Les Houthis forcent les compagnies à repenser le risque à Riyad
Nouveau
Des frappes houthistes contre l'aéroport international du Roi Khalid ont tué jeudi trois ressortissants saoudiens, dont un pilote de Saudia, et en ont blessé plusieurs autres, selon les autorités saoudiennes. Une seconde explosion signalée samedi a fait affluer les ambulances à l'aéroport et laissé cinq personnes en soins intensifs, tandis que les responsables saoudiens n'avaient pas confirmé l'évacuation au moment de la rédaction. Les compagnies aériennes ont réagi plus vite que les gouvernements : Lufthansa a suspendu ses vols vers Riyad jusqu'au 16 octobre, Air India et Pakistan International Airlines ont interrompu leurs services, et Etihad, Qatar Airways et flydubai ont annulé des liaisons, tandis que les passagers étaient invités à se renseigner avant de voyager.
Les autorités européennes de l'aviation ont élargi leurs avertissements concernant l'espace aérien saoudien après les attaques, et OPSGROUP a conseillé à ses membres d'éviter toute opération dans le royaume. Les Houthis ont revendiqué les attaques contre l'aéroport et présenté l'espace aérien saoudien comme un volet de leur campagne militaire, tandis que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a affirmé avoir détruit des plateformes de lancement houthistes et promis une riposte ferme. Plus largement, la guerre au Yémen a aussi déplacé environ 200 000 personnes lors de nouveaux affrontements, les deux camps se battant autour de territoires liés au détroit de Bab al-Mandab.
Les dégâts immédiats se sont abattus sur les pistes et les horaires, mais le message stratégique a porté plus loin : un conflit souvent jugé maîtrisable menace désormais les artères de l'aviation civile du Golfe.
D’après : Reuters, AP NEWS, Diário de Notícias, Bloomberg Business, The Independent, The Telegraph