
Un directeur d'école au Népal évacue 900 élèves quelques minutes avant qu'une crue glaciaire mortelle ne détruise l'établissement
Rajendra Dawadi a évacué l'école secondaire Tribhuvan Trishuli à Nuwakot dix minutes avant que les eaux de crue ne détruisent le campus, alors que le bilan régional des inondations atteignait 797 morts.
Évacuation à l'école secondaire Tribhuvan Trishuli
Rajendra Dawadi, le directeur âgé de 47 ans de l'école secondaire Tribhuvan Trishuli à Nuwakot, a ordonné une évacuation d'urgence mercredi matin après avoir reçu des avertissements concernant une crue imminente. L'école comptait un peu plus de 1 600 élèves inscrits, dont environ 900 déjà présents sur place et 700 en route à pied ou en bus scolaires. À 09 h 10, heure locale (03 h 25 GMT), Dawadi a reçu quatre appels téléphoniques en quelques minutes, dont des alertes indiquant que les eaux en amont avaient déjà dévasté la localité de Betrawati. Dawadi a demandé aux enseignants de guider les élèves vers des hauteurs et a contacté les chauffeurs pour faire demi-tour aux bus en route avant que la crue n'atteigne les grilles de l'école. Il a pris la décision immédiate d'évacuer le bâtiment sans attendre de confirmation visuelle.
J'ai décidé que je ne devais plus tarder. Même si la crue ne venait pas, ce n'était qu'une question d'une seule journée de cours.
Fuite et destruction sur le campus
Les élèves et le personnel ont fui derrière l'école par un chemin étroit et boueux, puis ont gravi une échelle raide vers des hauteurs. Un élève qui s'est évanoui dans la panique a été évacué à l'arrière d'une moto tandis que d'autres couraient vers le haut. Dix minutes après l'ordre d'évacuation, les eaux de crue ont englouti un bâtiment d'internat situé à 100 mètres de la rivière et ont enseveli le bâtiment principal de l'école sous la boue et les débris. Un professeur d'histoire de 32 ans, arrivé tôt pour des cours supplémentaires, a été emporté par le courant, ainsi qu'un concierge qui tentait de verrouiller les portes. Yunisha Amatya, une élève de 16 ans, a atteint la sécurité peu avant que le bazar environnant ne soit emporté, retrouvant plus tard sa mère, Sabina Shrestha, après trois jours de communications perturbées.
Si nous n'avions pas pris une décision rapide, si cela avait été 10 minutes plus tard, nous tous – y compris les élèves et moi – ne pourrions pas vous parler aujourd'hui.
- Une rupture glaciaire déclenche des crues éclair le long de la frontière entre le Népal et le Tibet.
- Rajendra Dawadi reçoit des appels d'avertissement indiquant que les eaux de crue ont atteint Betrawati.
- L'ordre d'évacuation est donné et les bus scolaires en route font demi-tour.
- Le bilan régional des morts atteint 797 alors que les équipes de recherche entrent dans le cinquième jour des opérations de sauvetage.
Victimes régionales au Népal et au Tibet
La crue a débuté le 26 août par une rupture glaciaire le long de la frontière entre le Népal et le Tibet, provoquant des destructions massives le long des vallées fluviales. Au 30 août, le bilan combiné des deux territoires atteignait 797 morts, la police népalaise confirmant 794 corps retrouvés au Népal à 17 h 45, heure locale, et les autorités chinoises faisant état de 16 morts au Tibet. Les bilans officiels font état de 3 048 personnes disparues dans les deux territoires, dont 2 426 au Népal et 546 au Tibet. Les disparus au Tibet incluent 261 ressortissants étrangers de 23 pays, parmi lesquels 49 citoyens indiens et plusieurs touristes allemands. Des localités entières ont subi d'importants dégâts d'infrastructure, avec des pertes financières estimées à plusieurs milliards.
Intervention d'urgence et travailleurs des infrastructures bloqués
Les opérations de sauvetage sont entrées dans leur cinquième jour le 30 août, avec plus de 19 800 militaires et policiers déployés dans les zones sinistrées. Les équipes de recherche avaient secouru 8 730 personnes et soigné au moins 239 blessés. De graves perturbations logistiques et des liaisons de communication coupées ont entravé les efforts de secours en cours, obligeant les agences gouvernementales à publier des mises à jour des victimes plusieurs fois par jour. Outre les zones résidentielles, les inondations ont frappé des infrastructures critiques, laissant près de 1 000 travailleurs piégés à l'intérieur de centrales hydroélectriques endommagées.
- Personnes secourues
- 8730
- Disparus au Népal et au Tibet
- 3048
- Travailleurs piégés dans les centrales hydroélectriques
- 1000
- Morts confirmés au Népal et au Tibet
- 797
- Blessés
- 239


