifier leur route autour du détroit de Bab el-Mandeb.
La réaction du marché a été rapide. Le Brent est monté au-dessus de 96 dollars selon un relevé et a atteint 100 dollars selon un autre, son premier niveau de ce type depuis fin mai, les traders ajoutant une prime de risque mer Rouge à la route déjà sous tension du détroit d’Ormuz. L’Arabie saoudite s’est appuyée sur son oléoduc Est-Ouest pour acheminer le brut vers Yanbu après le blocage du trafic à Ormuz, mais une menace houthie sur Bab el-Mandeb comprime désormais aussi cette voie de contournement.
- Pétrole mondial via Ormuz20
- Brut mondial via Bab el-Mandeb10
- Commerce mondial via Bab el-Mandeb12
- Trafic de conteneurs via Bab el-Mandeb25
Le contexte militaire s’est durci. Les États-Unis ont déclaré avoir frappé des installations maritimes iraniennes, des sites de missiles et de drones ainsi que des moyens de défense aérienne pour une douzième nuit consécutive, tandis que les médias d’État iraniens faisaient état de victimes à la suite de frappes et que les Gardiens de la révolution iraniens revendiquaient des attaques contre des positions liées aux États-Unis en Jordanie et au Koweït. Donald Trump a menacé l’Iran de représailles contre ses infrastructures, et Abbas Araghchi a répondu sur le même ton.
« Chaque fois que la République islamique d’Iran attaque un navire dans le détroit d’Ormuz, que ce soit avec des missiles, des drones ou tout autre type d’arme ou de munition, les États-Unis bombarderont et détruiront un pont ou une centrale électrique. »
Ce n’est plus un conflit à côté du marché pétrolier, mais un conflit passé dans les conduites, les ports et les clauses d’assurance qui le gardent en mouvement.
D’après : Reuters, The Irish Times, The Independent, Irish Independent, The Economist, The Wall Street Journal