Les crues frappent le Népal et le Tibet, les secouristes fouillent les tunnels
Suite de l’édition d’hier soir.
Un effondrement glaciaire le long de la frontière entre le Népal et la Chine a déversé de la glace, de la boue et de l’eau dans les vallées de la Bhotekoshi et de la Trishuli, rasant des villages et coupant des routes dans le centre du Népal. Dimanche, les bilans officiels faisaient état de près de 797 morts au total, et de plus de 3 000 personnes toujours portées disparues au Népal et au Tibet. Les équipes de secours ont aussi avancé avec difficulté dans des sites hydroélectriques dévastés, où des centaines d’ouvriers étaient donnés pour disparus après que les eaux de crue eurent inondé des tunnels et des campements de chantier.
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La catastrophe a révélé un exemple saisissant de survie. Rajendra Dawadi, directeur de l’école secondaire Tribhuvan Trishuli à Nuwakot, a évacué environ 900 élèves après avoir reçu des alertes téléphoniques indiquant que les eaux de crue avaient détruit Betrawati en amont. En quelques minutes, la crue a enseveli l’école et emporté un enseignant et un gardien qui étaient restés sur place.
« J’ai décidé que je ne devais plus tarder. Même si la crue n’arrivait pas, ce n’était qu’une question d’une seule journée de cours. »
Des soldats népalais, appuyés par des équipes venues d’Inde et de Chine, ont injecté de l’oxygène dans des tunnels hydroélectriques obstrués et utilisé des caméras pour rechercher des ouvriers piégés. En aval, à Chitwan, les hôpitaux et les équipes médico-légales peinaient à identifier des corps charriés sur près de 200 kilomètres par la crue. Le désastre met à nu l’arête dure du développement himalayen : barrages, routes et écoles se trouvent désormais sous des glaciers qui peuvent céder plus vite que les systèmes d’alerte ne peuvent les atteindre.
D’après : 20 Minuten, Franceinfo, France 24, Le Temps, Ouest France, Libération