Les États-Unis frappent des pétroliers iraniens et resserrent l’étau autour de Kharg
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Les États-Unis ont frappé samedi trois pétroliers iraniens après que le Commandement central des États-Unis a déclaré que le Corps des gardiens de la révolution islamique avait tiré des missiles balistiques sur un porte-avions américain et un destroyer lance-missiles près du détroit d’Ormuz. Le CENTCOM a déclaré que les deux navires de guerre avaient évité les salves et qu’aucun membre du personnel américain n’avait été blessé. Des médias iraniens ont rapporté que quatre missiles avaient frappé un pétrolier près du mouillage de Kharg et ont indiqué que l’équipage avait été évacué sans pertes humaines.
Le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, a présenté l’opération comme une riposte économique directe contre des navires que Washington dit liés au financement des Gardiens de la révolution.
« Que le message aux Gardiens de la révolution soit clair : si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un coût économique plus élevé et en éliminerons trois des vôtres. »
La liste des cibles relève autant de la stratégie que des représailles. L’île de Kharg assurait environ 90 % des exportations de brut iranien avant le conflit, tandis que Jask et le golfe d’Oman offrent des routes permettant de contourner les goulets d’étranglement que les deux camps se disputent désormais. Washington a maintenu un blocus naval des ports iraniens, tandis que Téhéran a maintenu la pression sur Ormuz, la voie maritime par laquelle transitait autrefois un cinquième des expéditions mondiales de pétrole. La Corée du Sud s’est aussi invitée dans le débat après que Séoul a révélé qu’elle envisageait de soutenir les opérations américaines dans le détroit, ce qui a valu un avertissement d’un responsable iranien de la sécurité.
La frappe étend la guerre des moyens militaires à la flotte commerciale qui finance l’État, si bien que chaque pétrolier près du Golfe transporte désormais à la fois du brut et du risque politique.
D’après : BFMTV, RTBF, The Telegraph, Le Figaro.fr, The New York Times, Spiegel Online