Brief du matin, lundi 31 août

Édition du matin, lundi 31 août, 6:02.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Sécurité

Les crues frappent le Népal et le Tibet, les secouristes fouillent les tunnels

Suite de l’édition d’hier soir.

Un effondrement glaciaire le long de la frontière entre le Népal et la Chine a déversé de la glace, de la boue et de l’eau dans les vallées de la Bhotekoshi et de la Trishuli, rasant des villages et coupant des routes dans le centre du Népal. Dimanche, les bilans officiels faisaient état de près de 797 morts au total, et de plus de 3 000 personnes toujours portées disparues au Népal et au Tibet. Les équipes de secours ont aussi avancé avec difficulté dans des sites hydroélectriques dévastés, où des centaines d’ouvriers étaient donnés pour disparus après que les eaux de crue eurent inondé des tunnels et des campements de chantier.

Bilan humain et disparus de la crue himalayennepersonnes
  • Décès confirmés797
  • Disparus3 048

La catastrophe a révélé un exemple saisissant de survie. Rajendra Dawadi, directeur de l’école secondaire Tribhuvan Trishuli à Nuwakot, a évacué environ 900 élèves après avoir reçu des alertes téléphoniques indiquant que les eaux de crue avaient détruit Betrawati en amont. En quelques minutes, la crue a enseveli l’école et emporté un enseignant et un gardien qui étaient restés sur place.

« J’ai décidé que je ne devais plus tarder. Même si la crue n’arrivait pas, ce n’était qu’une question d’une seule journée de cours. »

Rajendra Dawadi

Des soldats népalais, appuyés par des équipes venues d’Inde et de Chine, ont injecté de l’oxygène dans des tunnels hydroélectriques obstrués et utilisé des caméras pour rechercher des ouvriers piégés. En aval, à Chitwan, les hôpitaux et les équipes médico-légales peinaient à identifier des corps charriés sur près de 200 kilomètres par la crue. Le désastre met à nu l’arête dure du développement himalayen : barrages, routes et écoles se trouvent désormais sous des glaciers qui peuvent céder plus vite que les systèmes d’alerte ne peuvent les atteindre.

D’après : 20 Minuten, Franceinfo, France 24, Le Temps, Ouest France, Libération

2Élections

L’Islande rejette les pourparlers avec l’UE et défend sa souveraineté halieutique

Suite de l’édition d’hier soir.

Les électeurs islandais ont rejeté un retour aux négociations d’adhésion à l’Union européenne, donnant au camp du Non 52,8 % contre 47,2 % au Oui, avec une participation de 82,5 %. Le résultat fige les négociations interrompues en 2013 et affaiblit la Première ministre Kristrún Frostadóttir, qui soutenait que les électeurs devaient pouvoir se prononcer directement sur l’opportunité de rouvrir le dossier.

Référendum islandais sur les pourparlers d’adhésion à l’UE%
  • Non52,8
  • Oui47,2

Le vote a divisé l’île selon un clivage bien connu. Reykjavik s’est prononcée en faveur des discussions, mais les circonscriptions rurales et côtières ont voté massivement contre, l’opposition dépassant 60 % dans plusieurs districts périphériques. La pêche a pesé lourd dans le vote : le secteur représente environ 15 % de la production nationale et 40 % des recettes d’exportation, si bien que Bruxelles est apparue à de nombreux électeurs moins comme un marché que comme une machine à quotas braquée sur les eaux nationales.

« Je veux être absolument claire : ce gouvernement ne reprendra pas les négociations d’adhésion durant ce mandat. »

Kristrún Frostadóttir

Les responsables européens ont choisi la retenue, affirmant respecter le verdict tout en rappelant les liens déjà existants de l’Islande avec l’Espace économique européen. Cette réponse convient pour l’instant aux deux camps : l’Islande conserve l’accès à une grande partie du marché intérieur, tandis que l’UE évite une nouvelle querelle liée à l’élargissement autour de la souveraineté, du poisson et de l’identité des petits États. Frostadóttir survit au vote, mais sa politique européenne voyage désormais en laisse, tenue par les ports.

D’après : Reuters, AP NEWS, Digi24, The Wall Street Journal, Washington Post, Le Temps

3Énergie & Commerce

Trump dirige le pétrole vénézuélien vers la réserve américaine épuisée

Nouveau

Donald Trump a déclaré que le brut vénézuélien issu d’un nouveau pacte bilatéral alimentera la Réserve stratégique de pétrole, qui détenait environ 290 millions de barils le 21 août, près d’un plus bas en 44 ans et à environ 41 % de sa capacité. L’annonce a suivi des conditions accordant aux États-Unis le contrôle majoritaire de 65 milliards de barils de réserves vénézuéliennes, soit environ un cinquième du total prouvé du pays.

« Une des choses que je vais faire avec le pétrole vénézuélien, c’est remplir les réserves nationales stratégiques qui, à cause de Joe Biden l’Endormi, ont été pratiquement vidées. »

Donald Trump

Caracas a présenté l’accord de 25 ans comme un moyen de convertir des réserves enfouies en argent, en machines et en production. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a déclaré que le projet vise plus de 1,5 million de barils par jour sur 17 champs pétrolifères stratégiques et huit nouveaux blocs d’exploration, tandis que des responsables vénézuéliens ont estimé à environ 209 milliards de dollars les recettes pour les caisses de l’État selon leurs hypothèses de référence. Des manifestants à Caracas se sont tout de même rassemblés contre le rôle américain dans le secteur pétrolier.

La politique autour de l’accord est plus étrange que les barils. Des photographies de Nicolás Maduro sont apparues depuis un centre de détention de Brooklyn deux jours après que les autorités vénézuéliennes ont confirmé le pacte avec Washington, des mois après que les forces des États-Unis l’ont capturé à Caracas et transféré à New York pour y être jugé. Politique énergétique, changement de régime et poursuites pénales ont désormais fusionné en un seul marchandage, avec le pétrole faisant le travail diplomatique que les ambassadeurs revendiquaient autrefois pour eux-mêmes.

D’après : Reuters, The New York Times, Bloomberg Business, Il Sole 24 ORE, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, LaVanguardia

4Découvertes

La NASA lance le télescope Roman pour cartographier le cosmos obscur

Suite de l’édition d’hier soir.

La NASA a lancé le télescope spatial Nancy Grace Roman depuis le Kennedy Space Center à bord d’une Falcon Heavy de SpaceX, envoyant un observatoire de la taille d’un autobus vers le point de Lagrange Soleil-Terre L2, à environ 1,6 million de kilomètres de la Terre. La mission, développée pour un coût d’environ 4 à 4,3 milliards de dollars, passera plus de trois mois en transit avant d’entamer un relevé de référence de cinq ans, avec des réserves de carburant et des possibilités d’amarrage susceptibles de prolonger sa durée de vie.

Roman est conçu pour l’ampleur plutôt que pour le spectaculaire du gros plan. Sa caméra infrarouge de 300 mégapixels dispose d’un champ de vision 100 fois plus vaste que celui de Hubble et peut cartographier le ciel 1 000 fois plus vite, permettant aux astronomes de dresser la carte de milliards de galaxies au lieu de scruter de minces bandes du ciel. La NASA affirme que Roman pourrait cartographier la Voie lactée en environ un mois, une tâche qui prendrait à Hubble près d’un siècle.

« Ce sera comme si Hubble et James Webb avaient en quelque sorte regardé l’univers par un trou de serrure, tandis que Nancy Grace Roman défoncera la porte. »

Nicola Fox
Composition de l’univers que Roman étudiera%
  • Matière ordinaire5
  • Matière noire27
  • Énergie noire68

La cible du télescope, ce ne sont pas seulement de jolies images. Selon la cosmologie, la matière ordinaire ne représente que 5 % de l’univers, contre 27 % pour la matière noire et 68 % pour l’énergie noire, et Roman mesurera comment ces composantes invisibles ont façonné l’expansion cosmique. Un miroir de satellite espion est devenu une machine au service de la recherche publique, ce qui est une jolie conversion américaine : de l’observation secrète de la Terre à l’observation au grand jour de l’univers.

D’après : Courrier international, SRF News, Berliner Zeitung, LaSexta, Ars Technica, 20 minutos

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