
67 rescapés, 66 disparus après le chavirement du ferry MV Barima, vieux de 87 ans, au large du Guyana
Le MV Barima, construit en 1939, transportait 133 personnes de Georgetown à Port Kaituma lorsqu'il a chaviré samedi soir. Une opération massive de recherche et de sauvetage se poursuit pour retrouver 66 passagers et membres d'équipage disparus.
Le naufrage
Le MV Barima, un ferry construit en 1939, a quitté Georgetown à 15h15 samedi avec 116 passagers et 17 membres d'équipage à destination de Port Kaituma, dans la région d'Essequibo. Le navire naviguait le long de la côte atlantique nord lorsqu'il a chaviré près de l'embouchure du fleuve Pomeroon. Un appel de détresse a été reçu à 23h01, heure locale, déclenchant une opération de recherche et de sauvetage impliquant les garde-côtes de la Force de défense du Guyana, des avions privés, des bateaux de pêche et des volontaires civils.
Les efforts de sauvetage
Dimanche matin, le Premier ministre Mark Phillips a annoncé que 53 personnes avaient été secourues. Plus tard dans la journée, le ministre des Travaux publics, Juan Edghill, a confirmé que 67 survivants avaient été ramenés à terre, dont 41 hommes, 11 femmes et 15 enfants. Les 66 autres personnes à bord sont toujours portées disparues. Phillips a indiqué que la zone de recherche avait été étendue de 400 km² à 1 070 km², avec le déploiement d'avions et de navires supplémentaires aux côtés des pêcheurs locaux. Des centres d'aide d'urgence aux familles ont été mis en place pour soutenir les proches.
Les opérations de recherche et de sauvetage avancent. 67 personnes, dont 15 enfants, ont été secourues jusqu'à présent.
La cause du chavirement
Edghill a déclaré que les enquêtes préliminaires indiquent que le navire opérait dans les limites légales. Il était certifié pour transporter 397 passagers et 284 tonnes de cargaison, et son manifeste faisait état de 268 tonnes de fret. Le navire était équipé de 250 gilets de sauvetage, de deux canots de sauvetage et de six radeaux gonflables. Edghill a attribué l'accident à une grosse vague, et non à une panne mécanique ou à une surcharge.
Il n'y a eu aucun problème de moteur ni aucun problème mécanique. Cela n'avait rien à voir avec une surcharge. C'était lié à la marée.
Témoignages de survivants
Adam Matabheek, qui voyageait avec sa femme, son frère, sa belle-sœur et trois jeunes nièces et neveux, a déclaré avoir remarqué que le navire gîtait plusieurs heures avant de chavirer, mais il a mis cela sur le compte de la houle. Il s'est retrouvé à l'eau et a attrapé un gilet de sauvetage. Sa femme Carlita, qui ne sait pas nager, est restée piégée à l'intérieur du navire retourné avant qu'un gilet de sauvetage ne tombe à sa portée. Wayne Kitson, un survivant de 18 ans, a déclaré à la chaîne locale Kiskadee Watch qu'il avait nagé de 22h00 à 4h00 avant d'être secouru et craint que sa femme et sa fille ne soient mortes.
J'ai commencé à prier.
Le navire et la région
Le MV Barima a été construit en 1939, selon le site maritime VesselFinder, ce qui lui donne 87 ans. Sa destination, Port Kaituma, se trouve dans la région pétrolière d'Essequibo, une zone de 160 000 km² au centre d'un différend territorial avec le Venezuela. Le Guyana, pays anglophone d'environ un million d'habitants, a qualifié ce naufrage de l'une de ses pires catastrophes maritimes.
- Le MV Barima quitte Georgetown avec 116 passagers et 17 membres d'équipage.
- Appel de détresse reçu ; opération de recherche et de sauvetage lancée.
- Le Premier ministre Phillips annonce 53 personnes secourues.
- Le ministre Edghill confirme 67 rescapés, dont 15 enfants.
- Zone de recherche étendue de 400 km² à 1 070 km².

