La Russie frappe Kyiv, la Pologne redéfinit ses règles aériennes
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Un drone russe a frappé le bâtiment du présidium de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, dans le centre de Kyiv, mettant le feu à cet édifice du XIXe siècle et forçant des personnes à se réfugier sur des rebords de fenêtre avant que les secouristes ne les atteignent. Les responsables ukrainiens ont fait état de morts et de blessés à l’académie, tandis que les autorités russes ont affirmé avoir visé des centres de communication utilisés par les forces armées ukrainiennes. Cette même vague a également touché des sites médicaux, des installations de carburant et des sites de télécommunications à Kyiv, et des frappes à Dnipro, Kharkiv et Odesa ont encore fait des victimes civiles et endommagé des infrastructures portuaires.
« Une femme a été tuée. Trois personnes ont été blessées. Les secouristes les ont transportées à l’hôpital. »
Dans ce contexte plus large, la Pologne a modifié les règles d’action de ses pilotes dans son espace aérien. Cezary Tomczyk, le vice-ministre de la défense, a déclaré que les équipages de chasseurs et d’hélicoptères passeraient de l’identification visuelle à l’identification positive, autorisant le tir sur la base des relevés radar, du renseignement allié et des violations de l’espace aérien plutôt que d’une observation rapprochée depuis le cockpit. Cette décision a fait suite à de récents incidents près de la frontière ukrainienne, notamment l’entrée d’un hélicoptère russe Mi-8 dans l’espace aérien polonais et des alertes répétées liées à des drones autour des points de passage frontaliers.
« La différence est fondamentale et concerne le fait de permettre au pilote ou au commandant opérationnel de prendre la décision d’abattre un aéronef étranger sur la base des relevés radar ou d’autres informations entrant dans le système. »
Ce changement comporte autant de risques qu’il apporte de garanties. Des décisions plus rapides peuvent protéger les pilotes et les villes, mais elles réduisent aussi la marge d’erreur dans un espace aérien de l’OTAN très fréquenté. La frontière n’est plus seulement une ligne sur la carte ; elle devient un système d’exploitation pour une guerre qui ne cesse de tenter de déborder.
D’après : AP NEWS, France 24, adevarul.ro, The Guardian, Ziare.com, lastampa.it