Washington sanctionne la CPI, Pillay reçoit le prix Nobel de la paix
Suite de l’édition d’hier soir.
Le Comité Nobel norvégien a désigné Navanethem Pillay, juriste sud-africaine et ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, lauréate 2026 du prix Nobel de la paix, en saluant son action contre les crimes de guerre et son parcours au sein des juridictions internationales. En quelques heures, les États-Unis ont annoncé des sanctions contre la Cour pénale internationale, faisant passer un différend de longue date sur Gaza, Israël et la responsabilité de la plainte à la coercition.
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Benjamin Netanyahu a rejeté le prix et accusé Mme Pillay de diaboliser les Juifs, tandis que Donald Trump a relayé les critiques contre le comité Nobel avant de s'en prendre à la Norvège lors d'un meeting. Marco Rubio a fait de la mesure américaine moins un symbole qu'une stratégie de siège.
« Nous interdirons les transactions avec cette cour voyoue, en la privant de ses ressources et en paralysant sa capacité opérationnelle. »
Les gouvernements européens ont réagi rapidement, car la CPI siège à La Haye et dépend largement de la coopération financière, juridique et pratique des États. Le Canada, le Danemark, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont dit leur profond désaccord avec les sanctions, tandis que des responsables de l'UE ont affirmé disposer d'outils pour maintenir le fonctionnement de la Cour pendant le délai de six mois avant que les mesures ne produisent leurs effets.
Tomoko Akane, présidente de la CPI, a tenté de reporter la pression sur les États membres.
« La Cour continuera d'exercer pleinement son mandat, en toute indépendance et impartialité, en agissant uniquement sur la base du droit et des preuves, dans l'intérêt des innombrables victimes de crimes graves. »
Cet affrontement compte parce qu'il transforme la justice internationale en problème de gestion d'alliance : l'Europe peut faire l'éloge de l'ordre fondé sur des règles, mais elle doit désormais prouver qu'elle peut le financer et le protéger quand Washington s'attaque à la tuyauterie.
D’après : BBC, Correio da Manha, EL MUNDO, RTE.ie, eldiario.es, Jornal Expresso