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Migration · Varsovie, Bruxelles et Ceuta

L'UE va dévoiler un plan qui transforme Frontex en agence de retour dotée de pouvoirs hors de ses frontières

La Commission doit présenter cette refonte mardi 27 octobre, donnant à Frontex, basée à Varsovie, un rôle accru dans les retours, y compris hors du territoire de l'UE. Une force de réaction en 24 heures est aussi prévue.

Texte IA fondé sur les articles de Financial Times News, newsORF.at, Handelsblatt et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Varsovie, Bruxelles, Ceuta · Pologne, Belgique, Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. juin 2026Entrée en vigueur de la réforme du régime d'asile européen commun
  2. Fin juillet 2026Crise migratoire de Ceuta, avec des dizaines de milliers de personnes tentant de traverser la frontière à la nage
  3. 27 oct.Présentation de la refonte de Frontex par la Commission

Ce que la Commission va proposer

La Commission européenne doit présenter sa refonte de Frontex mardi 27 octobre, selon deux responsables de l'UE qui se sont exprimés avant l'annonce. L'agence, basée à Varsovie, aide actuellement les États membres à surveiller la frontière extérieure, par exemple par des contrôles de passeports et des patrouilles, et soutient les expulsions lorsqu'elle est sollicitée. La responsabilité des frontières et des retours reste principalement du ressort des autorités nationales. La proposition donnerait à Frontex un rôle bien plus large dans le renvoi des personnes sans droit de séjour vers leur pays d'origine, y compris des opérations de retour hors du territoire de l'UE et des transferts entre pays tiers. Les responsables décrivent l'objectif comme celui d'une véritable agence européenne de retour, tandis que la presse germanophone cite le commissaire Magnus Brunner, qui la qualifie d'agence centrale de déportation de l'UE.

Contexte juridique

Cette initiative fait suite à un nouveau règlement sur les retours approuvé par les législateurs de l'UE il y a plusieurs mois, destiné à accélérer les expulsions et à permettre aux États membres de créer des centres de déportation hors de l'UE. En juin, les dirigeants de 19 États membres ont demandé à la Commission de soutenir ces centres, y compris par un financement européen. La réforme du régime d'asile européen commun est également entrée en vigueur en juin, selon ORF. M. Brunner avait déjà déclaré le week-end précédent que Frontex devait devenir l'agence centrale de déportation. Un nouveau centre de coordination des retours doit être créé, selon une communication de la Commission citée par Handelsblatt.

Effectifs et contrôle

Les sources du FT évoquent un objectif de 30 000 agents sur les quinze prochaines années, dont 17 000 agents en réserve fournis par les États membres. Handelsblatt fait état, lui, d'un objectif actuel d'environ 10 000 agents opérationnels constituant une réserve permanente l'an prochain, composée d'environ 3 000 agents recrutés dans l'UE et de quelque 7 000 personnels fournis par les États membres pour des durées longues ou courtes. Selon le FT, le bureau des droits fondamentaux verrait son mandat réduit à l'investigation du personnel de Frontex, et non des agents des États membres travaillant sur des opérations de l'agence ; les abus commis par des agents nationaux seraient renvoyés aux autorités nationales. Selon une source, le fait que les nouveaux agents des États membres relèvent ou non de ce mandat dépendra de leurs modalités de déploiement. Le FT, citant des documents internes, indique que Frontex a déjà consigné des violences physiques contre des migrants commises par des agents grecs et des vols au préjudice de migrants par des agents en Albanie.

Réponse d'urgence après Ceuta

Ces plans s'appuient sur les leçons de la crise de Ceuta fin juillet, lorsque des dizaines de milliers de personnes, majoritairement marocaines, ont tenté de traverser la frontière à la nage, selon De Volkskrant. Cet épisode a provoqué des noyades et tendu les relations entre l'Espagne et le Maroc. Handelsblatt chiffre le bilan de la crise à au moins 140 morts. La Commission veut une force de réaction rapide capable de se déployer dans les 24 heures suivant une demande, la direction de Frontex, et non les États membres, décidant de l'envoi des gardes-frontières. La taille globale de cette force n'est pas arrêtée, mais Frontex s'étendra considérablement dans les prochaines années. Les États membres devraient partager avec l'agence les informations sur les flux migratoires potentiels ; Frontex surveillerait aussi les annonces et rumeurs sur la migration sur les réseaux sociaux, ainsi que les signalements de navires, d'aéronefs et de satellites.

Chiffres des expulsions

Selon De Volkskrant, environ 30 % des migrants qui n'ont pas le droit de rester quittent actuellement le territoire, contre 20 à 25 % les années précédentes, un niveau que la Commission juge encore trop faible. Aux termes de la proposition, les États membres devraient transmettre leurs plans d'expulsion à Frontex, qui ne les reçoit aujourd'hui que de manière ponctuelle. Frontex organiserait les vols et paierait les opérations d'éloignement. L'an passé, l'agence a organisé environ 220 vols de retour, un chiffre qui devrait fortement augmenter avec le nouveau dispositif. Les articles ne précisent pas quand le Parlement ou les États membres examineront la proposition.

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