La Russie frappe Tchernobyl, Israël éprouve la trêve à Beyrouth
Suite de l’édition de ce matin.
La Russie a frappé tôt dimanche le bâtiment d’accueil de l’Installation centralisée d’entreposage du combustible nucléaire usé de l’Ukraine, dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, selon des responsables ukrainiens et l’Agence internationale de l’énergie atomique. Energoatom a indiqué que les pompiers avaient éteint un incendie d’environ 40 mètres carrés, qu’aucun employé n’avait été blessé, qu’aucun conteneur de combustible usé ne se trouvait dans le bâtiment et que les niveaux de radiation étaient restés dans les limites autorisées. L’AIEA a déclaré que l’explosion avait tout de même causé d’importants dégâts à la façade, aux fenêtres et aux portes d’une installation qui stocke à proximité de grandes quantités de matières nucléaires.
Rafael Mariano Grossi a condamné la frappe parce qu’elle est tombée à quelques mètres de matières nucléaires et parce que Tchernobyl a déjà connu des dangers répétés pendant la guerre.
« Les attaques contre des sites nucléaires sont absolument inacceptables et constituent une violation directe des principes clés de la sûreté nucléaire, en particulier des sept piliers indispensables à la sûreté nucléaire pendant un conflit militaire. »
La frappe est survenue lors d’un échange de drones plus nourri. L’Ukraine a déclaré que la Russie avait lancé 236 drones pendant la nuit et que les forces ukrainiennes en avaient intercepté 215. La Russie a affirmé avoir abattu 500 drones ukrainiens au cours des 24 heures précédentes, tandis que l’Ukraine a fait état d’au moins deux civils tués dans des frappes distinctes à Zaporijjia et dans la région de Dnipropetrovsk.
- Russian drones launched at Ukraine overnight236
- Ukraine says intercepted215
- Russia says Ukrainian drones downed in 24h500
Israël a ensuite frappé la banlieue sud de Beyrouth après que son armée a déclaré avoir intercepté deux projectiles tirés depuis le Liban. Les médias d’État libanais ont indiqué que deux appartements avaient été touchés, tuant au moins deux personnes et en blessant 11, tandis que le Hezbollah n’a pas immédiatement revendiqué les tirs précédents. L’échange a mis à rude épreuve une trêve négociée par les États-Unis et renouvelée il y a seulement quelques jours, Washington tentant d’empêcher le Liban de compromettre les discussions liées à l’Iran. Le danger n’est pas seulement l’escalade, mais la normalisation progressive des frappes contre des sites sensibles et des capitales comme monnaie d’échange.
D’après : Al Jazeera Online, Irish Examiner, Adnkronos, Handelsblatt, La Razón, ZEIT ONLINE