Les États-Unis et l’Iran échangent des frappes tandis que la trêve d’Ormuz s’effondre
Suite de l’édition de ce matin.
Les États-Unis et l’Iran sont passés de la gestion du cessez-le-feu à un échange ouvert après l’attaque de trois navires marchands dans le détroit d’Ormuz. Des sources américaines et du Golfe ont attribué les attaques contre les pétroliers à l’Iran ; Téhéran a nié toute responsabilité dans la violation de l’entente et accusé Washington de l’avoir rompue par de nouvelles sanctions et des frappes aériennes. Le Commandement central américain a déclaré avoir frappé plus de 80 cibles en Iran, dont des radars, des systèmes de défense antiaérienne, des réseaux de commandement et plus de 60 petites embarcations des Gardiens de la révolution. Les Gardiens de la révolution iraniens ont ensuite affirmé avoir frappé 85 cibles militaires liées aux États-Unis à Bahreïn et au Koweït avec des missiles et des drones, tandis que le Koweït a dit avoir repoussé des attaques.
- Frappes américaines en Iran80
- Cibles américaines revendiquées par l’Iran85
- Vedettes du CGRI frappées par les États-Unis60
Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu était terminé lors du sommet de l’OTAN à Ankara, tout en laissant aussi à ses négociateurs, du moins nominalement, la liberté de continuer à parler.
« Je pense que c’est fini. Je ne veux plus rien avoir affaire avec eux. Ce sont des ordures. »
Les marchés ont réagi rapidement, car le détroit d’Ormuz n’est pas une voie d’eau symbolique. Le pétrole a augmenté de plus de 6 %, le Brent étant coté à 76,53 dollars le baril et le West Texas Intermediate à 72,71 dollars, tandis que le Trésor américain a révoqué la licence temporaire qui avait autorisé les ventes iraniennes de pétrole et de produits pétrochimiques. Le danger est que les deux camps puissent encore qualifier leurs actions de mesures d’application, de représailles ou de dissuasion, mais que les pétroliers et les traders les chiffrent comme un risque de guerre. Le détroit est devenu une table de négociation avec des missiles posés dessus, ce qui est un endroit coûteux pour découvrir si l’un ou l’autre camp veut encore un accord.
D’après : Reuters, The Irish Times, The Independent, Irish Independent, The Economist, The Wall Street Journal
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