Sécurité · Woudenberg et Utrecht

Le tribunal d'Utrecht condamne un couple de Woudenberg à 20 et 12 ans de prison pour des violences sexuelles sur six enfants

Le couple a abusé de six enfants âgés de 0 à 10 ans pendant près de cinq ans. Le tribunal d'Utrecht a prononcé des peines inférieures aux 30 et 20 ans requis par le parquet, et les deux accusés ont aussi été condamnés à une mesure de TBS avec placement sous contrainte.

Texte IA fondé sur les articles de Telegraaf, NOS et NRC. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Woudenberg, Utrecht · Pays-Bas
Comment on en est arrivé là
  1. Période des faitsLe couple abuse de six enfants pendant près de cinq ans
  2. Début 2025Le couple est arrêté après que deux enfants ont raconté les abus à leurs parents
  3. 3 nov.Le tribunal d'Utrecht prononce des peines de 20 et 12 ans de prison

Le verdict

Le tribunal de district d'Utrecht a condamné mardi 3 novembre 2026 Richard van den B. (57 ans) à 20 ans de prison et à une mesure de TBS avec placement sous contrainte. Son ancienne compagne, Evertje van E. (34 ans), a écopé de 12 ans, assortis de la même mesure. Tous deux sont originaires de Woudenberg, un village de la province d'Utrecht. Le ministère public (OM) avait requis 30 ans contre lui et 20 ans contre elle, dans les deux cas avec TBS. Le tribunal s'est appuyé sur des affaires globalement comparables et a donc prononcé des peines plus basses ; il a par ailleurs estimé que toutes les charges n'étaient pas établies.

Peines de prison requises et prononcéesannées
Peine requise contre Richard van den B.
30 années
Peine prononcée contre Richard van den B.
20 années
Peine requise contre Evertje van E.
20 années
Peine prononcée contre Evertje van E.
12 années

Données tirées du texte de l’article

Les faits

Pendant près de cinq ans, le couple a abusé sexuellement de six enfants, dont certains n'avaient que quelques mois au début des faits. Quatre des victimes sont les enfants d'une amie proche de Van E. et deux sont les enfants de son frère. Le couple les gardait régulièrement. Selon le parquet, Van den B. abusait des enfants pendant qu'ils étaient sous sa garde, tandis que Van E. les tenait ou les droguait au GHB. L'estimation prudente du ministère public compte plus de 700 faits, un chiffre publié plus tôt par RTV Utrecht et repris par NOS. Selon NRC, cinq des victimes sont des filles et une est un garçon, deux enfants ont été violés et plusieurs ont été contraints de regarder de la pornographie et d'assister aux rapports sexuels du couple.

Les magistrats du parquet ont qualifié ces actes de « glaçants » et de « sadiques », estimant que leur impact était comparable à celui d'un homicide. Le tribunal a retenu l'administration de drogue comme circonstance aggravante. Une fille a perdu connaissance et s'est retrouvée sans défense. Le juge a déclaré que les enfants avaient été évoqués « d'une manière choquante ».

Comment l'affaire a éclaté

L'affaire a éclaté au début de 2025, lorsque deux des enfants ont raconté à leurs parents les abus subis à la maison. Les deux suspects ont été arrêtés peu après. Telegraaf rapporte également qu'une remarque d'une enfant à sa mère au sujet d'un « secret » a déclenché l'affaire. La police a trouvé des photos et des vidéos ainsi qu'environ 8 000 pages de messages de discussion dans lesquels le couple fantasmait sur les abus et évoquait ce qu'il avait fait.

La version des accusés

Van den B. a nié l'essentiel des faits. Il a admis une addiction sexuelle mais affirmé avoir abusé des enfants « pas délibérément », et a déclaré au tribunal n'avoir aucun souvenir actif des actes. Le tribunal a jugé cette version totalement invraisemblable. Les experts n'ont pas pu se prononcer en faveur d'une TBS pour lui, mais le juge a tout de même prononcé une mesure de placement sous contrainte, estimant qu'il ne peut pas revenir dans la société sans traitement. Van E. a d'abord nié les faits, puis admis avoir donné du GHB aux enfants et les avoir tenus pendant que son compagnon de l'époque abusait d'eux. Elle a dit avoir coopéré par peur de lui. Les experts ont diagnostiqué chez elle plusieurs troubles, dont un syndrome de stress post-traumatique lié à des années d'abus sexuels commis par son père, condamné pour ces faits. Sa responsabilité pénale atténuée explique la peine plus courte. Tous deux sont soumis à une interdiction d'entrer en contact avec leurs victimes.

La suite

Le ministère public et les suspects disposent de deux semaines pour faire appel. Les avocats de la défense ont laissé entendre qu'ils ne feraient pas appel si le parquet n'en faisait pas. Dans une première réaction, un porte-parole du ministère public a indiqué que celui-ci étudiait encore le jugement. Les familles des victimes souhaitent la paix et la discrétion.

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Sources et contexte

Lieux
Utrecht

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