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IA & Tech

Google, Microsoft, OpenAI et Anthropic vont respecter un opt-out unique pour l'entraînement des IA

Google, Microsoft, OpenAI et Anthropic respecteront une règle robots.txt unique permettant aux sites de tenir leur contenu à l'écart de l'entraînement des IA génératives. La plupart des changements entrent en vigueur en 2027.

Texte IA fondé sur les articles de The Next Web, engadget, RTBF et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Comment on en est arrivé là
  1. 30 oct.Le projet IETF de Kevin Kelley est publié et Google, OpenAI et Microsoft annoncent leur soutien
  2. Début 2027Google vise un support du signal, selon sa documentation sur les robots
  3. 1 févr.Microsoft commence à respecter les nouvelles préférences

Une règle pour quatre robots d'IA

Google, Microsoft, OpenAI et Anthropic se sont engagés à respecter un opt-out unique à l'entraînement des IA génératives, inscrit dans le fichier robots.txt d'un site. Jusqu'ici, un éditeur qui voulait refuser devait rédiger une règle distincte pour le robot de chaque entreprise. La proposition est un projet IETF de Kevin Kelley, responsable technique des standards chez Anthropic, publié le vendredi 30 octobre 2026. Google, OpenAI et Microsoft ont annoncé leur soutien le jour même, et Anthropic a déjà commencé à intégrer le signal. Krishna Madhavan, chef de produit principal pour Microsoft Bing, a écrit :

« Les éditeurs ne devraient pas avoir à choisir entre être trouvables sur Bing et décider de l'usage que les modèles génératifs font de leur travail. »

Krishna Madhavan

Comment fonctionne le signal

Le signal partagé réside dans robots.txt, le fichier texte qui indique déjà aux robots ce qu'ils peuvent récupérer. Un site ajoute un groupe pour un nouveau jeton de politique, __usage_ai-training, puis liste les chemins qu'il veut tenir à l'écart de l'entraînement. L'exemple du projet ferme un site entier tout en laissant ouvert un kit presse. Les sites peuvent donc garder certaines sections disponibles tout en refusant le reste. Le jeton ne couvre que l'entraînement des IA et, selon Microsoft, le scraping à des fins d'entraînement reste autorisé par défaut partout où aucune préférence n'est publiée. Google lira le jeton comme un blocage de Google-Extended, son propre contrôle d'entraînement, sauf si un site nomme Google-Extended directement.

Qui commence quand

Anthropic a déjà commencé à travailler sur le signal et indique qu'il complétera ses contrôles de robots existants plutôt que de les remplacer. Kevin Kelley a écrit que l'ajout du support à l'ensemble des services de l'entreprise prendrait du temps :

« Il nous faudra du temps pour ajouter ce support à nos services et régler les complications et cas limites inévitables que nous ne manquerons pas de rencontrer. »

Kevin Kelley, responsable technique des standards chez Anthropic

OpenAI compte mettre en œuvre le signal dans les prochains mois, et ses contrôles de robots existants, dont GPTBot, continueront de s'appliquer. Google vise un support du signal en 2027, et sa documentation sur les robots mentionne le début de 2027. Microsoft respectera les nouvelles préférences à partir du 1er février 2027, en remplacement des balises NoArchive et NoCache qu'il utilise depuis 2023. L'entreprise ajoute aussi un réglage au niveau de la page pour le grounding, qui s'applique lorsqu'une réponse d'IA s'appuie sur une page web en direct : une option autorise ses propres produits comme Copilot, une autre bloque les services de grounding qu'elle vend à d'autres entreprises.

Ce que l'opt-out ne change pas

Le signal ne peut pas annuler les scrapings passés, car les entreprises détiennent déjà tout contenu récupéré auparavant. Il n'arrête pas le crawling dans son ensemble, et Microsoft et Google indiquent qu'il ne retirera pas les sites de leurs résultats de recherche. Microsoft affirme que les sites continueront d'apparaître dans les résultats de Bing quelles que soient leurs préférences. John Mueller, Search Advocate chez Google, a écrit que les sites autorisant Google-Extended peuvent apparaître dans les réponses de l'application Gemini et recevoir des clics. Microsoft a averti que refuser l'option de grounding réduira la visibilité d'un site dans les réponses d'assistants comme Copilot. Meta, maison mère de Facebook, a qualifié ce mouvement d'étape importante par la voix de son directeur de la communication, Andy Stone, sans préciser s'il respecterait le signal.

Le conflit de droits d'auteur derrière la décision

L'annonce intervient alors que les éditeurs font face à un flux continu de robots qui collectent leurs articles pour alimenter les modèles d'IA, et certains ont déjà saisi la justice. Le New York Times accuse OpenAI et Microsoft depuis décembre 2023 d'avoir utilisé des millions de ses articles sans autorisation ni paiement pour entraîner ChatGPT. Les deux entreprises invoquent une exception au droit d'auteur. Cloudflare bloque les robots d'IA par défaut sur les nouveaux sites clients depuis juillet 2025, et le standard Really Simple Licensing permet aux éditeurs de facturer les robots qui visitent leurs pages. Microsoft indique que le nouvel arrangement ne crée aucun accord de licence ni de paiement.

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