Les guerres testent la trêve de Trump, des missiles frappent l'Ukraine et Riyad
Nouveau
Donald Trump a vendu un cessez-le-feu énergétique comme si l'accord était déjà acquis. Volodymyr Zelensky a déclaré que l'Ukraine l'avait appris par les médias, s'est engagé à le respecter si Moscou en faisait autant, puis a fait le décompte des frappes russes contre des sites énergétiques, gaziers et de carburant civil. Pendant la nuit, la Russie a lancé des missiles balistiques et des drones sur Kyiv et d'autres villes, tandis que Zelensky affirmait que les partenaires de l'Ukraine n'avaient donné aucun avertissement avant l'attaque contre Kyiv et accusait Moscou d'avoir frappé des installations énergétiques dans 19 régions après l'annonce de la trêve.
« Il n'y a malheureusement eu aucun avertissement de la part de nos partenaires au sujet de cette attaque. »
La mer Noire est elle aussi devenue plus dangereuse. La Bulgarie a indiqué que des drones avaient touché deux navires commerciaux près de ses côtes, l'un d'eux ayant coulé, et que les 15 membres d'équipage du Chelsea 3, propriété d'un armateur ukrainien, avaient été secourus ; Sofia a informé l'OTAN et l'UE tout en précisant que les preuves ne permettaient pas encore d'établir les responsabilités. En Arabie saoudite, les frappes des Houthis sur l'aéroport de Riyad ont fait des morts parmi les civils pendant plusieurs jours, paralysé les vols et accentué les doutes quant à la capacité du royaume à mener la guerre au Yémen tout en affichant une normalité de façade.
L'OTAN a tenté de répondre à la même inquiétude à Varsovie, où le général Alexus Grynkewich a décrit un plan « bloquer, émousser et briser » face à toute attaque russe contre un allié. Ce plan s'inspire de l'Ukraine, des drones et des frappes de précision, mais l'inquiétude européenne quant à la constance des Américains sous Trump affleure juste en dessous. Ce ne sont plus les châteaux forts qui décident des guerres modernes : ce sont les routes maritimes, les systèmes d'alerte et les accords sur le diesel qui déterminent désormais ce qu'il reste de confiance dans une trêve qui n'en avait guère à revendre.
D’après : ANSA.it, Adnkronos, europa press, Reuters, La Razón, vrtnws.be
Pour aller plus loin
- Von der Leyen : le déficit de 70 milliards d'euros pour le financement de l'Ukraine en 2027 doit être comblé
- Des drones frappent deux navires au large des côtes bulgares de la mer Noire, l'un coule, selon Radev
- Les attaques houthies contre des aéroports saoudiens font 19 morts, l'UE reporte son sommet avec le Golfe