
Le Hamas dissout son gouvernement à Gaza après près de vingt ans, ouvrant la voie à un comité technocratique soutenu par Trump
Le Hamas a annoncé lundi la dissolution de son comité d'urgence gouvernemental à Gaza, se retirant officiellement après près de deux décennies au pouvoir pour laisser la place à une administration technocratique soutenue par les États-Unis.
L'annonce
Le comité d'urgence gouvernemental du Hamas à Gaza a été dissous, et son chef Mohammed al-Farra a démissionné. Le porte-parole Ismail al-Thawabta a confirmé cette mesure lors d'une conférence de presse à Deir al-Balah, déclarant que toutes les procédures administratives et juridiques pour la passation de pouvoir avaient été achevées. Le processus a été présenté aux factions palestiniennes, au Comité suprême des clans et à la société civile, en présence d'un observateur de l'ONU.
Toutes les procédures administratives et juridiques pour le processus de passation ont été achevées, et ces étapes ont été présentées de manière transparente aux factions et forces palestiniennes, au Comité suprême des clans et aux institutions de la société civile, en présence d'un observateur représentant les Nations unies.
Transition vers un régime technocratique
La dissolution ouvre la voie au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique créé par le Conseil de la paix mis en place par le président américain Donald Trump. Le NCAG, dirigé par la figure palestinienne Ali Shaath, n'a pas pu entrer à Gaza en raison de l'opposition israélienne. Le Hamas a déclaré que ses fonctionnaires restants sont des « employés de l'État » prêts à travailler sous l'autorité du NCAG, garantissant qu'aucun vide administratif ne perturbe les services.
Le Hamas franchit une nouvelle étape en renonçant à son rôle dans l'administration de la bande de Gaza, afin de priver l'occupant de tout prétexte pour poursuivre son agression et sa guerre d'extermination.
Nous appelons les médiateurs et le président Trump à faire pression pour l'ouverture des points de passage et l'entrée de l'aide.
Financement et reconstruction
Trump a promis 10 milliards de dollars au NCAG, tandis que d'autres pays se sont collectivement engagés à verser 7 milliards de dollars. L'an dernier, la Banque mondiale estimait le coût de la reconstruction de Gaza à plus de 70 milliards de dollars. Le NCAG est chargé de définir le cadre et d'obtenir le financement de la reconstruction, jusqu'à ce que l'Autorité palestinienne achève son programme de réforme.
- Promesse de Trump
- 10 mds $
- Autres pays
- 7 mds $
- Coût total estimé
- 70 mds $
Désarmement non résolu
La dissolution n'affecte pas l'aile militaire du Hamas. Le désarmement reste le point de friction central dans les négociations. Le Hamas insiste sur le fait qu'il ne déposera pas les armes sans un retrait israélien complet et la fin de l'occupation. L'Égypte a récemment proposé que le Hamas confie ses armes au Caire comme compromis, mais selon un responsable égyptien cité par la télévision israélienne, le Hamas ne montre aucun signe de cession et « gagne du temps ».
Prochaines étapes
Le Hamas a appelé les médiateurs et le président Trump à faire pression sur Israël pour ouvrir les points de passage et permettre au NCAG d'entrer à Gaza. Cette mesure est en grande partie symbolique, démontrant la volonté du Hamas de céder le contrôle administratif conformément au plan de paix en 20 points. Cependant, avec l'aile militaire intacte et les objections israéliennes non résolues, la voie vers une mise en œuvre complète reste incertaine.
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