Brief du soir, mardi 30 juin

Édition du soir, mardi 30 juin, 18:32.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Conflits

Trump teste la trêve d’Ormuz alors que les pourparlers de Doha commencent dans le déni

Suite de l’édition de ce matin.

Donald Trump a déclaré que l’Iran avait demandé une réunion à Doha, tandis que le ministère iranien des affaires étrangères a nié tout contact direct avec les États-Unis et indiqué que seule une délégation technique se rendrait au Qatar. La Maison Blanche a dépêché Steve Witkoff et Jared Kushner, et Reuters a rapporté que des équipes techniques pourraient discuter du détroit d’Ormuz, la voie maritime par laquelle transite habituellement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

« Nous ne sommes pas encore entrés dans la phase de négociation d’un accord final. Dans les prochains jours, nous n’aurons aucune réunion de négociation avec la partie américaine, à quelque niveau que ce soit. »

Esmaeil Baqaei

Le différend sur le processus fait suite à un week-end au cours duquel l’Iran a dit avoir attaqué des navires empruntant une route d’évacuation soutenue par les États-Unis, les États-Unis ont dit avoir frappé 10 cibles militaires iraniennes, puis l’Iran a dit avoir tiré des missiles et des drones sur des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Lundi, les deux camps avaient marqué une pause, mais le pétrole est resté au-dessus de 100 dollars le baril et le Brent a de nouveau progressé, les traders intégrant dans les prix une trêve fragile plutôt que définitive.

L’Irak a ajouté une complication supplémentaire en pressant l’OPEP de lui accorder un quota de production plus élevé, après que les pertes dues à la guerre et les perturbations des exportations ont comprimé un budget qui dépend du pétrole pour 88 % des recettes publiques. Le détroit n’est pas un jeton de négociation sur une carte ; c’est le tuyau étroit par lequel l’inflation peut revenir à chaque table de cabinet.

D’après : Reuters, Deutsche Welle, Al Jazeera Online, TheJournal.ie, Il Sole 24 ORE, The Independent

2Sécurité

Le Venezuela compte les corps tandis que les sauveteurs continuent de creuser

Nouveau

Le gouvernement vénézuélien a établi le bilan des deux séismes à 1 719 morts, 5 034 blessés et 15 866 déplacés après les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 survenues le 24 juin. La Guaira a subi les dégâts les plus graves, les médecins ont traité des centaines de corps chaque jour, et les Nations unies ont acheté 10 000 sacs mortuaires en prévision d’un bilan final plus lourd.

Bilan du séisme au Venezuelapersonnes
  • Morts1 719
  • Blessés5 034
  • Déplacés15 866

Les sauveteurs continuaient d’extraire des survivants des décombres après la fermeture de la fenêtre habituelle de 72 heures. Les équipes ont libéré Aaron Levi Cantillo, 21 ans, après 106 heures, et un enfant a survécu plus de 120 heures avant que les équipes n’atteignent le secteur Caribe. Plus de 2 000 sauveteurs venus de 27 pays et 160 chiens de recherche ont fouillé des bâtiments instables tandis que les répliques continuaient de faire bouger le sol sous leurs pieds.

« Nous devons rester forts, même sans nourriture, sans sommeil. Tant que je n’ai pas vu le corps, j’ai encore de l’espoir. »

Ana Rada

La catastrophe a pris une dimension politique plus tranchante après l’atterrissage à l’aéroport de Maiquetía, quelques heures avant les secousses, d’un vol affrété transportant plus de 140 Vénézuéliens expulsés depuis des centres de détention de l’immigration américaine. Les autorités ont conduit le groupe à l’Hotel Santuario La Llanada, géré par le gouvernement, qui s’est effondré, et des proches ont affirmé que la confiscation des téléphones et des documents avait ralenti l’identification. Les séismes punissent d’abord le béton fragile ; celui-ci a aussi mis au jour la machinerie cassante autour de la migration, de la détention et de la prise en charge par l’État.

D’après : Reuters, ANSA.it, The Irish Times, Al Jazeera Online, EL MUNDO, europa press

3Gouvernement

La Cour suprême bride Trump sur la citoyenneté mais l’arme face aux agences

Suite de l’édition de ce matin.

La Cour suprême des États-Unis a invalidé le décret de Donald Trump limitant la citoyenneté par le droit du sol, statuant par 6 voix contre 3 que le 14e amendement étend la citoyenneté à presque toute personne née sur le sol américain. Le juge en chef John Roberts a écrit que la promesse formulée par l’amendement après la guerre de Sécession lie toujours le gouvernement, suspendant une mesure phare en matière d’immigration avant que les agences puissent la mettre en œuvre.

« La citoyenneté, alors comme aujourd’hui, était le droit d’avoir des droits -- de participer librement à notre communauté politique. Les rédacteurs du 14e amendement ont étendu cette promesse à « toute personne née libre dans ce pays ». »

John Roberts

La même Cour s’est déplacée vers la droite ailleurs. Elle a confirmé les interdictions adoptées par l’Idaho et la Virginie-Occidentale empêchant les filles et les femmes transgenres de concourir dans des équipes sportives féminines, également par 6 voix contre 3, et a déclaré que ces lois ne violaient ni l’égale protection ni le Title IX. Cette décision concerne plus de deux douzaines d’États dirigés par des républicains ayant des règles similaires, tout en laissant ouvertes devant les juridictions inférieures les batailles menées dans des États favorables à l’inclusion, comme la Californie et le Connecticut.

Les juges ont également élargi le pouvoir présidentiel de révocation en autorisant Trump à licencier sans motif des membres de la Federal Trade Commission, affaiblissant un précédent de 1935 qui protégeait plusieurs agences indépendantes. Dans une décision plus étroite, ils l’ont empêché de révoquer la gouverneure de la Réserve fédérale Lisa Cook, traitant la banque centrale comme un cas particulier en raison de la politique monétaire.

« La seule chose qui semble claire pour la suite, c’est que le chaos suivra. »

Sonia Sotomayor

Ce mandat laisse à Trump une Constitution qui bloque une grande revendication en matière d’immigration, mais lui remet un levier plus long sur l’État administratif. La Cour n’a pas simplement choisi la retenue ou le pouvoir ; elle a choisi quelles institutions devaient absorber chacun.

D’après : Reuters, tagesschau.de, Financial Times News, Frankfurter Allgemeine, France 24, Der Tagesspiegel

4Élections

Fujimori l’emporte au Pérou après 22 jours et 49 600 voix

Suite de l’édition de ce matin.

L’autorité électorale du Pérou a déclaré Keiko Fujimori présidente élue après un dépouillement de 22 jours, lui attribuant 50,135 % des suffrages valablement exprimés contre 49,865 % à Roberto Sánchez. Elle l’a emporté d’environ 49 600 bulletins sur plus de 18 millions de votes exprimés, aidée par les Péruviens de l’étranger après que Sánchez eut mené dans certaines phases du décompte national.

Voix du second tour présidentiel au Pérouvoix
  • Keiko Fujimori9 223 396
  • Roberto Sánchez9 173 755

La victoire de Fujimori ramène au pouvoir un nom célèbre et toxique. Son père Alberto Fujimori a dirigé le pays de 1990 à 2000, avant d’être condamné pour corruption et crimes contre l’humanité ; elle a fait de Fuerza Popular une machine durable et a perdu trois seconds tours précédents avant de finalement l’emporter sur une promesse d’ordre.

« Les portes du dialogue sont toujours ouvertes. »

Keiko Fujimori

Sánchez a rejeté le résultat, allégué une fraude dans le vote à l’étranger et appelé à manifester, tandis que l’autorité électorale a affirmé que le décompte était définitif. Le nouveau Congrès bicaméral ne donne la majorité à aucune force, de sorte que Fujimori entrera en fonctions le 28 juillet avec une étroite victoire légale et un vaste différend social toujours irrésolu.

Son premier programme associe lutte contre la criminalité et préparatifs face à El Niño, une illustration nette de l’impasse péruvienne : les citoyens veulent un État capable de patrouiller dans les rues, de gérer les chocs climatiques et de cesser de changer de président tous les quelques mois. Son mandat n’est pas un chèque en blanc, mais un reçu imprimé en très petits caractères.

D’après : ANSA.it, Reuters, 20minutes, Süddeutsche Zeitung, LaVanguardia, RFI

5Climat

L’Europe passe de la chaleur record aux tempêtes et au triage hospitalier

Suite de l’édition de ce matin.

L’Allemagne a battu deux fois son record absolu de chaleur en un week-end, d’abord avec 41,3 °C vendredi puis 41,5 °C samedi, tandis que juin se classait provisoirement comme le deuxième mois de juin le plus chaud du pays depuis le début des mesures. Alors que la chaleur retombait, le Service météorologique allemand a mis en garde contre des orages susceptibles de déverser 30 à 50 litres de pluie par mètre carré, avec des extrêmes locaux pouvant atteindre 80 litres en quelques heures.

« La situation deviendra vraiment turbulente pendant la nuit. Il y aura alors un risque élevé d’intempéries violentes, surtout dans le Bade-Wurtemberg, en Bavière, en Thuringe et en Saxe, principalement en raison de pluies torrentielles. »

Adrian Leyser Sturm

La Roumanie a été placée en alerte rouge chaleur sur presque tout le pays, avec des températures maximales de 35 °C à 41 °C et des nuits tropicales qui ont privé les habitants d’un véritable répit. Des alertes aux orages ont suivi la chaleur, avec des rafales prévues de 70 à 90 km/h dans certains départements et de la grêle pouvant atteindre un pouce dans certaines parties de la Transylvanie.

La France a présenté le bilan le plus glaçant. Une vague de chaleur de 10 jours a tué plus de 1 000 personnes, poussé Paris à 42 °C et contraint le gouvernement à commander 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux avant un nouvel épisode de chaleur attendu ce week-end. Les établissements scolaires cesseront également d’organiser les épreuves du baccalauréat et du brevet l’après-midi à partir de 2027.

L’Europe apprend que l’adaptation ne consiste pas à acheter quelques ventilateurs après que le thermomètre a atteint son pic. La météo met désormais à l’épreuve les réseaux électriques, les hôpitaux, les examens et les services d’urgence dans la même semaine, ce qui est une politique climatique par d’autres moyens.

D’après : Der Tagesspiegel, DIE WELT, ZEIT ONLINE, stern.de, N-tv, G4Media.ro

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