L’Iran pleure Khamenei tandis que les guerres élargissent leur géographie
Suite de l’édition de ce matin.
L’Iran a entamé à Téhéran six jours de funérailles pour Ali Khamenei, remplissant le Grand Mosalla Imam-Khomeini de personnes en deuil vêtues de noir, de drapeaux rouges et de chants appelant à la vengeance. Les autorités ont exposé le cercueil de Khamenei aux côtés de quatre cercueils de proches tués dans la même frappe du 28 février, tandis que des délégations étrangères venues d’Irak, du Pakistan, de Russie et de Chine avaient assisté aux cérémonies précédentes. Mojtaba Khamenei, choisi comme Guide suprême en mars, n’est pas apparu en public, ce qui a transformé des funérailles censées incarner la continuité en un nouvel exercice d’incertitude contrôlée.
« Nous sommes tous ici pour réclamer vengeance par le sang pour notre chef. Nous écouterons tous son fils. Il guidera la révolution vers l’avenir. »
La Russie a dit à Vladimir Poutine que ses forces avaient pris Kostiantynivka, une ville stratégique sur la route de Kramatorsk et Sloviansk. L’Ukraine a rejeté cette affirmation, déclaré que ses troupes tenaient encore des positions, et décrit un combat difficile contre de petits groupes d’infanterie russes à l’intérieur de la ville. Toute confirmation indépendante reste impossible, ce qui fait de cette bataille une affaire de moral et de cartes autant que de rues et de tranchées.
L’Ukraine a également frappé des infrastructures pétrolières russes près de Saint-Pétersbourg, selon des responsables russes, qui ont dit que les défenses aériennes avaient intercepté des dizaines de drones et qu’il n’y avait pas eu de victimes. Des responsables ukrainiens, de leur côté, ont déclaré qu’une bombe planante russe avait tué quatre personnes à Soumy, dont un enfant, tandis que des frappes plus larges tuaient des civils à Dnipropetrovsk et à Zaporijjia. Au Mali, des attaques coordonnées ont touché cinq sites, dont une prison au sud de Bamako, alors que les séparatistes touaregs et les forces liées aux jihadistes maintenaient la pression sur la junte et ses alliés russes.
Le schéma du jour est clair : chaque conflit déborde désormais sa ligne de front officielle, jusque dans les funérailles, les terminaux pétroliers, les prisons et les villes qui pensaient que la distance offrait encore une protection.
D’après : Neue Zürcher Zeitung, France 24, BBC, Franceinfo, Jornal Expresso, Notícias ao Minuto
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