Brief du soir, dimanche 5 juillet

Édition du soir, dimanche 5 juillet, 18:32.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Conflits

L’Iran met en scène le deuil tout en cachant son héritier

Suite de l’édition de ce matin.

Des millions d’Iraniens ont rempli la mosquée du Grand Mosalla de Téhéran pour le deuxième jour des rites funéraires d’Ali Khamenei, tué avec quatre membres de sa famille dans une frappe aérienne américano-israélienne en février. Les autorités ont exposé les cercueils sous verre, enregistré plus de 7,1 millions de trajets en métro en 24 heures et accueilli des représentants de plus de 70 pays, transformant une inhumation différée en une mise en scène d’État d’endurance et de défi.

La foule a scandé des slogans contre les États-Unis et Israël, et le poète Mohammad Rasouli a appelé à la violence contre Donald Trump depuis la scène. Donald Trump a déclaré à Axios qu’il doutait de la sincérité de certains endeuillés, tout en affirmant que les pourparlers reprendraient après la semaine de funérailles, rappel que même la fureur a désormais un calendrier diplomatique.

« Peut-être que ce sont de fausses larmes. »

Donald Trump

L’absence la plus éloquente était celle de Mojtaba Khamenei. Trois des fils d’Ali Khamenei ont assisté aux prières, mais le successeur désigné est resté hors de vue, apparemment parce que les responsables redoutent une nouvelle frappe israélienne et parce qu’il n’est pas apparu en public depuis qu’il a été blessé lors de l’attaque de février. Le cortège se dirige désormais vers Qom, Nadjaf, Kerbala et Machhad, où Mojtaba Khamenei pourrait encore apparaître lors de l’inhumation.

Les funérailles ne sont pas seulement une mise en terre ; elles sont un écran de succession, et chaque chaise vide à Téhéran porte désormais une signification stratégique.

D’après : Neue Zürcher Zeitung, France 24, BBC, Franceinfo, Jornal Expresso, Notícias ao Minuto

2Diplomatie

Trump active les deux canaux avant que l’OTAN se réunisse

Suite de l’édition de ce matin.

Donald Trump a eu des appels séparés avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky le jour du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, puis a orienté les deux conversations vers le sommet de l’OTAN à Ankara les 7 et 8 juillet. Le Kremlin a déclaré que l’appel avec Vladimir Poutine avait duré 85 minutes et porté sur l’Ukraine, l’Iran et le Golfe, tandis que Volodymyr Zelensky a qualifié sa conversation avec Donald Trump de fructueuse et a lié la poursuite des discussions au sommet.

« Il existe une vraie chance de mettre fin à cette guerre, et la détermination de l’Amérique est décisive. Nous sommes convenus de poursuivre ces discussions lors du sommet de l’OTAN à Ankara. »

Volodymyr Zelensky

Le mouvement diplomatique s’est accompagné de récits du champ de bataille allant en sens opposés. Les responsables russes ont revendiqué des avancées et le contrôle de zones disputées, tandis que les responsables ukrainiens ont démenti certaines de ces affirmations ; les deux camps préparent la salle avant que Donald Trump ne rencontre des alliés qui veulent de la clarté sur la pression américaine, les armes et les dépenses.

La Turquie a également alourdi l’atmosphère avant l’arrivée des dirigeants. Les autorités ont détenu des journalistes, des militants, des universitaires et des figures de l’opposition lors de raids que les responsables ont présentés comme des opérations antiterroristes, tandis que les critiques ont affirmé que l’État débarrassait les rues de la contestation avant l’arrivée des caméras de l’OTAN.

Washington garde toutes les lignes ouvertes, mais les alliés jugeront l’exercice à l’endroit où la pression retombe : sur Moscou, sur Kyiv, ou sur eux.

D’après : Do Rzeczy, www.gazetaprawna.pl, rmf24.pl, TVN24, Nasz Dziennik, polsatnews.pl

3Climat

Bavi fonce vers l’ouest tandis que l’Europe brûle plus chaud

Suite de l’édition de ce matin.

Le super-typhon Bavi s’est dirigé vers Guam et les îles Mariannes du Nord avec des vents soutenus mesurés autour de 260 km/h et des rafales signalées au-dessus de 315 km/h, assez puissants pour équivaloir à un ouragan de catégorie 5. Guam a ouvert cinq centres d’évacuation scolaires, dont l’un s’est vite rempli, tandis que la FEMA a prépositionné 1,1 million de litres d’eau, 1,2 million de repas, 6 700 lits de camp et 90 générateurs sur une île encore en convalescence après un super-typhon d’avril.

« Je ne peux pas me permettre de perdre autant de jours. Ça fait mal. Parce que je viens juste de commencer, tout ce que nous gagnons en ce moment sert uniquement au loyer, aux charges, à mes employés et aux fournitures. Je ne me verse même pas encore de salaire. »

Pinky Cubacub

Dans le sud de la France, un incendie près de Trévillach a brûlé 1 350 hectares et repris de la vigueur avec le renforcement de la tramontane, obligeant environ 700 pompiers et des aéronefs à intervenir sur un terrain difficile. La France a également placé sept départements du sud en vigilance orange canicule, avec des températures prévues jusqu’à 40 °C, tandis que des incendies antérieurs dans l’Aude, la Drôme et le Gard ont étiré les équipes dans tout le sud.

Superficies brûlées sélectionnées dans le sud de l’Europehectares
  • Les Gavarres2 300
  • Trévillach1 350
  • Aude900
  • Drôme115
  • Rochefort-du-Gard40

La Grèce a combattu sa propre version du même schéma. Un incendie près de Thessalonique est entré dans une zone industrielle, a embrasé une usine de recyclage et une installation de traitement des huiles, et a envoyé une fumée noire au-dessus de la ville, tandis que les autorités ordonnaient des évacuations et avertissaient les habitants de garder les fenêtres fermées.

Ce ne sont pas de mauvaises journées isolées ; des mers plus chaudes, une végétation sèche et des infrastructures bondées transforment les alertes météo en tests logistiques.

D’après : Reuters, ANSA.it, The New York Times, watson.ch/, DIE WELT, Deutsche Welle

4Sécurité

Le Venezuela compte ses morts tandis que les secouristes partent

Suite de l’édition de ce matin.

L’urgence sismique au Venezuela est entrée dans une sinistre deuxième phase, alors que les équipes internationales de secours ont commencé à se retirer onze jours après que deux séismes ont frappé La Guaira et Caracas. Les autorités ont établi le bilan à 2 954 morts, 16 592 blessés, 16 309 sans-abri et plus de 800 bâtiments touchés, dont 190 se sont totalement effondrés.

Des brigades étrangères venues des États-Unis, du Chili et d’autres pays se préparaient à partir à mesure que la fenêtre de survie se refermait, même si les secouristes avaient extrait un homme vivant des décombres au bout de huit jours. Le gouvernement a déclaré que 6 462 personnes avaient été secourues et que près de 30 000 agents avaient été déployés aux côtés de 3 281 travailleurs internationaux, mais les survivants ont continué de se plaindre que les engins et les équipes étaient arrivés trop lentement durant les premières heures critiques.

La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé un programme de reconstruction baptisé Gran Misión Venezuela Renace, promis six mois d’allocations aux familles les plus durement touchées, et appelé à la suspension des sanctions afin que Caracas puisse accéder aux ressources bloquées. L’Espagne a confirmé la mort de 35 de ses ressortissants et la disparition de 140 autres, tandis que l’ONU a estimé les pertes économiques à 6,7 milliards de dollars, soit environ 6 % du PIB du Venezuela.

« Il est très important d’insister pour que les sanctions contre le Venezuela cessent, afin que nous puissions accéder aux ressources du pays avec une capacité libre précisément pour ce processus de relèvement. »

Delcy Rodríguez

Le séisme est passé du drame des secours à une épreuve de capacité de l’État, et Caracas négocie déjà la facture.

D’après : Reuters, Deutsche Welle, Tgcom24, ZEIT ONLINE, Mediapart, The Independent

5Énergie & Commerce

L’OPEP+ ouvre le robinet, mais pas entièrement

Nouveau

Les ministres de l’OPEP+ de sept pays centraux ont convenu de relever les quotas de production de 188 000 barils par jour à partir d’août, la cinquième hausse mensuelle consécutive alors que le groupe défait les réductions volontaires annoncées pour la première fois en 2023. La décision a suivi la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, où les flux ont dépassé 10 millions de barils par jour après que Washington et Téhéran ont signé en juin une entente de 60 jours sur le trafic maritime.

L’augmentation paraît plus importante sur le papier qu’en mer. Les données de l’OPEP montrent que la production est tombée de 42,77 millions de barils par jour en février à 33,13 millions en mai pendant les perturbations liées à la guerre, et les analystes s’attendent à ce que la production à l’arrêt mette du temps à redémarrer même si les quotas augmentent.

Production de l’OPEP+ avant et pendant la perturbation due à la guerremillions de barils par jour
  • février42,77
  • mai33,13

« Le mois de juillet devrait montrer une amélioration, avec probablement une accélération de la reprise en août. »

Ole Hansen

Les marchés pétroliers ont déjà intégré une grande partie du soulagement. Le Brent s’échangeait près de 72 dollars le baril vendredi, très loin des pics de guerre supérieurs à 120 dollars, aidé par l’affaiblissement des importations chinoises, les exportations hors Moyen-Orient et un déblocage record des stocks stratégiques. L’OPEP+ a déclaré que l’ajustement pourrait encore être accéléré, suspendu ou inversé, une manière prudente de dire que les producteurs veulent moins de peur sans perdre le contrôle.

La baisse du prix du pétrole donne aux consommateurs une bouffée d’air, mais le vrai problème du cartel est le calendrier : assez d’offre pour calmer l’inflation, pas au point d’inonder sa propre reprise.

D’après : Reuters, The Irish Times, The Independent, Irish Independent, The Economist, The Wall Street Journal

6Gouvernement

Trump transforme la célébration en bataille sur le vote

Suite de l’édition de ce matin.

Donald Trump a profité de la célébration du 250e anniversaire de l’Indépendance américaine sur le National Mall pour presser le Congrès d’adopter le Save America Act, qui imposerait une pièce d’identité pour voter et une preuve de citoyenneté tout en limitant le vote par correspondance. Un orage a forcé une évacuation et retardé le discours jusqu’à environ 23 heures, après quoi Donald Trump s’est adressé à une foule plus réduite mais fidèle avant que des feux d’artifice records n’illuminent Washington.

« Nous ne voulons pas de communistes, nous n’en avons pas besoin, et l’Amérique ne deviendra jamais un pays communiste. »

Donald Trump

La journée a mêlé rituel patriotique et cadence de campagne. Donald Trump a salué l’histoire militaire, loué les performances de guerre de cette année contre l’Iran, présenté l’équipage d’Artemis II et dépeint ses adversaires intérieurs comme des menaces idéologiques, tandis que des matchs de Coupe du monde à Philadelphie et Houston intégraient l’anniversaire à leurs émissions d’avant-match.

Le spectacle a aussi attiré une compagnie plus sombre. Environ 400 membres masqués de Patriot Front ont défilé près du Capitole des États-Unis, scandé « Reconquérir l’Amérique » et porté des drapeaux confédérés avant de se disperser dans le Maryland, introduisant une mise en scène nationaliste blanche dans une journée conçue pour l’unité civique.

Les feux d’artifice étaient conçus comme une bougie d’anniversaire pour la république ; la politique qui les entourait a montré avec quelle férocité les Américains se disputent désormais le droit de revendiquer le gâteau.

D’après : ANSA.it, Axios, De Standaard, Rolling Stone, La Repubblica.it, SAPO

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