Sécurité · Soest et Arnsberg

Procès de la « maison de l'horreur » de Soest : le principal accusé reconnaît certaines agressions et met en cause son ex-compagne

Lundi 2 novembre 2026, à la deuxième audience du procès d'Arnsberg, le principal accusé, âgé de 29 ans, a reconnu avoir participé à de nombreuses infractions commises contre une femme de 33 ans à Soest, mais a mis en cause son ancienne compagne dans plusieurs cas.

Texte IA fondé sur les articles de stern.de, tagesschau.de, RP Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Soest, Arnsberg · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 2025Maltraitance alléguée de la victime dans une maison de Soest, selon l'acte d'accusation
  2. Début novembreUn voisin alerte la police et la victime est libérée de la terrasse
  3. 2 nov.Deuxième journée d'audience, où le principal accusé reconnaît certaines infractions
  4. Semaine du 9 novembre 2026La victime doit témoigner par visioconférence

Deuxième audience à Arnsberg

Le tribunal régional d'Arnsberg a tenu lundi 2 novembre 2026 la deuxième journée du procès d'une femme maltraitée pendant des mois dans une maison mitoyenne de Soest, en Westphalie. Quatre prévenus comparaissent : deux hommes de 29 et 25 ans et deux frères de 16 et 17 ans. Ils sont poursuivis notamment pour coups et blessures, viol, contrainte et privation illégale de liberté pour des faits que l'acte d'accusation situe en 2025. Les deux hommes sont en détention provisoire. Son avocat a déclaré au tribunal qu'il reconnaissait en principe avoir participé à un grand nombre des infractions.

Le récit du principal accusé

Dans ses déclarations ultérieures, l'homme de 29 ans, ancien infirmier, a reporté une large part de la responsabilité sur son ancienne compagne, affirmant que c'est elle qui avait dirigé plusieurs des faits. Il a cité un épisode de novembre au cours duquel, selon lui, elle lui avait ordonné de suspendre la victime, à demi nue, à une poutre de la terrasse par des menottes, et il a assuré avoir toujours fait ce qu'elle lui disait. Dans d'autres cas, il a désigné d'autres participants ou dit qu'il avait eu peur. Il s'est décrit comme ayant simplement suivi le mouvement tout en filmant nombre des vidéos. Le parquet enquête séparément sur l'ancienne compagne, qui n'a été arrêtée qu'après l'apparition de nouvelles vidéos. La procureure en chef Imke Reelsen l'a accusé de « Rumlügerei », terme allemand désignant des mensonges répétés, au vu de ses déclarations contradictoires. S'adressant directement à lui, elle a déclaré :

« On voit que vous avez pris du plaisir à ces mauvais traitements. »

Imke Reelsen

Les détails sordides évoqués à l'audience incluent un abattant de toilettes que la victime a été contrainte de porter à la bouche, qu'il a qualifié de neuf. Mme Reelsen a affirmé que les preuves montraient clairement que la victime avait été forcée de manger des excréments, et ajouté qu'il ne reconnaissait que ce qui pouvait lui être prouvé. Aucun remords n'a été visible à l'audience.

Nouvelles vidéos et second acte d'accusation

Les enquêteurs n'ont reçu un support de stockage contenant de longues séquences vidéo que peu avant l'audience. Les enregistrements montrent 18 faits supplémentaires, auxquels ont participé d'autres personnes qui n'ont pas encore été poursuivies. Le parquet prévoit un nouvel acte d'accusation contre l'homme de 29 ans, et son dossier devrait être disjoint de la procédure en cours, selon le président du tribunal Marc Gährken. Les nouvelles vidéos semblent montrer qu'un seul des deux frères y a participé, de sorte que le parquet ne considère plus les charges retenues contre le jeune de 17 ans comme justifiées. Le juge a indiqué à l'audience que de nouveaux éléments en faveur du jeune de 17 ans étaient apparus lors d'une discussion juridique à huis clos entre toutes les parties. Lors de cette discussion, l'avocat du prévenu de 25 ans a également annoncé des aveux.

La victime et la suite de l'audience

Les deux mineurs se sont exprimés sur les faits, mais le public a été exclu pour protéger la jeunesse et les sources ne précisent pas le contenu de leurs déclarations. La victime, une femme de 33 ans, est décrite dans l'acte d'accusation comme sans domicile fixe et comme ayant été attirée à plusieurs reprises dans la maison mitoyenne du prévenu. Elle a été libérée début novembre après qu'un voisin a alerté la police : elle était alors presque nue, enchaînée à une poutre de la terrasse, par un froid intense. Son audition doit avoir lieu par visioconférence la semaine prochaine en raison de sa maladie, a indiqué l'avocat de la partie civile, et avocats et juges en sont convenus.

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Sources et contexte

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