Diplomatie · Bruxelles, Londres et Belfast

Le Royaume-Uni et l'UE s'accordent sur un projet d'accord pour supprimer les formalités post-Brexit sur les exportations alimentaires

Le projet de 200 pages porte sur les règles sanitaires et phytosanitaires applicables aux échanges alimentaires et agricoles ; il supprimerait les certificats et les frais d'inspection à l'export. Les ambassadeurs de l'UE l'examinent le mercredi 4 novembre, avant un sommet Royaume-Uni-UE le 20 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Stirile ProTV, RTE.ie, Evening Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Bruxelles, Londres, Belfast · Belgique, Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. mai 2026Accord SPS largement conclu et publié par le gouvernement
  2. 4 nov.Les ambassadeurs de l'UE examinent les projets de texte lors d'une réunion à Bruxelles
  3. 20 nov.Deuxième sommet Royaume-Uni-UE, où une déclaration commune est attendue
  4. Q1 2028Début attendu de la mise en œuvre de l'accord alimentaire

Le texte du projet

Le Royaume-Uni et l'UE sont parvenus à un projet d'accord sur les règles sanitaires et phytosanitaires (SPS) applicables aux échanges alimentaires et agricoles, selon des informations publiées le mardi 3 novembre. Le texte compte 200 pages et a été transmis aux États membres de l'UE à Bruxelles avant une réunion des ambassadeurs le mercredi 4 novembre. Des sources ont indiqué au Guardian que le texte est arrêté et ne sera pas renégocié. Des projets similaires portent sur l'échange de quotas d'émission et sur un programme de voyages et de travail pour les jeunes, et un projet de déclaration commune de 15 pages pour les dirigeants a également circulé, selon la BBC. L'accord alimentaire est l'élément le plus important de la « réinitialisation » post-Brexit conclue à ce stade.

Ce que l'accord supprimerait

Selon la BBC, l'accord mettrait fin à l'obligation de certificats sanitaires à l'export, de certificats phytosanitaires, de redevances d'inspection, de certificats biologiques, de certaines redevances portuaires et de frais d'échantillonnage sur les échanges avec l'UE. La BBC chiffre le coût de deux de ces documents à 200 £ pour un certificat sanitaire à l'export et 25 £ pour un certificat phytosanitaire. Les exportations de saucisses fraîches, de steaks hachés, de coquillages pêchés dans les eaux britanniques et de plants de pomme de terre pourraient reprendre, et les animaux de compagnie britanniques pourraient de nouveau entrer dans l'UE avec un passeport. En échange, le Royaume-Uni s'engagerait à respecter et à adapter les règles européennes existantes en matière de normes végétales, animales et alimentaires, un mécanisme dit d'« alignement dynamique ».

Frais de certificats cités par la BBC£
Certificat sanitaire à l'export
200 £
Certificat phytosanitaire
25 £

Données tirées du texte de l’article

Pertes commerciales et argument économique

La National Farmers' Union a indiqué en octobre que les exportations alimentaires britanniques vers l'UE s'étaient effondrées d'un tiers depuis le Brexit, les œufs, le poulet et les produits à base de pomme de terre étant les plus touchés. Les échanges avec l'Europe ont également reculé d'un tiers depuis 2019. Les petites épiceries fines et d'autres détaillants pourraient de nouveau acheter de plus petits lots de fromage et de vin, ce qui était devenu impossible une fois les contrôles introduits en 2022 renchéri les coûts. Le gouvernement affirme que l'économie britannique finira par gagner 5,1 milliards de livres de bénéfices annuels. William Bain, directeur de la politique commerciale à la British Chambers of Commerce, a décrit ces règles communes comme un coût que les entreprises jugent acceptable en échange de coûts plus faibles et d'un accès plus rapide au marché.

Calendrier et sommet

L'accord ne devrait pas entrer en vigueur avant le premier trimestre 2028, un changement de Premier ministre britannique ayant retardé de six mois le deuxième sommet UE-Royaume-Uni. Ce sommet est désormais prévu le 20 novembre, date à laquelle Andy Burnham et les dirigeants européens devraient publier une déclaration commune. Lorsque l'accord a été largement conclu en mai, le Defra avait indiqué tabler sur une mise en œuvre en mai suivant, mais il a depuis informé le secteur que le calendrier pourrait glisser jusqu'en 2028. Des produits clés, comme les céréales cultivées cette année avec des fongicides pas encore approuvés dans l'UE, bénéficieraient d'une transition supplémentaire de six mois. Ce retard découle de la nécessité d'aligner dynamiquement la législation britannique sur les normes alimentaires avec les règles de l'UE.

Le programme d'expérience pour les jeunes est toujours en négociation, et le Royaume-Uni a formulé une proposition de dernière minute sur les frais de scolarité des jeunes Européens pour débloquer la situation. Fin octobre, la Commission européenne était suffisamment préoccupée pour que les ambassadeurs de l'UE discutent d'un découplage de la question des frais, à négocier séparément pendant six mois supplémentaires.

Réactions en Irlande du Nord

Le chef du DUP, Gavin Robinson, a déclaré que l'accord ne va pas assez loin et témoigne d'un manque d'ambition du gouvernement. Selon les règles actuelles, l'Irlande du Nord applique déjà les règles SPS de l'UE, ce qui a créé une frontière en mer d'Irlande avec des contrôles sur les marchandises arrivant du reste du Royaume-Uni. Le projet supprimerait ces contrôles uniquement si la Grande-Bretagne s'aligne de la même manière. Gavin Robinson, interrogé mardi sur BBC Radio Ulster, a dit désapprouver l'approche du gouvernement :

« Je ne suis pas d'accord avec l'approche du gouvernement dans ses relations avec l'Union européenne. »

Gavin Robinson, chef du DUP

Gavin Robinson a également soutenu que les dispositions douanières traitent toujours l'Irlande du Nord différemment du reste du Royaume-Uni. Le DUP avait fait tomber le partage du pouvoir à Stormont pendant deux ans, entre 2022 et 2024, pour protester contre ces barrières, avant d'y revenir début 2024 après que le précédent gouvernement conservateur a conclu le cadre de Windsor avec l'UE.

Contexte politique

Andy Burnham, le Premier ministre, a déclaré qu'il n'avait pas proposé un retour à la libre circulation entre le Royaume-Uni et l'UE. Il a en revanche appelé à une discussion honnête sur la manière dont la migration temporaire venue d'Europe a cédé la place à une installation durable, en plus grand nombre, depuis le Brexit. Le Parti conservateur de l'ancien Premier ministre Boris Johnson avait fermement rejeté l'alignement dynamique lors des négociations initiales du Brexit avec l'UE.

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Sources et contexte

Organisations
Union européenne

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