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Diplomatie · Washington, Téhéran et Doha

Vance écrit à Rezaei pour relancer les discussions, Trump envisage des frappes après les midterms

La lettre, remise à Mohsen Rezaei le dimanche 25 octobre, propose des discussions globales incluant le programme nucléaire iranien, alors que Trump envisage de nouvelles frappes après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Berliner Zeitung, Digi24, The New York Times et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Téhéran, Doha · États-Unis, Iran, Qatar
Comment on en est arrivé là
  1. 25 oct.La lettre de Vance est remise à Rezaei par des médiateurs qataris
  2. 28 oct.Trump affirme avoir approuvé la lettre de Vance mais nie avoir lancé l'initiative
  3. 29 oct.Rezaei doit donner une réponse formelle d'ici jeudi
  4. 3 nov.Élections de mi-mandat aux États-Unis, après lesquelles Trump envisage de nouvelles frappes

Une lettre au chef de la sécurité de Téhéran

Le vice-président JD Vance a écrit à Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, pour tenter de relancer des négociations de paix globales, selon un haut responsable américain et un responsable iranien cités par The New York Times. La lettre est passée par des médiateurs qataris et a été remise à Rezaei le dimanche 25 octobre. Vance y propose que des responsables américains et iraniens se rencontrent prochainement et indique qu'il dirigerait les discussions pour les États-Unis. Le Wall Street Journal décrit le document comme un cadre de négociation plutôt qu'un accord de paix abouti, et la lettre n'a pas été rendue publique. Axios, citant un responsable américain, rapporte que toute discussion destinée à écarter des frappes devrait porter sur le programme nucléaire iranien.

La position de l'Iran et le calendrier

Le responsable iranien a déclaré au Times que Téhéran avait bien accueilli la proposition, et que Rezaei devait donner une réponse formelle d'ici le jeudi 29 octobre. Le Berliner Zeitung rapporte que les discussions pourraient débuter au Qatar ou en Turquie la semaine du 2 novembre, un calendrier qu'il dit non confirmé. Les exigences de l'Iran et la position de Washington divergent, selon ces informations : Téhéran veut d'abord la levée du blocus américain de ses ports et un allègement économique, tandis que les États-Unis veulent des concessions sur la question nucléaire. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a écrit mercredi sur X que Téhéran « continue de donner une chance à la diplomatie » et travaille avec les médiateurs sur des idées issues d'une proposition antérieure que Trump avait rejetée le mois dernier.

La version de Trump

Trump a confirmé mercredi que Vance avait discuté de cette démarche avec lui, et a indiqué que Vance lui avait demandé s'il devait écrire la lettre et qu'il lui avait dit d'y aller. Il a rejeté l'idée d'avoir lancé l'initiative, et a décrit son objectif différemment des rapports de presse, affirmant qu'il s'agissait de faire parvenir des médicaments et d'autres aides à l'Iran. Interrogé sur le sujet avant un meeting dans l'Ohio, il a déclaré :

« Il m'a demandé ce que j'en pensais. J'ai dit : si tu veux le faire, c'est d'accord. »

Donald Trump, président américain

Dimanche, Trump avait déclaré à Fox News qu'il choisissait entre conclure un accord avec l'Iran et en finir, selon The Independent.

Des frappes envisagées après les midterms

Trump envisage une nouvelle campagne de frappes après les élections de mi-mandat du 3 novembre, et le New York Times rapporte que l'armée américaine a établi une liste de cibles élargie incluant les infrastructures énergétiques. Deux diplomates informés du dossier ont déclaré à l'Associated Press que Washington a demandé à plusieurs pays du Moyen-Orient et alliés de se préparer à une éventuelle reprise de l'action militaire, sans que Trump ait pris de décision finale. L'Iran a averti qu'il riposterait avec force, en visant les infrastructures et les câbles sous-marins de la région. Depuis début septembre, aucun des deux pays n'a mené d'attaques de grande ampleur sur des cibles terrestres, et la confrontation se joue principalement en mer, avec un blocus américain des ports iraniens et l'Iran cherchant à contrôler le détroit d'Ormuz. The Independent a également lié la montée des tensions à une intensification des frappes houthies sur l'Arabie saoudite.

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