Cinéma & Médias · Madrid et Barcelone
« Ruega por nosotras » de Daniel Monzón revisite le Patronato de Protección a la Mujer de l'époque franquiste
Le nouveau film de Daniel Monzón, Ruega por nosotras, sort dans les salles espagnoles le vendredi 6 novembre. Il met en scène le Patronato de Protección a la Mujer, une institution d'État qui a fonctionné jusqu'en 1985. Les critiques de plusieurs médias espagnols y voient un film carcéral construit autour de deux jeunes femmes.
Texte IA fondé sur les articles de LaVanguardia, El Periódico, EL PAÍS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Ruega por nosotras, réalisé par Daniel Monzón et porté par Zoe Bonafonte et Manuela Calle, sort dans les salles espagnoles le 6 novembre 2026.
Le Patronato de Protección a la Mujer, créé sous Franco, a continué de fonctionner jusqu'en 1985, bien après la mort du dictateur en 1975.
L'histoire se déroule en 1974 et suit Ana, 19 ans, envoyée dans un centre de redressement madrilène dirigé par des religieuses.
El Mundo a attribué trois étoiles au film et Oti Rodríguez Marchante, de ABC, deux étoiles, en critiquant ses stéréotypes.

Un film sur une institution oubliée
Ruega por nosotras suit Ana, 19 ans, issue d'une famille aisée de Barcelone, internée dans un centre du Patronato à Madrid après une soirée. L'action se déroule en 1974, un an avant la mort de Franco, et couvre environ cinq ans. Zoe Bonafonte incarne Ana et Manuela Calle joue Sole, une jeune femme d'origine plus modeste qui a rompu avec sa famille. Écrit par Daniel Monzón et Jorge Guerricaechevarría, le scénario s'appuie sur le livre du même titre de Consuelo García del Cid Guerra, ancienne pensionnaire de l'institution.
L'institution et son héritage
Le Patronato de Protección a la Mujer était une institution franquiste rattachée au ministère de la Justice, qui visait à « régénérer » les jeunes femmes considérées comme « déchues ou en risque de l'être ». Les critiques rappellent qu'il a accueilli des dizaines de milliers de filles dans des centres gérés par des congrégations religieuses, où elles subissaient des châtiments corporels sévères et des violences psychologiques. L'institution a continué de fonctionner après la mort de Franco et n'a fermé qu'en 1985, un fait que le film met en avant. Monzón affirme que l'histoire repose sur des témoignages d'anciennes pensionnaires.
« C'est une réalité qu'il faut connaître. »
Accueil critique
Les critiques divergent sur l'approche du film. El Mundo lui a attribué trois étoiles et parle d'une reconstitution précise et claustrophobe de la machine répressive du régime. El Confidencial et La Vanguardia relèvent ses codes de drame carcéral, tandis que le critique de ABC Oti Rodríguez Marchante lui donne deux étoiles et estime que le film s'appuie sur des figures convenues, comme les filles sages, les religieuses cruelles et une famille froide. EL PAÍS écrit que le film adoucit une partie du réalisme le plus dur des situations qu'il dépeint.
Contexte de la sortie
Le film a été présenté hors compétition au festival de Saint-Sébastien. Les victimes du Patronato réclament justice, vérité et réparation à l'État espagnol et à l'Église catholique. En mars, 53 anciennes pensionnaires ont reçu une reconnaissance, et le système fait actuellement l'objet d'une enquête pour violation des droits humains. Les critiques soulignent que le Patronato avait peu été traité par le cinéma espagnol avant cette sortie.
- El Mundo
- 3 étoiles
- ABC
- 2 étoiles
Données tirées du texte de l’article
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Sources et contexte
- LaVanguardia« Ruega por nosotras » (★★★✩✩), les indomptables et autres sorties de la semaine'Ruega por nosotras' (★★★✩✩), las indomables y otros estrenos de la semana · original en espagnol
- El PeriódicoDaniel Monzón présente « Ruega por nosotras » : « Pendant que je m'amusais avec mes amis, des filles de mon âge subissaient les tortures du Patronato de Protección juste à côté »Daniel Monzón estrena 'Ruega por nosotras': "Mientras yo me divertía con mis amigos, chicas de mi edad sufrían al lado de casa las torturas del Patronato de Protección' · original en espagnol
- EL PAÍS« Ruega por nosotras » : dénonciation impérieuse et mal mesurée contre les maisons de correction pour femmes franquistes'Ruega por nosotras': imperiosa y mal medida denuncia contra los reformatorios femeninos franquistas · original en espagnol
- El Confidencial« Ruega por nosotras » : comment survivre (ou non) au Patronato de la Mujer sous le franquisme (et après)'Ruega por nosotras': cómo sobrevivir (o no) al Patronato de la Mujer en el franquismo (y después) · original en espagnol
- Daniel Monzón
- Réalisateur et co-scénariste de Ruega por nosotras
- Zoe Bonafonte
- Actrice qui incarne Ana dans le film
- Jorge Guerricaechevarría
- Co-scénariste du film
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