Brief du matin, lundi 29 juin

Édition du matin, lundi 29 juin, 6:02.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Sécurité

Le Venezuela compte les morts tandis que les sauveteurs continuent de creuser

Nouveau

Les secouristes du Venezuela continuaient de fouiller les bâtiments effondrés quatre jours après que deux puissants séismes ont dévasté Caracas et la côte nord. Les responsables ont situé le bilan des morts entre environ 1 430 et 1 450, tandis que des milliers d’autres personnes ont été blessées et que de nombreuses communautés restaient inaccessibles. Des équipes internationales ont aidé à extraire 33 personnes vivantes des décombres d’ici dimanche, dont des enfants et des personnes âgées, mais la fenêtre de sauvetage se rétrécissait à chaque heure.

« Le sauvetage des personnes qui sont en vie est notre priorité. »

Delcy Rodríguez

La catastrophe a mis au jour un État fragile. Des habitants de La Guaira et de Caraballeda ont accusé les soldats de rester à l’écart pendant que les familles creusaient à la main, et des hôpitaux déjà à court de lits, d’eau et de médicaments peinaient à accueillir les blessés. Une aide internationale est arrivée de 24 pays, dont les États-Unis, l’Espagne, le Portugal et le Salvador, mais les proches des disparus ont déclaré que l’équipement était parvenu trop lentement sur certains sites.

Bilan du séisme au Venezuela et chiffres des secourspersonnes
  • Décès signalés1 450
  • Estimation des blessés3 150
  • Survivants extraits des décombres33
  • Personnes injoignables50 000

Les chiffres restent fuyants, car l’État, les Nations unies et les intervenants étrangers décrivent des catégories différentes de personnes disparues, injoignables et blessées. Cette incertitude compte presque autant que le bilan lui-même : dans une zone sinistrée, un gouvernement perd son autorité lorsque les citoyens croient que le décompte est faux et que les pelles arrivent tard.

D’après : BBC, SIC Notícias, SAPO, Notícias ao Minuto

2Climat

L’Europe enterre les victimes de la chaleur tandis que les records glissent vers l’est

Suite de l’édition d’hier soir.

La vague de chaleur en Europe a commencé à refluer dans l’ouest de la France, mais le bilan des morts a continué de s’alourdir. L’Organisation mondiale de la santé a indiqué que plus de 1 300 décès excédentaires avaient été enregistrés en Europe depuis le 21 juin, tandis que la France faisait état d’environ 1 000 décès supplémentaires depuis le 24 juin à partir de certificats électroniques incomplets. Les autorités françaises ont averti que les données des maisons de retraite et des résidences privées feraient augmenter le total, et les appels aux services d’urgence avaient fortement bondi pendant les journées les plus chaudes.

« À l’heure actuelle, 150 millions de personnes vivent sous une chaleur extrême, des centaines sont mortes, les écoles sont fermées et les réseaux électriques s’effondrent. »

Tedros Adhanom Ghebreyesus

La chaleur ne s’est pas simplement installée au-dessus de la France. Elle a déferlé sur l’Europe centrale et battu des records nationaux ou provisoires : Słubice a atteint 40,5 °C en Pologne, l’Allemagne a signalé 41,7 °C, et la Tchéquie a enregistré des relevés supérieurs à 41 °C. Les voies ferrées se sont déformées, les hôpitaux ont accueilli davantage de malaises et de cas cardiaques, et les personnes âgées ont payé le plus lourd tribut de la mortalité, surtout celles laissées dans des logements mal rafraîchis.

Températures maximales signalées pendant la vague de chaleur en Europe°C
  • Tchéquie, Doksany41,9
  • Allemagne, Coshen41,7
  • Pologne, Słubice40,5
  • Danemark, au nord d’Odense36,6
  • Royaume-Uni36

Les gouvernements disposent de meilleurs systèmes d’alerte qu’en 2003, mais l’architecture de la vie ordinaire reste en retard sur le climat. Un continent capable d’émettre des alertes doit désormais prouver qu’il peut rafraîchir appartements, hôpitaux, trains et lieux de travail avant que la prochaine vague de chaleur autrefois rare n’arrive à l’heure prévue.

D’après : Reuters, europa press, SIC Notícias, France 24, RFI, EL PAÍS

3Conflits

Des rivaux frappent le carburant, le transport maritime et les sanctuaires frontaliers

Nouveau

Le différend sur le détroit d’Ormuz s’est durci, le ministre iranien des affaires étrangères ayant déclaré que Téhéran prendrait seul le contrôle de l’administration de cette voie d’eau dans un délai de 30 jours. Les États-Unis ont continué de soutenir une route coordonnée par Oman pour les navires commerciaux, tandis que les deux camps échangeaient des frappes après des attaques contre des bâtiments et des sites militaires côtiers. Des centres religieux de Ghom ont exhorté les responsables iraniens à suspendre les pourparlers avec Washington si le cadre de cessez-le-feu était de nouveau rompu.

« Toute ingérence ou tentative de créer des structures parallèles compliquerait encore la situation, générerait des tensions supplémentaires et retarderait la réouverture de cette voie d’eau stratégiquement centrale. »

Abbas Araghchi

L’Ukraine a également poursuivi sa campagne contre le système de carburants de la Russie. Des drones ont frappé des raffineries à Krasnodar et Iaroslavl, dont l’une à environ 700 kilomètres de la frontière ukrainienne, et Vladimir Poutine a reconnu des pénuries dans les stations-service ainsi que des problèmes pour l’agriculture. Kyiv a présenté ces attaques comme un moyen de réduire les ressources de guerre de Moscou, tandis que la Russie les a qualifiées de frappes terroristes et a ordonné des réparations plus rapides ainsi qu’un renforcement des défenses aériennes autour des raffineries.

« Dans les stations-service, il y a des files d’attente, les types d’essence nécessaires ne sont pas toujours en stock. »

Vladimir Poutine

Le Pakistan a ouvert un autre front en frappant des cibles dans l’est de l’Afghanistan après une attaque contre un camp paramilitaire à Karachi qui a tué trois soldats. Islamabad a affirmé avoir touché des caches de Jamaat-ul-Ahrar et tué des militants ; Kaboul a déclaré que des civils avaient été tués ou blessés, ce que le Pakistan n’a pas vérifié. Ces épisodes diffèrent par la géographie, mais ils riment : États et groupes armés traitent de plus en plus le carburant, les corridors commerciaux et les sanctuaires frontaliers comme le moyen le plus rapide de faire sentir la pression loin de la ligne de front.

D’après : Reuters, Deutsche Welle, Al Jazeera Online, TheJournal.ie, Il Sole 24 ORE, The Independent

4Transport

Les enquêteurs sondent des crashs qui font 25 morts en France et en Arabie saoudite

Suite de l’édition d’hier soir.

Deux accidents d’aviation ont ajouté un sombre parallèle à une journée d’actualité déjà lourde. Dans le nord-est de la France, un appareil Pilatus transportant un pilote, cinq moniteurs de parachutisme et cinq élèves effectuant leur premier saut en tandem s’est écrasé peu après son décollage de l’aérodrome de Nancy-Essey, tuant les 11 personnes à bord. L’avion est tombé près d’habitations et d’un supermarché, mais personne au sol n’a été blessé, et les enquêteurs français ont indiqué qu’un dysfonctionnement technique était suspecté.

« C’étaient des collègues qui avaient décidé de faire un premier saut en parachute, sans doute pour décompresser, alors que nous traversons une période difficile avec la canicule. »

Thierry Pechey

En Arabie saoudite, un hélicoptère exploité par Saudi Aramco s’est écrasé à Ras Tanura, sur la côte orientale du royaume, tuant les 14 personnes à bord. Les autorités ont ouvert une enquête et n’ont présenté aucun élément attestant d’un acte hostile, malgré le contexte tendu dans le Golfe. Ras Tanura compte bien au-delà du lieu de l’accident : la ville abrite une raffinerie d’une capacité de 550 000 barils par jour et se trouve près d’un terminal pétrolier qui n’avait repris que récemment les chargements de brut après une suspension liée à la guerre régionale.

Morts dans deux crashs aériensmorts
  • Avion de parachutisme de Tomblaine11
  • Hélicoptère Aramco de Ras Tanura14

Le crash français mettra à l’épreuve la surveillance d’une aviation de loisir à cadence soutenue, tandis que le crash saoudien éprouvera la confiance dans le transport industriel autour d’infrastructures énergétiques vitales. La sécurité aérienne progresse souvent après les tragédies, mais cette fois les questions embrassent à la fois l’aventure du week-end et la plomberie de l’économie pétrolière.

D’après : Ouest France, 7sur7, Le Figaro.fr, Franceinfo, Le Monde.fr, 20minutes

5Gouvernement

Le pouvoir se durcit à Kampala et pivote à Belgrade

Suite de l’édition d’hier soir.

L’armée ougandaise s’en est prise directement au plus grand groupe de médias indépendant du pays, contraignant le Daily Monitor, NTV Uganda, Spark TV et plusieurs stations de radio à cesser d’émettre. Des soldats ont encerclé des bureaux à Kampala, empêché le personnel de circuler librement et agi après que le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée et fils du président Yoweri Museveni, a annoncé les fermetures sur X. Il a déclaré que les médias ne rouvriraient pas sans sa permission.

« Je ne crois PAS à une presse libre ! La presse devrait être guidée par les cadres de la révolution. »

Muhoozi Kainerugaba

La Serbie a présenté une épreuve de résistance différente mais liée. Le président Aleksandar Vucic a dit à ses partisans qu’il démissionnerait dans quelques semaines, mais les manifestants à Kraljevo ont considéré cette promesse comme une rotation plutôt qu’un départ. Son second mandat présidentiel devait déjà s’achever en 2027 et la constitution interdit un troisième mandat, si bien que les analystes s’attendent à ce qu’il cherche à devenir Premier ministre pendant qu’un fidèle prendra la présidence.

« Je ne serai président que quelques semaines de plus, puis je démissionnerai. »

Aleksandar Vucic

Les deux cas montrent comment les dirigeants en place gèrent la pression sans abandonner le contrôle. La famille au pouvoir en Ouganda a fermé les micros ; le dirigeant dominant de la Serbie pourrait échanger des bureaux. Pour les citoyens, la question pratique n’est pas de savoir si un titre change ou si un diffuseur revient, mais si les institutions peuvent résister au fait d’être traitées comme des meubles dans la maison d’une seule famille.

D’après : Reuters, tagesschau.de, RFI, POLITICO, Blick.ch, BBC

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