
La France sort d'une canicule record avec plus de 1 000 morts et se prépare à une nouvelle vague : 30 000 climatiseurs acheminés vers les hôpitaux
Après une canicule de dix jours qui a tué plus de 1 000 personnes et vu Paris atteindre 42 °C, Météo-France prévient d'un nouvel épisode de chaleur extrême ce week-end. Le gouvernement a commandé 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux et promis un nouveau plan canicule.
Une canicule record
La France vient de sortir de dix jours de chaleur extrême, l'épisode le plus intense jamais enregistré. Du 17 au 28 juin, les températures ont grimpé à 42 °C à Paris, tandis que la moyenne nationale atteignait 29 °C. L'événement a provoqué plus de 1 000 décès en excès, ce qui en fait l'un des épisodes climatiques les plus meurtriers de l'histoire récente de la France.
Une deuxième vague à l'horizon
Même si le mercure baisse temporairement, Météo-France prévient qu'une nouvelle canicule devrait débuter ce week-end. Le prévisionniste Patrick Galois a indiqué que les températures remonteraient à partir de vendredi, « sans doute au-dessus de 35 °C » dans certaines parties du sud. L'agence météorologique s'attend à ce que les alertes orange s'étendent à nouveau depuis la côte méditerranéenne, même si l'intensité exacte reste incertaine.
À partir de vendredi et du week-end, nous attendons à nouveau des températures très élevées, sans doute au-dessus de 35 °C.
Le 30 juin, quatre départements du sud-est (Var, Alpes-Maritimes, Corse-du-Sud et Haute-Corse) restaient en vigilance orange, avec des maximales jusqu'à 37 °C. Le reste du pays a connu un répit, mais les prévisionnistes prévoient une nouvelle « anomalie chaude » en début de semaine prochaine.
Le gouvernement s'active pour rafraîchir les hôpitaux
Le système de santé a subi de plein fouet la première canicule, les hôpitaux luttant dans des conditions étouffantes. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que 30 000 climatiseurs avaient été commandés le 26 juin et que les premières livraisons arriveraient dans les hôpitaux d'ici la fin de la semaine. Lecornu a également demandé aux ministres d'élaborer de nouveaux plans pour la chaleur extrême, traduisant la reconnaissance par le gouvernement de la menace croissante.
Les premiers milliers seront livrés à la fin de la semaine, début de la semaine prochaine. C'est une priorité absolue pour nous, au cas où le phénomène reviendrait, d'avoir une situation hospitalière beaucoup plus douce, beaucoup plus amortie.
Yann Penverne, président de SAMU Urgences de France, a souligné l'urgence : « Nous espérons que cela arrive le plus vite possible car de nombreux hôpitaux essaient de gérer dans des conditions extrêmement difficiles, qui sont corrélées à une surmortalité lorsque la température des chambres augmente. »
Nous espérons que cela arrive le plus vite possible car de nombreux hôpitaux essaient de gérer dans des conditions extrêmement difficiles, qui sont corrélées à une surmortalité lorsque la température des chambres augmente.
- Début de la canicule la plus intense jamais enregistrée
- Fin de la canicule de dix jours ; Paris culmine à 42 °C, moyenne nationale 29 °C
- Le gouvernement valide la commande de 30 000 climatiseurs
- Quatre départements restent en alerte orange ; Météo-France prévient d'une nouvelle canicule
- Les températures recommencent à grimper, des maximales supérieures à 35 °C attendues
- L'alerte orange devrait s'étendre dans le sud
Adaptation des examens et des lieux de travail
La canicule a imposé une refonte de l'éducation. Avec un consensus au ministère de l'Éducation nationale, aucun examen du baccalauréat ou du brevet ne sera organisé l'après-midi à partir de la session 2027, reconnaissant la gravité de la chaleur estivale. Au-delà des écoles, une analyse gouvernementale note des perturbations profondes dans l'agriculture, l'enseignement et d'autres professions, soulignant la nécessité d'une adaptation à l'échelle des secteurs.
Appels à une action climatique plus forte
Les canicules successives renforcent les appels à une action climatique plus forte. Dans une tribune du Monde, des analystes estiment que la crise « montre, au-delà de tout doute, que sans mesures d'atténuation fortes, l'adaptation sera impossible ». Les deux canicules alimentent les demandes de réductions plus rapides des émissions pour limiter la fréquence de ces extrêmes meurtriers.


