
Le RN et ses alliés de l'UDR atteignent le seuil requis pour former un groupe au Sénat
Le Rassemblement National et l'UDR d'Éric Ciotti ont atteint le seuil des dix sièges lors des élections sénatoriales du 27 septembre, établissant pour la première fois un groupe parlementaire dans la chambre haute française.
Formation du groupe au Sénat
Le Rassemblement National (RN) et ses alliés de l'Union des droites pour la République (UDR) d'Éric Ciotti ont obtenu les dix sièges nécessaires pour former un groupe parlementaire officiel au Sénat français le 27 septembre 2026. Le parti détenait auparavant trois sièges dans la chambre haute du Parlement. Le président du parti, Jordan Bardella, a annoncé le résultat sur X dimanche soir alors que le dépouillement se poursuivait dans 64 circonscriptions. Marine Le Pen a déclaré sur la même plateforme que les résultats dépassaient les attentes et élargissaient l'ancrage territorial du parti. La formation d'un groupe parlementaire reconnu donne à l'alliance un temps de parole supplémentaire, une représentation en commission et des ressources financières au Palais du Luxembourg.
Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement National formera, avec ses alliés de l'UDR du président Éric Ciotti, un groupe au Sénat.
Gains régionaux et répartition des sièges
Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a déclaré que le parti s'attendait à terminer avec entre 12 et 15 sénateurs une fois tous les décomptes départementaux terminés. Le parti a remporté deux sièges dans les Bouches-du-Rhône et deux sièges dans le département voisin du Var. En Gironde, la vice-présidente du RN et députée à l'Assemblée nationale, Edwige Diaz, a remporté un siège de sénateur. Léon Levasseur, qui conduisait la liste du parti en Seine-Maritime, a également été élu à la chambre. Des gains supplémentaires et un soutien allié ont été enregistrés dans le Vaucluse, le Gard et les Alpes-Maritimes. Dans plusieurs départements, le parti a multiplié son score par jusqu'à cinq fois par rapport aux élections sénatoriales de 2020.
Notre groupe au Sénat portera la voix des territoires oubliés, des zones rurales et des maires trop souvent éloignés des grandes décisions prises à Paris.
- Les grands électeurs de 64 circonscriptions votent pour renouveler 178 sièges au Sénat.
- Le candidat de gauche Stéphane Ibarra concède sa défaite lors de l'élection en Vendée.
- Les résultats officiels confirment que la liste de Bruno Retailleau remporte les trois sièges de la Vendée avec 62,48 %.
- La direction du RN annonce que le parti a obtenu au moins dix sièges pour constituer un groupe au Sénat.
Équilibre de la chambre et résultats en Vendée
Le renouvellement triennal concernait 178 des 348 sièges du Sénat, décidés par 93 469 grands électeurs représentant les mandats municipaux, départementaux, régionaux et nationaux. La majorité détenue par Les Républicains et leurs alliés centristes est restée intacte dans l'ensemble de la chambre. En Vendée, 1 860 grands électeurs ont choisi parmi six listes concurrentes pour trois sièges disponibles après que l'ancien sénateur Didier Mandelli a décidé de ne pas se représenter. Bruno Retailleau, sénateur depuis 2004 et candidat à l'élection présidentielle de 2027, a conservé son siège aux côtés d'Annick Billon et du nouveau venu Maxence de Rugy sur la liste Union pour la Vendée. Leur liste a obtenu 62.48% des voix, battant la liste de gauche de Stéphane Ibarra (20.63%) et la liste d'extrême droite d'Olivier Dalmasso (8.10%).
- Liste Bruno Retailleau
- 62.48 %
- Liste Stéphane Ibarra
- 20.63 %
- Liste Olivier Dalmasso
- 8.1 %
- Liste Philippe Latombe
- 6.12 %
- Liste Timothée Thibaud-Lalère
- 1.87 %
- Liste Lilas Flore N'Dong
- 0.61 %
Défis de la gauche et perspectives présidentielles
La France Insoumise (LFI) n'a obtenu aucun siège lors de l'élection, échouant à entrer dans la chambre haute. Le candidat Gabriel Amard, gendre du chef du parti Jean-Luc Mélenchon, a été battu dans le département du Rhône. Un candidat représentant les citoyens français vivant à l'étranger a manqué l'élection de trois voix. Cette courte défaite a provoqué des accusations mutuelles entre LFI et les Verts sur leur incapacité à former une alliance électorale. La représentation insoumise ne devrait pas changer avant le renouvellement sénatorial de 2029, lorsque les sièges en Île-de-France et dans le Nord seront disputés. Le vote sénatorial étant le dernier scrutin national avant l'élection présidentielle d'avril et mai 2027, les partis utiliseront les résultats indirects pour évaluer leur force locale.
C'est un accélérateur pour cette campagne présidentielle.

