Gouvernement · Berlin

Le Bundestag votera le 5 novembre sur une réforme du permis de conduire moins chère

Le Bundestag doit se prononcer le jeudi 5 novembre 2026 sur la première partie d'une réforme destinée à rendre le permis de conduire allemand moins cher. Les associations de moniteurs d'auto-école doutent des économies promises, tandis que l'ADAC accueille favorablement le projet.

Texte IA fondé sur les articles de tagesschau.de, Berliner Zeitung, stern.de et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 4 nov.La commission des transports approuve le texte sous forme amendée
  2. 5 nov.Vote du Bundestag prévu sur la première partie de la réforme
  3. 1 juil.Entrée en vigueur prévue des principales modifications

Ce que le Bundestag va décider

Le Bundestag doit voter le jeudi 5 novembre 2026 sur la première partie d'une réforme visant à rendre l'apprentissage de la conduite moins cher et plus numérique. Le vote porte sur des modifications de la Fahrlehrergesetz (loi sur les moniteurs d'auto-école) et de la Straßenverkehrsgesetz (loi sur la circulation routière). La commission des transports a adopté le texte mercredi 4 novembre 2026 sous une forme amendée, la CDU/CSU et le SPD votant pour, l'AfD, les Verts et la Gauche contre. Une seconde partie, un règlement ministériel, doit également recevoir l'accord du Bundesrat, et les principales modifications devraient désormais entrer en vigueur le 1er juillet 2027, plus tard que le projet initial de début 2027.

Coûts et économies

Selon le ministère fédéral des Transports, un permis de la catégorie B coûte en moyenne environ 3 400 euros. Les frais des examens théorique et pratique au TÜV ou à la DEKRA sont fixés par la loi, tandis que les auto-écoles fixent librement le prix des leçons. L'Office fédéral de la statistique a indiqué que les coûts ont augmenté plus vite que les prix à la consommation chaque année entre 2021 et 2024, avec une hausse de 5,8 % en 2024 contre 2,2 % pour les prix à la consommation dans leur ensemble.

Évolution 2024 : coût du permis de conduire et prix à la consommation% par rapport à l'année précédente
Coût du permis de conduire
5.8 % par rapport à l'année précédente
Prix à la consommation (ensemble)
2.2 % par rapport à l'année précédente

Données tirées du texte de l’article

Le ministre des Transports Steffen Bilger, interrogé par Welt, a déclaré que les apprentis conducteurs pourraient économiser plusieurs centaines d'euros, et au mieux jusqu'à 1 000 euros, en s'appuyant sur les prévisions des associations professionnelles. Il a aussi souligné les fortes disparités régionales et le fait que certains élèves ont besoin de plus de leçons que d'autres. L'ADAC estime que les coûts pourraient baisser d'un tiers dans des conditions optimales.

Ce qui change en théorie et en pratique

Les cours de théorie ne devraient plus obligatoirement se dérouler en présentiel. Les élèves pourraient étudier chez eux via une application, en format hybride dans une auto-école, ou en salle comme auparavant. Les règles sur les surfaces de salle et sur l'ordre des contenus de cours seraient supprimées, et le catalogue de questions de l'examen théorique serait raccourci. Chaque question d'examen vaudrait un point au lieu de deux à cinq points de pénalité pondérés, les questions liées à la sécurité devant toutefois toujours recevoir une réponse correcte. L'obligation fixe de douze trajets spéciaux de 45 minutes couvrant la nuit, la route de campagne et l'autoroute disparaîtrait, les auto-écoles fixant les heures en fonction des capacités de chaque élève. Après avoir réussi l'examen théorique et suivi au moins six leçons, les élèves pourraient s'exercer sur la voie publique avec des proches. Ces accompagnateurs devraient détenir un permis de conduire depuis au moins sept ans et ne pas avoir plus d'un point sur leur permis. L'apprentissage avec les parents est déjà autorisé au Luxembourg et en Autriche.

Objections des moniteurs d'auto-école

Kurt Bartels, directeur adjoint de la Bundesvereinigung der Fahrlehrerverbände, critique vivement le projet.

« Cela se fait clairement au détriment de la sécurité routière. »

Kurt Bartels

Kurt Bartels a indiqué que l'association accepterait moins d'heures de théorie obligatoires mais insiste pour qu'une part contraignante de présentiel soit maintenue. Sans cela, avertit-il, les élèves qui auraient manqué des contenus en cours numérique auraient besoin de leçons pratiques supplémentaires, ce qui annulerait les économies. Il doute aussi que les auto-écoles fassent des économies sur les coûts de salle, beaucoup ayant des baux de longue durée ou étant propriétaires de leurs locaux. Les Verts et la Gauche ont averti que les coûts pourraient simplement se reporter sur davantage de leçons classiques ou sur des primes d'assurance plus élevées, et Christian Hirte (CDU), secrétaire d'État parlementaire, a jugé de telles hausses de primes envisageables.

Soutien et prochaines étapes

L'ADAC accueille favorablement la réforme, et une porte-parole a déclaré qu'elle offrait une chance de rendre l'obtention du permis plus souple et moins chère. Le club automobile insiste toutefois pour que les baisses de coûts ne se fassent pas au détriment de la qualité de la formation et de la sécurité routière. Le député CDU Henning Rehbaum a déclaré que l'ampleur des économies dépendait des Länder.

« Le potentiel d'économies pour 800 000 élèves conducteurs par an dépend fortement de la manière dont les États fédérés feront évoluer le règlement désormais examiné au Bundesrat. »

Henning Rehbaum, député CDU au Bundestag

Après le vote du Bundestag, la loi et le règlement qui l'accompagne doivent encore être approuvés par le Bundesrat. L'entrée en vigueur des principales modifications est prévue pour le 1er juillet 2027.

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