Les États-Unis et l’Iran échangent des frappes à Hormuz
Nouveau
Le détroit d’Ormuz est redevenu le passage étroit le plus coûteux du monde. Un pétrolier battant pavillon panaméen, le M/T Kiku, a été touché par ce que des responsables américains ont décrit comme un drone d’attaque iranien à aller simple, alors qu’il transportait plus de 2 millions de barils de brut. La frappe a suivi une autre attaque signalée contre un navire marchand au large d’Oman, et les États-Unis ont répondu par des attaques contre des sites iraniens de missiles, de drones, de radars, de défense aérienne et de mouillage de mines. L’Iran a ensuite affirmé avoir frappé des intérêts américains, tandis que le Koweït et Bahreïn signalaient des drones ou missiles hostiles dans leur espace aérien.
Abbas Araghtschi, le ministre iranien des affaires étrangères, a profité d’une visite à Bagdad pour insister sur le fait que Téhéran seul devait administrer la voie maritime. Cette position se heurte à la lecture américaine, selon laquelle l’Iran a rompu le cessez-le-feu provisoire censé rétablir un passage sûr après des mois d’attaques et de blocus. Donald Trump a durci la menace en public, avertissant que Washington pourrait « terminer le travail » militairement si Téhéran ne s’arrêtait pas. Le langage compte, car les marchés et les marines le lisent comme un risque de politique publique, et non comme une simple fanfaronnade.
« Il peut venir un moment où nous ne serons plus en mesure d’être raisonnables, et où nous serons forcés de terminer militairement le travail que nous avons commencé avec beaucoup de succès. »
Le Congrès a déjà tenté de resserrer la laisse. Une résolution sur les pouvoirs de guerre a été adoptée au Sénat par 50 voix contre 48 et à la Chambre par 215 contre 208, exigeant que Donald Trump demande une autorisation ou mette fin à la campagne. Ro Khanna a menacé de saisir la justice, tandis que Chuck Schumer a accusé le président de créer le chaos. Le cessez-le-feu a désormais deux horloges qui tournent : l’une dans le Golfe, où les navires traversent encore le danger, et l’autre à Washington, où la force présidentielle rencontre la patience du Congrès.
D’après : Reuters, AP NEWS, SRF News, Al Jazeera Online, Handelsblatt, Irish Independent