Brief du soir, lundi 28 septembre

Édition du soir, lundi 28 septembre, 18:34.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Conflits

La Russie frappe Kyiv, la Pologne redéfinit ses règles aériennes

Nouveau

Un drone russe a frappé le bâtiment du présidium de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, dans le centre de Kyiv, mettant le feu à cet édifice du XIXe siècle et forçant des personnes à se réfugier sur des rebords de fenêtre avant que les secouristes ne les atteignent. Les responsables ukrainiens ont fait état de morts et de blessés à l’académie, tandis que les autorités russes ont affirmé avoir visé des centres de communication utilisés par les forces armées ukrainiennes. Cette même vague a également touché des sites médicaux, des installations de carburant et des sites de télécommunications à Kyiv, et des frappes à Dnipro, Kharkiv et Odesa ont encore fait des victimes civiles et endommagé des infrastructures portuaires.

« Une femme a été tuée. Trois personnes ont été blessées. Les secouristes les ont transportées à l’hôpital. »

Vitali Klitschko

Dans ce contexte plus large, la Pologne a modifié les règles d’action de ses pilotes dans son espace aérien. Cezary Tomczyk, le vice-ministre de la défense, a déclaré que les équipages de chasseurs et d’hélicoptères passeraient de l’identification visuelle à l’identification positive, autorisant le tir sur la base des relevés radar, du renseignement allié et des violations de l’espace aérien plutôt que d’une observation rapprochée depuis le cockpit. Cette décision a fait suite à de récents incidents près de la frontière ukrainienne, notamment l’entrée d’un hélicoptère russe Mi-8 dans l’espace aérien polonais et des alertes répétées liées à des drones autour des points de passage frontaliers.

« La différence est fondamentale et concerne le fait de permettre au pilote ou au commandant opérationnel de prendre la décision d’abattre un aéronef étranger sur la base des relevés radar ou d’autres informations entrant dans le système. »

Cezary Tomczyk

Ce changement comporte autant de risques qu’il apporte de garanties. Des décisions plus rapides peuvent protéger les pilotes et les villes, mais elles réduisent aussi la marge d’erreur dans un espace aérien de l’OTAN très fréquenté. La frontière n’est plus seulement une ligne sur la carte ; elle devient un système d’exploitation pour une guerre qui ne cesse de tenter de déborder.

D’après : AP NEWS, France 24, adevarul.ro, The Guardian, Ziare.com, lastampa.it

2Énergie & Commerce

Les exportations de pétrole rebondissent, les risques du Golfe fixent encore les prix

Suite de l’édition de ce matin.

Les exportations de brut du Moyen-Orient ont grimpé à 12,8 millions de barils par jour en septembre, leur plus haut niveau depuis le début du conflit à la fin février, aidées par les réparations en Arabie saoudite et la reprise des flux via l’oléoduc Est-Ouest. L’Arabie saoudite a expédié 5,4 millions de barils par jour en septembre, soit plus du double de son niveau d’août, tandis que les chargements à Ras Tanura se sont fortement redressés. Pourtant, la région exportait encore 6 millions de barils par jour de moins qu’en février, ce qui explique pourquoi les négociants ont vu dans ce rebond un soulagement plutôt qu’un retour à la normale.

Les exportations de brut saoudien rebondissentmillions de barils par jour
  • août 20262,45
  • septembre 20265,4

L’Irak a mis en évidence les dégâts budgétaires que recouvraient ces mouvements de pétroliers. Le Premier ministre Ali al-Zaidi a déclaré que le pays ne peut pas exporter environ 90 % de son brut, ce qui laisse un manque à gagner de 60 milliards de dollars depuis le début du conflit et menace un budget de l’État bâti autour des revenus pétroliers. Le Brent est monté à 106,14 dollars le baril après que Washington a rejeté l’offre de Téhéran de rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours en échange d’un allègement des sanctions et de la fin du blocus naval.

« Nous observons avec inquiétude les répercussions sur le transport maritime et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, qui ont déclenché une crise de hausse des prix mondiaux du pétrole. »

Ali al-Zaidi

Les États-Unis et la Chine, de leur côté, ont tenté de faire retomber la tension ailleurs en annonçant des réductions tarifaires réciproques couvrant 60 milliards de dollars de biens non sensibles et en prolongeant leur trêve commerciale jusqu’au 10 janvier. L’accord atténue certaines tensions pour les consommateurs et le secteur agricole, mais il laisse le soja, les terres rares et les technologies avancées d’IA en dehors du compromis. Les marchés peuvent s’accommoder de corrections partielles ; ils peinent lorsque les principaux goulets d’étranglement du monde et les puissances rivales exigent, les uns comme les autres, une prime de risque.

D’après : ANSA.it, Reuters, Deutsche Welle, Mediapart, The New York Times, Handelsblatt

3Sécurité

Le Royaume-Uni arrête cinq hommes près d’une base de bombardiers américaine

Suite de l’édition de ce matin.

La police antiterroriste britannique a interpellé cinq hommes près de la base RAF Fairford, dans le Gloucestershire, après qu’un agriculteur du secteur a signalé trois camionnettes portant de faux marquages d’une compagnie pétrolière qui bloquaient une route rurale. Les agents ont d’abord arrêté les suspects, domiciliés à Londres, au titre de la législation sur les explosifs, puis ont retenu le soupçon de préparation d’un acte terroriste. Des équipes de déminage ont examiné les véhicules, évacué plus de 80 foyers et analysé des matériaux qui, selon les enquêteurs, pourraient être associés à des engins explosifs improvisés.

La base est sensible car RAF Fairford accueille des bombardiers américains B-1 et B-52, notamment des appareils utilisés dans des missions contre des sites de missiles iraniens après des attaques contre la navigation dans le détroit d’Ormuz. Les responsables britanniques et américains ont évité de tirer des conclusions définitives, mais les enquêteurs examinent d’éventuels liens avec l’Iran, des sabotages soutenus par la Russie et des réseaux extrémistes islamistes. L’ambassade d’Iran à Londres a rejeté toute implication, tandis que Donald Trump a déclaré que les suspects avaient déjà attiré l’attention des forces de l’ordre.

« Nous les avions sous enquête. »

Donald Trump

Le détail le plus frappant est aussi le plus britannique : le premier signal d’alerte n’est pas venu d’un réseau de capteurs, mais d’un habitant qui essayait de rentrer chez lui après une réunion. Cela n’enlève rien aux services de sécurité, mais cela montre combien la frontière peut être mince entre la vie ordinaire d’un village et la géopolitique garée à un mile de là. RAF Fairford projette depuis longtemps la puissance américaine à partir du sol britannique ; cette affaire met désormais à l’épreuve la capacité de la Grande-Bretagne à protéger les routes tranquilles qui l’entourent.

D’après : ANSA.it, Franceinfo, Le Figaro.fr, RTP - Rádio Televisão Portuguesa, Irish Examiner, Spiegel Online

4Gouvernement

Les dirigeants européens se démènent quand les votes fracturent les anciens blocs

Suite de l’édition de ce matin.

Magdalena Andersson a renoncé à former un gouvernement suédois après que le Parti de gauche s’est rangé derrière le président sortant du Parlement, Andreas Norlen, un Modéré, dans un différend qui a fait voler en éclats son étroite marge de manœuvre de centre gauche. Son alliance avait remporté 176 sièges contre 173 pour le bloc conservateur, mais le calcul parlementaire suédois est désormais entre les mains du président, qui peut présenter jusqu’à quatre candidats au poste de premier ministre avant que de nouvelles élections ne s’imposent. La police et les procureurs examinent aussi des plaintes pour fraude électorale à Stockholm et à Borlänge, ajoutant une incertitude juridique à l’incertitude parlementaire.

200

voix obtenues par Andreas Norlen pour être réélu président du Parlement suédois

« Sur cette base et au vu des conversations que j’ai eues, je peux conclure qu’il n’existe actuellement aucune possibilité pour moi de former un gouvernement. »

Magdalena Andersson

La Serbie a pris la direction opposée : Aleksandar Vučić a démissionné de la présidence afin de briguer le poste de premier ministre lors des élections législatives anticipées du 25 octobre. Ana Brnabić a pris la relève comme présidente par intérim, tandis que Vučić visait la fonction qui dirige le gouvernement serbe et l’exécutif au quotidien. Sa manœuvre intervient après près de deux ans de manifestations menées par des étudiants, qui se sont intensifiées après que l’effondrement du toit de la gare de Novi Sad a fait 16 morts en 2024.

La France a donné un autre signe de recomposition politique. Le Rassemblement national et ses alliés ont remporté assez de sièges au Sénat pour former leur premier groupe à la chambre haute, donnant au parti de Marine Le Pen un temps de parole garanti, des droits en matière d’ordre du jour et des financements publics supplémentaires. Les conservateurs contrôlent toujours la chambre, mais l’extrême droite dispose désormais d’un point d’appui institutionnel dans un organe longtemps verrouillé par les réseaux de maires ruraux et les vieux appareils de parti. Le centre européen ne s’est pas effondré ; il passe davantage de temps à louer des échafaudages.

D’après : ANSA.it, Reuters, G4Media.ro, tagesschau.de, Courrier international, LesEchos.fr

5IA & Tech

Trump courtise Anthropic, Nvidia redistribue des liquidités

Nouveau

Donald Trump a reçu le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, lors d’un dîner privé à la Maison-Blanche, après des mois de tensions autour de la sécurité de l’IA, de la Chine et de l’usage militaire de Claude. La rencontre a eu lieu avant une réunion plus large de la Maison-Blanche sur l’IA et après qu’Anthropic s’est heurtée au Pentagone au sujet des restrictions imposées aux applications de défense. Trump a soutenu que l’Amérique devait accélérer le développement plutôt que de freiner les modèles de pointe, surtout lorsqu’il affirme que les États-Unis devancent la Chine d’environ un an à 18 mois.

« Je veux dire, il n’y a que nous et la Chine. Nous avons une assez nette avance. »

Donald Trump

Bill Gates a défendu l’approche inverse, appelant à une législation fédérale sur l’IA et rejetant l’autorégulation volontaire du secteur. Il a moins insisté sur des machines se retournant contre les humains que sur des personnes mal intentionnées utilisant des outils puissants pour la fraude, le bioterrorisme et d’autres préjudices. Gates a déclaré que les forces de l’ordre et les responsables politiques devaient définir les garde-fous, même si un accord international s’avère plus difficile que la diplomatie nucléaire.

« Il faut que les forces de l’ordre et les responsables politiques entrent dans la discussion sur la forme que doivent prendre les garde-fous et la surveillance. »

Bill Gates

Nvidia a montré pourquoi Washington peine à faire la leçon au secteur et plus encore à l’ignorer. Son conseil d’administration a autorisé 150 milliards de dollars supplémentaires de rachats d’actions, portant l’autorisation de rachats en cours à 235 milliards de dollars jusqu’à l’exercice 2028, après que le flux de trésorerie disponible a atteint près de 70 milliards de dollars au premier semestre de l’exercice 2027. Le chiffre d’affaires trimestriel de l’entreprise a plus que doublé sur un an pour atteindre 96,22 milliards de dollars, et sa valeur de marché a atteint environ 5,43 billions de dollars.

Grandes autorisations de rachats d’actions aux États-UnisMd $
  • Apple 2024110
  • Nvidia nouvelle autorisation150
  • Nvidia capacité active235

L’essor de l’IA a désormais deux horloges : l’une compte les échecs de sécurité et les fuites géopolitiques, l’autre mesure une production de liquidités si vaste que la retenue ressemble, pour certains à Washington, à un désarmement unilatéral.

D’après : Reuters, NRC, Bloomberg Business, RP Online, Le Monde.fr, The New York Times

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