
Le procès de la "maison de l'horreur" de Soest s'ouvre à Arnsberg, la compagne du principal accusé également mise en examen
Quatre hommes, dont deux adolescents, ont comparu lundi 12 octobre devant le tribunal régional d'Arnsberg pour des mois de sévices infligés à une femme sans domicile fixe à Soest. À l'ouverture de l'audience, le parquet a annoncé qu'une cinquième suspecte, la compagne du principal accusé, est désormais placée en détention provisoire.
Les chefs d'accusation
Quatre accusés comparaissent devant le Landgericht d'Arnsberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, pour des faits qui incluent coups et blessures, viol, contrainte et privation illégale de liberté. Selon le parquet, ils ont maltraité une femme sans domicile fixe de 33 ans dans une maison mitoyenne de Soest entre juillet et novembre 2025. Le principal accusé, Dennis J., et Kevin S., 25 ans, sont les deux hommes les plus lourdement mis en cause ; l'acte d'accusation place Kevin S. dans la maison avec Dennis J. et leurs coaccusés. Dennis J. est un infirmier diplômé de 29 ans, et selon le parquet, il a exploité le besoin de nourriture et d'abri de la victime ainsi que sa dépendance à l'égard de sa compagne, son seul contact.
Les deux plus jeunes accusés ont 16 et 17 ans. Deux des mis en cause étant mineurs, l'affaire est jugée devant une chambre pour mineurs. L'audience est publique pour l'instant.
Ce que décrit l'acte d'accusation
Selon l'acte d'accusation lu par la procureure Imke Reelsen, la femme était attirée à plusieurs reprises dans la maison par des promesses de nourriture et d'un endroit où dormir. Elle vivait dans une peur constante. Les charges décrivent une femme forcée de danser sur une table avec des sous-vêtements sales dans la bouche, maltraitée avec une brosse de toilettes usagée et violée dans une chambre d'enfants par l'homme de 25 ans pendant que celui de 29 ans filmait. Certaines accusations font état de graves blessures infligées avec un nettoyeur haute pression et de deux épisodes où elle aurait été attachée à un tuyau de chauffage dans la cave pendant au moins une heure. Selon le parquet, l'adolescent de 17 ans est principalement accusé d'avoir participé au moment où le principal accusé l'a suspendue à une poutre du balcon début novembre, partiellement dévêtue et menottée, les pieds touchant à peine le sol.
La porte-parole du tribunal, Claudia Mors-Böckenbrink, a indiqué que l'affaire est jugée devant la chambre pour mineurs parce que deux des accusés sont majeurs et deux ne le sont pas.La femme était dans un état de peur constante, d'autant plus qu'elle était déjà peu capable de se défendre.
Comment l'affaire a éclaté
L'affaire a été révélée en novembre dernier, lorsqu'un voisin a vu une femme à moitié nue suspendue par des menottes à une poutre en bois du balcon d'une maison mitoyenne voisine et a appelé la police. Les agents l'ont libérée. Elle souffrait d'une hypothermie dangereuse et a nécessité des soins intensifs. Les enquêteurs estiment que la femme sans domicile fixe a été rendue dépendante des accusés, sans que l'on sache encore comment, par de fausses promesses ou par des drogues, ce que le procès devra établir.
Une nouvelle suspecte et de nouveaux éléments
Le tribunal a annoncé au début de l'audience que d'autres suspects font désormais l'objet d'une enquête. Plusieurs semaines avant le procès, la police a reçu une carte SD contenant des vidéos. Selon le parquet, les images semblent montrer les accusés et d'autres suspects pendant les sévices. La compagne du principal accusé, Sarah A., est en détention provisoire depuis fin septembre, alors qu'elle n'était jusque-là traitée que comme témoin. La première journée s'est achevée à la mi-journée par un Rechtsgespräch, une discussion procédurale entre le tribunal et les parties.
- Début des sévices sur la femme sans domicile fixe dans la maison mitoyenne, selon l'acte d'accusation
- Un voisin voit la femme suspendue à une poutre de balcon ; la police la libère
- Sarah A. est placée en détention provisoire
- Ouverture du procès devant le tribunal régional d'Arnsberg

