IA & Tech

Meta suspend la mise à jour de ses conditions commerciales qui aurait autorisé l'entraînement de l'IA sur les sites liés

Meta a suspendu les modifications de ses conditions commerciales qui lui auraient permis d'explorer les sites web liés aux pages Facebook d'entreprises pour entraîner son IA, sans fixer de nouvelle date. Ses conditions actuelles restent en vigueur.

Texte IA fondé sur les articles de Ars Technica, Mediafax.ro, The Independent et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Comment on en est arrivé là
  1. Mi-octobre 2026Les conditions mises à jour sont révélées, suscitant des critiques sur l'exploration des sites et l'entraînement de l'IA
  2. 30 oct.Date d'entrée en vigueur initiale, ensuite repoussée
  3. Début novembre 2026Meta suspend les changements, les conditions existantes restant en vigueur
  4. 20 nov.Date d'entrée en vigueur prévue que les nouvelles conditions ne respecteront finalement pas

Une pause après des semaines de critiques

Meta a suspendu une mise à jour de ses conditions commerciales qui devait entrer en vigueur le 20 novembre 2026, sans fixer de nouvelle date. La pause couvre quatre documents : les conditions commerciales, les conditions du catalogue produits, les conditions de la publicité en libre-service et les conditions relatives à l'IA générative dans les créations publicitaires. Les conditions commerciales s'appliquent à toute entreprise utilisant les produits de Meta, y compris celles qui ne gèrent qu'une page Facebook, ce qui aurait élargi la portée du changement au-delà des annonceurs. Meta a déclaré à Reuters que ses conditions actuelles restaient en vigueur le temps des discussions avec les parties prenantes.

« Nous suspendons ces changements le temps de poursuivre le dialogue avec les parties prenantes et de prendre le temps de bien faire les choses. »

Meta

Ce que la formulation aurait pu autoriser

Le projet de texte avait suscité des critiques parce qu'il semblait permettre à Meta d'explorer les sites externes liés aux comptes d'entreprise et d'utiliser ces contenus pour entraîner ses systèmes d'IA. Meta a ensuite retiré le mot « train » des conditions pour tenter d'apaiser les utilisateurs, mais Theo Bamber a fait valoir que « develop » posait la même menace. Des juristes ont averti Nieman Lab que cette formulation vague pouvait permettre à l'entreprise d'ignorer les préférences exprimées dans les fichiers robots.txt et d'aspirer de grands volumes de contenus extérieurs à Facebook. Ars Technica a rapporté que les entreprises n'avaient aucun moyen de refuser, et que conserver une page Facebook revenait à accepter l'exploration de chaque site externe lié. Les éditeurs auraient aussi dû créer des identifiants de test pour que les robots de Meta franchissent les paywalls. Meta réplique que la mise à jour ne faisait que rassembler des règles d'exploration déjà dispersées dans plusieurs documents, et que les propriétaires de sites peuvent toujours bloquer son robot via robots.txt, un point que les conditions elles-mêmes ne précisaient pas.

Reports, tribunaux et régulateurs

La date d'entrée en vigueur avait d'abord été fixée au 30 octobre, puis repoussée au 20 novembre après les protestations d'utilisateurs de Facebook, de tribunaux et de régulateurs. Des tribunaux brésiliens et norvégiens ont accordé des injonctions préliminaires qui ont suspendu les conditions après des plaintes d'organisations locales, rapporte Nieman Lab. L'Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) du Royaume-Uni a ouvert une enquête formelle pour déterminer si Meta abuse de sa position sur le marché pour obtenir des données d'entraînement de l'IA. La Commission européenne examine une plainte d'éditeurs, et les sénateurs américains Adam Schiff et Marsha Blackburn ont écrit à Mark Zuckerberg pour lui demander de retirer les conditions dans leur forme actuelle. Theo Bamber, directeur général de la News Media Association britannique, a qualifié la conduite de l'entreprise d'« ahurissante » dans un message publié sur LinkedIn.

« Elle affirme pouvoir utiliser tout le contenu qu'elle aspire pour développer « n'importe quel produit commercial ». Franchement, quand même. »

Theo Bamber

Où en sont les choses

Meta n'a pas indiqué quand les changements reviendraient ni si les règles d'exploration seraient révisées. Une page mise à jour de son centre d'aide aux entreprises indique que les nouvelles conditions n'entreront pas en vigueur le 20 novembre 2026 et que l'entreprise consulte toujours. Andy Stone, directeur de la communication de Meta, avait déclaré plus tôt que l'entreprise ne modifierait pas ses politiques sans consulter au préalable les organisations et les acteurs du secteur. La pause n'a pour l'instant aucune date de fin, et les conditions existantes restent en vigueur.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Organisations
Reuters

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar