Burnham rentre à Westminster et coince Starmer
Suite de l’édition de ce matin.
Andy Burnham a remporté l’élection partielle de Makerfield avec 24 927 voix et 55 % des suffrages, devançant Reform UK de plus de 9 000 voix et transformant une circonscription qui semblait acquise en rampe de lancement d’une crise nationale de leadership au Parti travailliste. Le maire du Grand Manchester dispose désormais d’un siège à la Chambre des communes, ce qui signifie que son défi longtemps brandi contre Keir Starmer ne dépend plus de relais à Westminster ni de sondages flatteurs.
Keir Starmer a déclaré qu’il se présenterait à toute compétition, mais les mécanismes jouent désormais contre lui. Les règles travaillistes exigent qu’un challenger obtienne le soutien de 20 % du groupe parlementaire, soit 81 députés, et environ un quart des députés travaillistes ont déjà appelé le Premier ministre à partir. Les alliés d’Andy Burnham veulent une passation ordonnée, tandis que Wes Streeting a laissé entendre qu’il pourrait lui aussi disposer d’un soutien suffisant pour entrer dans la course si le champ s’ouvre.
« C’est une dernière chance de changer... Il n’y aura pas de seconde chance. »
Andy Burnham se présente comme un pragmatique du Nord, fort d’un bilan sur les bus, la décentralisation et le contrôle public, et non comme un théoricien de faction. Cela le rend plus dangereux pour Keir Starmer qu’un insurgé classique de gauche ou de droite, car il offre aux députés inquiets la promesse de la survie plutôt que celle de la pureté. Son retour à la Chambre des communes ne renverse pas à lui seul le Premier ministre, mais il donne à la panique travailliste un nom, un siège et un calendrier.
D’après : Reuters, AP NEWS, Financial Times News, The Telegraph