
L'AfD en tête des sondages avant les élections de Saxe-Anhalt, les rivaux envisagent des options de coalition minoritaire
Les sondages avant le scrutin du 6 septembre en Saxe-Anhalt placent l'AfD autour de 40 % et la CDU à 23 %, ouvrant la voie à des négociations complexes sur une éventuelle gouvernance minoritaire à Magdebourg.
Paysage électoral avant le scrutin
Les électeurs de Saxe-Anhalt éliront un nouveau parlement régional le 6 septembre 2026. Un sondage de Forschungsgruppe Wahlen auprès de 1 053 électeurs place l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), menée par Ulrich Siegmund, en tête avec 40 % des voix. L'Union chrétienne-démocrate (CDU) du ministre-président Sven Schulze suit avec 23 %. Die Linke obtient 13 %, le Parti social-démocrate (SPD) 9 % et les Verts 6 %. L'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) et le Parti libéral-démocrate (FDP) recueillent chacun 3 %, sous le seuil des 5 % requis pour entrer au parlement régional. Un sondage distinct d'Infratest dimap auprès d'environ 1 500 électeurs place l'AfD à 42 % et la CDU à 22 %.
- AfD
- 40 %
- CDU
- 23 %
- Die Linke
- 13 %
- SPD
- 9 %
- Grüne
- 6 %
- BSW
- 3 %
- FDP
- 3 %
- Autres
- 3 %
Répartition des sièges et vote tactique
L'AfD, classée par le service de renseignement intérieur régional comme extrémiste de droite avéré, vise une majorité absolue des sièges pour gouverner seule. Le politologue Benjamin Höhne note que l'AfD a besoin de moins de voix pour obtenir une majorité de sièges si les petits partis ne franchissent pas la barre des 5 %. Le politologue Werner Krause observe qu'un vote tactique pourrait déplacer le soutien vers les petits partis pour assurer leur entrée au parlement, augmentant ainsi le nombre total de sièges répartis entre les factions concurrentes. Lors des élections régionales de 2021, la CDU avait obtenu 37,1 % contre 20,8 % pour l'AfD, mais les sondeurs n'observent pas de dynamique comparable cette fois-ci, l'AfD ayant maintenu une avance confortable dans tous les sondages.
- CDU
- 37.1 %
- AfD
- 20.8 %
- Die Linke
- 11 %
- SPD
- 8.4 %
- FDP
- 6.4 %
- Grüne
- 5.9 %
- Autres
- 10.4 %
Dilemmes de coalition et modèles minoritaires
Tous les autres partis susceptibles d'être représentés au Landtag ont exclu de former une coalition officielle avec l'AfD. La coalition gouvernementale actuelle (CDU, SPD et FDP) ne détiendra pas la majorité si le FDP ne parvient pas à entrer au parlement et si les sondages se confirment. Un scénario possible est un gouvernement minoritaire dirigé par la CDU avec le SPD et les Verts, soutenu au cas par cas par Die Linke. Cependant, des figures importantes de la CDU ont exprimé leur opposition à une dépendance aux voix de Die Linke. L'ancien ministre régional de la CDU Karl-Heinz Daehre a rejeté une telle dépendance lors des discussions de campagne.
Nous ne sommes pas descendus dans la rue en 1989 pour que la gauche revienne aujourd'hui au pouvoir.
Nico Elsner, président régional de la Junge Union, a proposé d'adopter des lois avec les voix de l'AfD plutôt que de compter sur la gauche, tout en maintenant son opposition à une coalition formelle.
Une chose juste ne devient pas injuste parce que les mauvaises personnes sont d'accord avec elle.
Sentiment des électeurs et cotes de popularité
Le sentiment du public concernant la direction exécutive diverge des sondages sur les partis. Un sondage de Forschungsgruppe Wahlen indique que 50 % des personnes interrogées préfèrent un gouvernement régional dirigé par la CDU, contre 35 % qui favorisent une administration menée par l'AfD. Le ministre-président sortant Sven Schulze, en fonction depuis sept mois, obtient un taux de satisfaction de 30 % contre 46 % d'insatisfaits. La performance du gouvernement sous la CDU a reçu une note moyenne de moins 0,6 sur une échelle de onze points, tandis que l'opposition de l'AfD a obtenu moins 0,9. De plus, 31 % des électeurs interrogés déclarent être encore indécis ou ne pas avoir choisi de participer.

