Les États-Unis et l’Iran élargissent le combat dans le Golfe
Suite de l’édition de ce matin.
Les États-Unis ont frappé l’Iran pour la huitième nuit consécutive après une attaque en Jordanie qui a tué deux militaires américains et laissé un troisième porté disparu. Le CENTCOM a dit avoir visé des installations du CGRI, des dispositifs de surveillance côtière, des défenses aériennes, des moyens maritimes et des sites de stockage de missiles, tandis que l’Iran a affirmé avoir tiré des drones et des missiles contre des installations liées aux États-Unis au Koweït et à Bahreïn. Le Koweït a signalé un incendie dans une centrale électrique et de dessalement, et Israël a dit avoir travaillé avec les forces jordaniennes pour intercepter un missile iranien visant Aqaba.
Donald Trump, qui se trouvait à Bedminster lorsque la nouvelle de la mort des Américains est tombée, a balayé le cessez-le-feu effondré d’une formule qui le suivra.
« Je m’en fiche complètement »
Les deux camps cherchent désormais des points de pression au-delà du champ de bataille. Le CENTCOM a déclaré que les frappes visaient à réduire la capacité de l’Iran à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz, l’étroit passage maritime par lequel transite normalement environ un cinquième du pétrole et du gaz échangés dans le monde. Les autorités iraniennes ont affirmé qu’au moins 50 personnes avaient été tuées et 517 blessées dans les dernières frappes américaines, tandis que l’agence nucléaire iranienne accusait Washington d’avoir touché la centrale de Darkhovin, en construction, une affirmation sur laquelle l’AIEA enquête. La guerre n’est plus un échange de signaux contenu ; elle devient une lutte pour les routes de l’énergie, les infrastructures du Golfe et le nerf des alliances.
D’après : Reuters, The Irish Times, The Independent, Irish Independent, The Economist, The Wall Street Journal