Brief du matin, jeudi 2 juillet

Édition du matin, jeudi 2 juillet, 6:03.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Gouvernement

Trump transforme sa fonction en caisse enregistreuse crypto

Suite de l’édition d’hier soir.

Donald Trump a déclaré au moins 2,2 milliards de dollars de revenus extérieurs pour 2025, dont plus de 1,4 milliard provenant d’activités dans les cryptomonnaies qui existaient à peine dans son empire commercial un an plus tôt. Les déclarations ont fait apparaître environ 636 millions de dollars issus des ventes du memecoin $TRUMP, plus de 500 millions de dollars provenant des jetons et stablecoins de World Liberty Financial, ainsi que d’importants achats par des acteurs liés à l’étranger, notamment une participation liée aux Émirats arabes unis dans la plateforme crypto familiale. Interrogé sur ces chiffres, Donald Trump a traité cet argent comme une validation plutôt que comme un problème de conflit d’intérêts.

« Je ne sais pas si j’ai eu une meilleure carrière en politique ou dans les affaires. Mais j’ai eu une grande carrière dans les affaires. Et vous avez vu les liquidités. »

Donald Trump
Revenus déclarés de Donald Trump, chiffres choisisM $
  • Revenu total 2024622
  • Revenus extérieurs 20252 200
  • Revenus crypto 20251 400

L’histoire de cet argent est tombée au moment où Donald Trump effectuait son premier vol à bord d’un Boeing 747-8 reconfiguré offert par le Qatar, un avion que la Maison-Blanche présente comme une passerelle temporaire en attendant l’arrivée retardée des avions présidentiels. L’accord prévoit que l’appareil soit transféré à la bibliothèque présidentielle de Donald Trump après son départ de ses fonctions, lui donnant potentiellement un accès personnel à un jet donné par un pays étranger. L’intérieur a conservé une grande partie de son luxe qatari tout en recevant des améliorations de sécurité et de communications, avec des estimations de réaménagement allant de moins de 400 millions de dollars à environ 1 milliard.

Ce schéma importe parce qu’il fusionne trois voies normalement séparées : le pouvoir présidentiel, le profit privé et l’influence étrangère. Les électeurs américains ont déjà vu des présidents riches ; ils ont moins souvent vu un président en exercice transformer une classe d’actifs spéculatifs et un avion donné en tests parallèles pour savoir si la divulgation à elle seule peut contenir la tentation.

D’après : AP NEWS, ANSA.it, BBC, EL PAÍS, The New York Times, Frankfurter Allgemeine

2Énergie & Commerce

Washington maintient l’USMCA en vie, mais avec un couperet annuel

Nouveau

Les États-Unis ont refusé de renouveler l’ACEUM dans sa forme actuelle le 1er juillet, choisissant des examens annuels plutôt qu’une prolongation de 16 ans. Jamieson Greer, le représentant des États-Unis au Commerce, a invoqué les déficits commerciaux et les différends sur les règles d’origine automobiles, l’accès au marché laitier et l’exploitation par la Chine via des pays tiers. Le pacte reste en vigueur, mais l’absence de renouvellement lance un compte à rebours de dix ans vers une possible expiration en 2036.

« Les États-Unis n’ont pas accepté de renouveler l’ACEUM dans sa forme actuelle. En conséquence, l’ACEUM n’est pas renouvelé. »

Jamieson Greer

Le Mexique et le Canada ont tenté de faire baisser la tension. Marcelo Ebrard a déclaré que le Mexique répondrait aux préoccupations des États-Unis, Claudia Sheinbaum a soutenu que cette date n’était pas une échéance, et Dominic LeBlanc a affirmé que l’accord courait toujours jusqu’en 2036. Ces assurances n’effaceront pas l’incertitude pour les entreprises qui ont construit des usines, des exploitations agricoles et des flux énergétiques autour de règles continentales stables. Le pacte sous-tend environ 2 000 milliards de dollars d’échanges annuels, tandis que les droits de douane américains déjà en vigueur sur les véhicules, l’acier et l’aluminium mettent déjà la relation sous tension.

Le modèle d’examen annuel donne un levier à Washington, mais il transforme aussi la planification des chaînes d’approvisionnement en drame politique récurrent. La machine commerciale nord-américaine continuera de tourner ; le problème, c’est que chaque année, quelqu’un à Washington peut désormais s’approcher et faire cliqueter les rouages.

D’après : Reuters, Courrier international, France 24, Bloomberg Business, Al Jazeera Online, BBC

3Macroéconomie

Warsh défend l’indépendance de la Fed tandis que les marchés écartent la patience

Nouveau

Kevin Warsh a profité du forum de Sintra de la Banque centrale européenne pour dire aux investisseurs et aux responsables politiques que la Réserve fédérale ne céderait pas aux pressions politiques en faveur d’une monnaie plus accommodante. Ses remarques ont suivi les demandes de baisses de taux de Donald Trump et la tentative avortée de l’administration de limoger Lisa Cook, membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, que la Cour suprême a bloquée cette semaine. Warsh a aussi insisté sur le fait que la banque centrale ne tolérerait pas une inflation supérieure à 2 %, même après l’apaisement des pressions sur les prix depuis le pic de 4,2 % atteint en mai.

« Nous allons assurer la stabilité des prix. »

Kevin Warsh

Les marchés ont entendu deux messages à la fois. Warsh s’est montré ferme sur l’indépendance et l’inflation, mais il a aussi déclaré que les risques avaient reculé au cours du mois écoulé, ce qui a fait baisser les rendements des bons du Trésor et le dollar. Les traders intègrent désormais une possible hausse des taux dès septembre ou octobre, un calendrier bien plus précoce que l’anticipation de mars 2027 qui prévalait avant sa nomination. Le taux directeur de la Fed se situe autour de 3,6 %, laissant peu de place au théâtre politique si l’inflation redevient tenace.

Warsh a également promis une refonte des données d’ici neuf à douze mois, avec des groupes de travail sur les communications, le bilan, l’utilisation des données, la productivité et l’emploi, ainsi que le cadre de l’inflation. Le test institutionnel est clair : une banque centrale peut moderniser son tableau de bord, mais elle ne peut pas sous-traiter sa crédibilité à de meilleurs logiciels.

D’après : Reuters, AP NEWS, Bloomberg Business, Financial Times News

4Conflits

Les drones élargissent la guerre du carburant de la Russie tandis que l’Ukraine encaisse l’attrition

Nouveau

Une nouvelle étude du CSIS estime que plus de 2 millions de soldats russes et ukrainiens ont été tués ou blessés en quatre ans de guerre. La Russie a subi environ 1,4 million de pertes, dont 400 000 à 450 000 morts, tandis que l’Ukraine a enregistré 525 000 à 625 000 pertes, dont 125 000 à 150 000 tués. Les forces russes restent plus nombreuses que les défenseurs ukrainiens le long du front, mais leurs gains territoriaux ont ralenti jusqu’à presque s’arrêter, et se sont même inversés en avril et en mai.

Pertes militaires estimées dans la guerre en Ukrainesoldats tués ou blessés
  • Estimation Russie1 400 000
  • Estimation basse Ukraine525 000
  • Estimation haute Ukraine625 000

La guerre s’est aussi enfoncée plus profondément dans les systèmes de carburant. L’Ukraine a frappé des raffineries et des dépôts russes plus de 50 fois depuis mars, réduisant le raffinage du pétrole d’environ 25 % sur un an et contraignant Moscou à chercher des importations d’essence auprès de l’Inde, de la Biélorussie et d’autres pays. La Russie a également intensifié ses frappes contre les infrastructures ukrainiennes de distribution de carburant, notamment lors d’attaques dans l’oblast de Dnipropetrovsk qui ont tué une femme et blessé trois personnes, ainsi que d’une frappe de drone contre un bus à Kherson, qui a tué deux personnes et en a blessé cinq.

L’assaut nocturne de drones lancé par Moscou contre Kyiv a rappelé une fois de plus qu’aucun des deux camps n’a séparé le front de l’arrière. Timur Tkachenko a averti les habitants que des drones approchaient de plusieurs directions, tandis que les défenses aériennes s’activaient dans toute la capitale. Le conflit n’est plus seulement une carte de tranchées et de villes ; c’est une lutte pour le carburant, les drones, les troupes de remplacement et la patience de sociétés sommées d’absorber les quatre.

D’après : Adnkronos, Courrier international, Ziare.com, The Independent, RFI, NOS

5Climat

L’Europe compte les morts de la chaleur alors que l’été arrive tôt

Suite de l’édition d’hier soir.

L’Espagne a connu son deuxième mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés en 1961, avec des températures moyennes supérieures de 3,2 °C à la normale 1991-2020. Le système de suivi de la mortalité de l’Institut de santé Carlos III a attribué 1 028 décès excédentaires en juin à la chaleur, le bilan le plus élevé pour un mois de juin depuis le lancement du système en 2015. Durant la vague de chaleur de cinq jours, du 21 au 25 juin, les autorités ont enregistré 353 décès, très majoritairement parmi les personnes âgées et le plus souvent par l’aggravation de pathologies existantes plutôt que par un coup de chaleur direct.

« Les vagues de chaleur au début de l’été se produisent plus fréquemment que par le passé. »

Rubén del Campo
Morts de la chaleur en juin en Espagne, décomptes choisismorts
  • Total de juin1 028
  • 21-25 juin353
  • Âge supérieur à 85 ans720
  • Femmes624
  • Hommes405

Le Portugal et la France ont montré à quelle vitesse la chaleur déborde sur d’autres risques. Le Portugal est entré dans sa cinquième vague de chaleur de l’année, avec des prévisions de 40 °C à 43 °C dans la vallée du Tage et l’Alentejo, tandis que la France dénombrait 55 noyades depuis le début de sa vague de chaleur le 18 juin. Les responsables ont déclaré que de nombreux décès étaient survenus dans des zones de baignade non surveillées ou non autorisées, un schéma sinistre lorsque des personnes en surchauffe cherchent l’eau plus vite que les dispositifs de sécurité publique ne peuvent les encadrer. Le danger d’incendie a lui aussi augmenté, le temps sec, les températures nocturnes élevées et les équipements électriques sous tension accroissant le risque de coupures et de départs de feu.

Voici le visage concret de l’adaptation au climat : les hôpitaux, les maîtres-nageurs sauveteurs, les réseaux électriques et les pompiers doivent désormais préparer juin comme s’il s’agissait d’août. L’Europe apprend que le début de l’été n’offre plus un doux avertissement, seulement la facture qui arrive avant l’heure.

D’après : Reuters, Franceinfo, Deutsche Welle, France 24, Spiegel Online, Berliner Zeitung

6IA & Tech

Washington transforme les contrôles sur l’IA en outil de négociation

Nouveau

Les États-Unis ont levé les contrôles à l’exportation visant les modèles Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic après une suspension de trois semaines qui avait désactivé les deux systèmes dans le monde entier. Le département du Commerce était intervenu trois jours après le lancement de Fable 5, invoquant des inquiétudes liées à d’éventuels usages abusifs en cybersécurité et à des contournements de garde-fous. Howard Lutnick a ensuite annoncé un accord aux termes duquel Anthropic s’est engagée à détecter et traiter les risques de sécurité, à travailler avec le gouvernement sur les protocoles et les normes, et à signaler les activités malveillantes.

Le rétablissement de l’accès sera inégal. Fable 5 est en cours de restauration à partir du 1er juillet sur des plateformes comprenant AWS, Google Cloud et Microsoft Foundry, tandis que Mythos 5 reste limité à un cercle restreint de partenaires américains préalablement sélectionnés. Les gouvernements, entreprises et institutions financières étrangers restent soumis à des restrictions, et les agences de cybersécurité non américaines en Europe et en Asie demeurent pour l’instant en dehors du cercle principal. Anthropic a déclaré qu’elle continuerait à se coordonner avec les responsables publics par l’intermédiaire de son programme Glasswing afin d’élargir l’accès.

L’épisode marque le premier arrêt connu, puis redémarrage négocié, d’un lancement majeur d’IA américaine. Il montre que les modèles de pointe sont passés du monde des mises à jour d’applications à celui des contrôles à l’exportation, des protocoles de sécurité nationale et des listes d’accès diplomatiques. Un chatbot qui se diffusait autrefois par invitation et par émerveillement affronte désormais une épreuve technologique plus ancienne : qui peut l’utiliser, selon quelles règles, et qui décide.

D’après : ANSA.it, Reuters, Bloomberg Business, Courrier international, TechRadar, SAPO

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