Brief du soir, mardi 18 août

Édition du soir, mardi 18 août, 18:34.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Conflits

La Russie et l’Ukraine échangent des coups plus lourds au-delà du front

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La Russie a déclaré avoir repoussé 791 drones ukrainiens dans la nuit, dont 180 au-dessus de la région de Moscou, tandis que les autorités ukrainiennes ont indiqué qu’une frappe de missile russe avait tué au moins 10 civils à Pechenihy, à l’est de Kharkiv. Les aéroports de Moscou ont suspendu les vols, des débris ont endommagé des bâtiments et une centrale électrique, et Wildberries a signalé des dégâts dans un entrepôt logistique. L’Ukraine a déclaré que la Russie avait lancé 147 drones dans la nuit et que ses défenses antiaériennes en avaient neutralisé 111, tandis que les Nations unies ont indiqué que juillet avait été le mois le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis mai 2022.

Activité aérienne nocturne signalée en Russie et en Ukrainenombre
  • Drones ukrainiens que la Russie dit avoir repoussés791
  • Drones qui, selon la Russie, se dirigeaient vers Moscou620
  • Drones que la Russie dit avoir abattus dans la région de Moscou180
  • Drones russes lancés selon l’Ukraine147
  • Drones russes neutralisés selon l’Ukraine111
  • Civils tués dans la frappe de Pechenihy10

Londres s’est alors trouvé plus directement impliqué dans le différend. L’ambassade de Russie a averti la Grande-Bretagne de conséquences après des informations selon lesquelles les forces ukrainiennes avaient utilisé des drones à longue portée de fabrication britannique lors de frappes en territoire russe, notamment contre des raffineries et des sites logistiques. Le Premier ministre Andy Burnham a rejeté la menace et déclaré que le soutien à l’Ukraine se poursuivrait.

« Nous ne sommes pas des amis des beaux jours. Nous serons là à l’heure où l’Ukraine aura besoin de nous, et cela ne changera pas. »

Andy Burnham
La Grande-Bretagne a déjà annoncé une enveloppe de 752 millions de livres sterling pour livrer 150 000 drones à l’Ukraine d’ici la fin de 2026, si bien que l’avertissement de Moscou vise autant la politique que le matériel. Le danger n’est plus seulement l’attrition sur le champ de bataille ; c’est la lente normalisation des frappes contre les capitales, les raffineries et les réseaux logistiques loin derrière la ligne.

D’après : Reuters, RFI, DIE WELT, France 24, Deutsche Welle, N-tv

2Conflits

Trump menace Oman tandis que la fiction du cessez-le-feu à Ormuz s’effondre

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La période de négociation de 60 jours entre les États-Unis et l’Iran a expiré sans prolongation, laissant le mémorandum de juin, censé mettre fin aux hostilités, ressembler davantage à une pause qu’à un règlement. Donald Trump avait déjà déclaré l’accord caduc en juillet, tandis que Téhéran affirmait n’avoir aucun cessez-le-feu à prolonger. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté sans détour le principe même de cette idée.

« Nous n’avions aucun cessez-le-feu qui doive maintenant être prolongé. »

Abbas Araghchi

Le différend se joue désormais dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié avant les attaques de février.

Trump a aggravé la crise en menaçant Oman, et non l’Iran, après que Mascate a négocié avec Téhéran le tracé des routes de transit. L’arrangement proposé ferait entrer les navires marchands dans le détroit par des voies plus proches de l’Iran et les en ferait sortir par des voies plus proches d’Oman, sans péage. Dans un entretien à Fox News, Trump a mis en garde le médiateur.

« Si Oman se met en travers, nous les bombarderons à mort. »

Donald Trump

Les responsables iraniens ont rejeté les revendications américaines sur le détroit, et le Pentagone a déclaré pouvoir maintenir indéfiniment un blocus naval des ports iraniens. Les négociants en pétrole peuvent intégrer les missiles dans leurs calculs, mais ils peinent à évaluer le coût d’une superpuissance qui menace le médiateur pendant que les voies de navigation s’engorgent.

D’après : AP NEWS, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, Bayerischer Rundfunk, Deutsche Welle, Neue Zürcher Zeitung, The Independent

3Diplomatie

Les négociateurs sur Gaza confrontent le plan de désarmement aux exigences de retrait

Suite de l’édition de ce matin.

Le Hamas a réaffirmé qu’il acceptait la feuille de route pour la paix soutenue par les États-Unis, tout en exhortant Israël à l’approuver formellement avant le lancement des prochaines étapes. Jared Kushner a rencontré Abdel Fattah al-Sissi et des représentants du Hamas en Égypte, puis s’est entretenu à Jérusalem avec Benjamin Netanyahu et des membres du Conseil de la paix. Kushner a dit espérer que les premières mesures de démilitarisation puissent commencer d’ici 30 jours, en commençant par certaines armes et certains tunnels.

Israël et les États-Unis sont convenus que le général Jasper Jeffers superviserait le désarmement en tant que chef d’une Force internationale de stabilisation prévue. Netanyahu a déclaré que les forces israéliennes ne quitteraient pas Gaza tant que le Hamas ne serait pas entièrement désarmé et que tous les tunnels ne seraient pas démantelés. Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que la feuille de route associait le désarmement des factions à un retrait israélien complet, et a fait valoir qu’Israël devait d’abord accepter ce cadre.

« Le Hamas s’engage à respecter ce processus convenu. Il est clair que, jusqu’à présent, la partie israélienne n’a pas donné aux médiateurs son accord formel sur la feuille de route. »

Hazem Qassem

Les mêmes discussions ont abouti à la création de groupes de travail sur la démilitarisation ainsi que sur la santé publique, l’assainissement et l’eau potable, rappelant que le compromis politique et l’urgence civile avancent désormais ensemble. La diplomatie de Gaza a atteint ce pont étroit désormais familier : chaque camp veut que l’autre fasse le premier pas, tandis que les civils attendent en contrebas.

D’après : Le Monde.fr, SudOuest.fr, Mediapart, Le Soir, RFI, Deutsche Welle

4IA & Tech

OpenAI courtise les familles tandis que Nvidia finance un pari énergétique dans l’Ohio

Suite de l’édition de ce matin.

OpenAI a commencé à déployer ChatGPT pour les adolescents dans le monde entier, en faisant basculer automatiquement les utilisateurs âgés de 13 à 17 ans vers une interface dédiée et en utilisant un système d’estimation de l’âge qui analyse plus de 2 000 signaux comportementaux. La version pour adolescents bloque les propos romantiques, les prétentions à la conscience et les formulations qui le présentent comme un ami, tandis que le mode Étude oriente les élèves vers une aide pas à pas plutôt que vers des réponses directes. Lauren Jonas a indiqué que ce basculement par défaut est automatique.

« Il n’est pas nécessaire qu’un adolescent crée un nouveau compte ou change quoi que ce soit ; si nous prédisons que vous avez moins de 18 ans, ou si vous nous l’avez indiqué, cela devient votre expérience par défaut. »

Lauren Jonas

Les parents peuvent définir des plages horaires de tranquillité et recevoir des alertes en cas d’interactions à haut risque, mais ils ne peuvent pas lire les transcriptions privées.

Nvidia, de son côté, a déposé des documents qui détaillent jusqu’à 105 milliards de dollars de garanties de crédit pour un projet de centre de données lié à OpenAI dans l’Ohio, ainsi qu’un investissement de 1,5 milliard de dollars dans SB Energy. Le campus se trouve sur d’anciens terrains du département de l’Énergie utilisés pour l’enrichissement de l’uranium, et SB Energy prévoit une centrale au gaz de 9,2 gigawatts qui pourrait coûter 33 milliards de dollars. OpenAI a signé un bail de 20 ans ; 800 mégawatts sont prévus en 2028, avec un potentiel de 8 gigawatts d’ici 2032.

Capacité prévue du campus de centres de données d’OpenAI dans l’Ohiogigawatts
  • Capacité initiale en 20280,8
  • Objectif de la phase initiale4,25
  • Option complète en 20328

Ces deux annonces montrent une même industrie qui se développe dans des directions opposées, plus douce avec les enfants et infiniment plus exigeante pour les réseaux électriques. Un chatbot qui promet de la retenue dans l’aide aux devoirs dépend désormais d’une infrastructure assez vaste pour faire transpirer un régulateur de l’énergie.

D’après : ANSA.it, Reuters, Franceinfo, 20minutes, TVN24, The New York Times

5Gouvernement

Disney poursuit la FCC tandis que la pression de la Maison Blanche frappe les diffuseurs

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Disney et ABC ont poursuivi la Federal Communications Commission devant un tribunal fédéral, afin de faire suspendre un examen accéléré des licences de huit stations de télévision détenues par ABC. L’entreprise soutient que la procédure viole le Premier amendement en utilisant le pouvoir fédéral d’octroi des licences pour sanctionner le journalisme et la satire que l’administration Trump n’aime pas. La plainte relie cet examen aux pressions publiques autour de Jimmy Kimmel et cite un avertissement antérieur du président de la FCC, Brendan Carr.

« Nous pouvons le faire de manière facile ou de manière difficile. Ces entreprises peuvent trouver des moyens d’agir contre Kimmel, ou il va y avoir du travail supplémentaire pour la FCC. »

Brendan Carr

La FCC a évoqué des enquêtes sur les politiques de diversité de Disney et sur The View, tandis qu’ABC qualifie ces investigations de prétextes.

La même Maison-Blanche s’est heurtée à la correspondante de CNN Kristen Holmes après qu’elle eut posé des questions sur Natalie Harp, l’assistante de Trump, et sur la réduction des exercices militaires avec la Corée du Sud. Trump a dit à Holmes de se taire et a qualifié CNN de média de fausses informations, puis le compte Rapid Response de la Maison-Blanche l’a attaquée personnellement et a fait référence à sa famille. CNN a défendu Holmes et déclaré que les responsables publics peuvent contester une couverture médiatique, mais que les attaques personnelles contre des journalistes violent les normes élémentaires de la fonction.

Les licences de diffusion sont rarement révoquées, mais la menace seule peut avoir un effet dissuasif sur les dirigeants qui dépendent du spectre public. L’affaire définira si la régulation américaine des médias veille encore au respect des normes techniques, ou si elle peut devenir une façon très formelle de crier après la télévision de fin de soirée.

D’après : Süddeutsche Zeitung, Deadline, IndieWire, The Economist, The Wall Street Journal, The Independent

6Migration

L’Espagne construit des camps à Ceuta tandis que les mineurs mettent l’enclave sous tension

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L’armée espagnole a commencé à installer des camps temporaires sous tente à Ceuta après les arrivées massives depuis le Maroc qui ont débuté le 30 juillet. Le premier site, à Loma Colmenar, permettra d’ajouter 1 500 lits, et d’autres installations sont prévues au complexe de l’Hípica, sur le terrain de football de l’ancienne caserne de cavalerie et à El Guano. Elma Saiz, la ministre des Migrations, a déclaré que la capacité pourrait augmenter au fur et à mesure de l’ouverture des sites.

« Lorsque les emplacements seront opérationnels, il y en aura davantage. Je ne veux pas fixer de plafond. »

Elma Saiz
Le gouvernement distribue déjà jusqu’à 4 000 kits alimentaires par jour.

La police avait identifié et transféré 2 168 mineurs non accompagnés au gouvernement régional mardi matin, contre 1 898 cinq jours plus tôt. Ceuta a ouvert deux écoles pour héberger des enfants, bien au-delà de sa capacité habituelle de 29 places. Des milliers de migrants ont aussi construit des abris de fortune sur les plages, notamment à El Trampolin, où des personnes venues du Soudan, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie et d’Afrique subsaharienne dorment sous du carton, des chutes de bois et des branches de palmier.

L’urgence a ravivé le vieux débat sur la question de savoir si Madrid, Ceuta ou Rabat contrôle la soupape de sécurité. Saiz a défendu la coopération avec le Maroc, tandis que le président de Ceuta, Juan Jesus Vivas, a réclamé une structure de commandement unique. L’enclave apprend désormais que des tentes temporaires peuvent devenir une architecture politique plus vite que quiconque ne l’admet.

D’après : El Confidencial, 20 minutos, EL MUNDO, LaSexta, RTVE.es, europa press

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