Le bilan de la canicule en France atteint 1 000 morts, le gouvernement accusé d'inaction
Après 11 jours de chaleur extrême, Santé publique France fait état d'environ 1 000 décès supplémentaires depuis mercredi. Les chefs de l'opposition accusent le gouvernement d'incompétence, tandis que le Premier ministre Lecornu défend la réponse apportée et convoque une réunion de crise lundi.
Le bilan de la canicule se précise
La canicule de 11 jours, qui s'atténue désormais, a laissé un bilan préliminaire d'environ 1 000 décès supplémentaires depuis mercredi, selon Santé publique France. La vigilance rouge a été levée, mais les responsables préviennent que le chiffre final devrait augmenter. Nombre des décès sont liés à des bâtiments surchauffés, les écoles, maisons de retraite et hôpitaux étant décrits comme mal adaptés aux températures extrêmes.
Nous devons faire toute la lumière sur le très lourd bilan humain qui se dessine afin de déterminer les responsabilités politiques. Et certaines devront en tirer les conséquences.
Le gouvernement sous le feu des critiques
La pression politique s'est intensifiée ce week-end. Clémence Guetté, députée de La France Insoumise, a qualifié la gestion du gouvernement de « catastrophe » et dénoncé son manque de préparation. La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a exigé des comptes. Ces critiques interviennent alors que l'élection présidentielle de 2027 se profile, les opposants utilisant la crise pour mettre en lumière les échecs politiques de long terme.
La gestion de la canicule est une catastrophe.
Défense et comparaisons avec 2003
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a contre-attaqué, déclarant au Parisien : « Non, ce n'est pas un fiasco. Nous étions préparés, contrairement à ce que disent certains politiques. » Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié ses détracteurs d'« inspecteurs des travaux finis ». Le gouvernement a activé le plus haut niveau de mobilisation sanitaire et envoyé une lettre aux maires les exhortant à agir localement, afin d'éviter une répétition de la canicule de 2003 qui avait tué 15 000 personnes.
Non, ce n'est pas un fiasco. Nous étions préparés, contrairement à ce que disent certains politiques.
Propositions politiques et élection de 2027
Les partis d'opposition ont saisi la crise pour promouvoir leurs propres plans. Les Écologistes proposent un programme national d'installation de volets, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe défend un plan piscine, et le Rassemblement National appelle à la climatisation généralisée. Le député RN Laurent Jacobelli a imputé les décès à « tous ceux qui ont refusé de climatiser les bâtiments publics », tout en moquant la commande vendredi par le gouvernement de 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux comme un « clic » tardif.
Prochaines étapes
Le Premier ministre Lecornu présidera lundi après-midi une nouvelle réunion interministérielle de crise pour faire le point et tirer les leçons de la canicule. Matignon indique que l'accent sera également mis sur la préparation aux futures canicules. La réunion devrait aborder l'adaptation des bâtiments et les protocoles d'urgence.
- Santé publique France fait état d'environ 1 000 décès supplémentaires depuis mercredi.
- Le Premier ministre annonce la commande de 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux.
- Les chefs de l'opposition accusent le gouvernement d'incompétence et d'inaction.
- Le Premier ministre préside une réunion interministérielle de crise pour tirer les leçons.

