Gouvernement · Berlin

Le Bundestag débat de la réforme de la dépendance de Linnemann, qui laisse un manque de 7,6 milliards d'euros

La première lecture est fixée au jeudi 5 novembre, et les mesures du texte devraient rapporter 6,25 milliards d'euros en 2027, face à un déficit estimé à 7,6 milliards d'euros. Les assurés sans enfant et les conjoints aujourd'hui couverts gratuitement paieraient davantage.

Texte IA fondé sur les articles de Bayerischer Rundfunk, Norddeutscher Rundfunk, Focus et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 1 janv.Plusieurs changements doivent entrer en vigueur
  2. 2028Supplément de 0,52 % pour les conjoints et cotisations patronales pour les minijobs attendus
  3. 2029Début des revalorisations annuelles indexées sur l'inflation

Le déficit et la première lecture

Le Bundestag tiendra jeudi 5 novembre la première lecture du projet de loi du gouvernement sur la dépendance, un texte du ministre de la Santé Carsten Linnemann (CDU) destiné à éviter une hausse générale des cotisations au nouvel an. M. Linnemann chiffre le déficit de l'assurance dépendance à 7,6 milliards d'euros pour 2027 et avertit qu'il pourrait atteindre 15 milliards d'euros en 2028 sans contre-mesures. Les dépenses atteignent déjà 74 milliards d'euros par an. Les mesures devraient rapporter 6,25 milliards d'euros en 2027, un écart subsisterait donc. Plusieurs changements doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2027, et le cabinet a adopté le projet fin septembre après une controverse qui a duré jusqu'à la dernière minute. Les groupes de la coalition au Parlement peuvent encore l'amender.

Assurance dépendance : écart 2027 et risque 2028milliards d'euros
Déficit projeté pour 2027
7.6 milliards d'euros
Effet attendu des mesures en 2027
6.25 milliards d'euros
Déficit possible en 2028
15 milliards d'euros

Données tirées du texte de l’article

Qui paie davantage

Les assurés sans enfant subissent la hausse la plus nette. Leur supplément augmente de 0,3 point à 0,9 % à partir de 2027, ce qui devrait rapporter environ 3,3 milliards d'euros selon le gouvernement, portant leur cotisation totale à 4,5 % du salaire brut, contre 3,6 % pour les personnes ayant un enfant. Le plafond de cotisation serait relevé une fois de 300 euros par mois, ce qui coûterait aux hauts revenus au maximum 17 euros de plus par mois et rapporterait à l'État environ un demi-milliard d'euros. Les conjoints aujourd'hui assurés gratuitement paieraient un supplément de 0,52 % à partir de 2028, les enfants, les parents d'enfants de moins de 12 ans et les personnes qui s'occupent d'un proche conservant leur couverture gratuite. Les employeurs paieraient aussi des cotisations pour les minijobs à partir de 2028.

Des coupes pour les personnes dépendantes

Le niveau de dépendance 1 deviendrait plus difficile à atteindre, et le budget d'allègement prévu pour ce niveau serait supprimé malgré les critiques persistantes. Pour les niveaux 2 à 5, le projet plafonnerait la hausse des coûts des prestations en espèces, des prestations de soins et de l'hébergement temporaire, normalement indexés sur les prix. La revalorisation prévue pour 2028 disparaîtrait, et les ajustements annuels liés à l'inflation ne commenceraient qu'en 2029. Les coupes prévues dans les pensions des aidants familiaux ont été abandonnées. Dirk Wiese, premier directeur des affaires parlementaires du groupe SPD, critique un effet de seuil brutal dans le montant de l'allègement et réclame des règles transitoires, en pointant les prestataires de soins qui pourraient devoir mettre fin à des contrats de travail au 1er janvier.

Les proches et le coût humain

Une femme de 54 ans de Hambourg organise depuis plus de quatre ans la prise en charge de sa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer, et décrit la paperasse et l'inquiétude permanente. Sa mère vit désormais dans un établissement proche après un séjour dans une autre ville, à environ une heure de route. M. Linnemann présente la réforme comme un soutien au maintien à domicile et, dans un entretien à RP Online, a déclaré :

« Je connais l'aide à domicile dans ma propre famille, et c'est pourquoi je sais que la prise en charge est différente dans chaque famille. »

Carsten Linnemann, ministre allemand de la Santé

Il veut aussi que la prévention, le conseil et la réadaptation retardent le besoin de soins.

Les critiques et ce qui reste ouvert

Katrin Staffler, commissaire du gouvernement à la dépendance, a averti que des charges supplémentaires pèseraient lourdement sur les proches, et elle a déclaré à Bild que les proches travaillent 24 heures sur 24 et ont besoin de respirer. Anja Piel, de la Confédération allemande des syndicats (DGB), a estimé que le texte a besoin d'améliorations réelles plutôt que de nouvelles économies :

« Au lieu de nouvelles économies, les personnes dépendantes et les assurés ont enfin besoin d'améliorations sensibles. »

Anja Piel

Anja Piel a cité le plafonnement des frais restant à charge comme l'un des points les plus importants. Oliver Blatt, président de l'association faîtière GKV, a réclamé une répartition plus juste des charges. Une commission d'experts distincte doit proposer une réforme structurelle de long terme d'ici à la fin de l'année.

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Sources et contexte

Organisations
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