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Sécurité · Londres

La justice britannique rejette le recours de Meta, TikTok et X contre les demandes de données d'Ofcom

Les entreprises doivent désormais transmettre leurs données de modération, y compris des contenus vus par des enfants. Le même jour, le régulateur britannique de la concurrence a ouvert une enquête sur les conditions imposées par Meta aux éditeurs.

Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, The Independent, The Next Web et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Londres · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. février 2026Ofcom adresse des demandes d'information aux plateformes
  2. octobre 2026Les plateformes plaident devant la High Court que ces demandes sont illégales
  3. 30 oct.La High Court rejette le recours des plateformes contre les demandes de données

La justice rejette le recours des plateformes

La High Court a rejeté le recours de Meta, TikTok et X contre Ofcom, le régulateur britannique de la sécurité en ligne, au sujet des données que celui-ci peut exiger des plateformes de réseaux sociaux. Dans un jugement écrit rendu le vendredi 30 octobre 2026, deux juges ont donné raison au régulateur et refusé d'annuler les demandes d'information. Les entreprises doivent désormais fournir des données sur l'activité totale des utilisateurs, sur le volume de contenus et de comptes faisant l'objet de mesures de modération, et sur la fréquence à laquelle les utilisateurs, y compris les enfants, sont exposés à des contenus ayant fait l'objet d'une action. Elles doivent aussi communiquer les résultats et les délais des recours contre les décisions de modération, ainsi que le volume et les résultats des signalements déposés par les utilisateurs britanniques. Les juges ont estimé que les plateformes n'avaient pas suffisamment expliqué en quoi le respect de ces obligations serait lourd, et ils ont écarté l'argument selon lequel ces demandes étaient irrationnelles.

Les objections soulevées à l'audience

Lors d'une audience plus tôt ce mois-ci, les avocats des entreprises ont qualifié ces demandes d'illégales et de plus lourdes que toutes celles qu'elles avaient reçues jusqu'ici. Ils ont fait valoir que la collecte de ces chiffres coûterait des millions de livres. Meta a objecté qu'Ofcom voulait des chiffres très larges pour sept de ses services sans préciser clairement ce qu'il comptait en faire. TikTok a affirmé que le régulateur avait contourné un dispositif distinct d'évaluation des plateformes, doté de ses propres garanties. Ofcom a répliqué qu'il avait besoin de ces informations pour déterminer si les nouvelles règles fonctionnent, et a indiqué avoir réduit ses demandes avant leur entrée en vigueur.

Le contexte du litige

Ofcom a adressé ces demandes d'information aux plateformes en février. L'affaire figure parmi les premières contestations judiciaires de l'Online Safety Act, entrée en vigueur en 2023 et qui a fait d'Ofcom le régulateur de la sécurité en ligne. La loi oblige les plateformes à protéger les utilisateurs, en particulier les enfants, contre les contenus illégaux et préjudiciables, et les sanctions en cas de manquement grave peuvent atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial. Les chiffres réclamés portent notamment sur les retraits et les restrictions de publications, ainsi que sur le nombre d'utilisateurs exposés à des contenus préjudiciables. Meta conteste par ailleurs, dans une affaire distincte, le mode de calcul des redevances perçues au titre de la loi par Ofcom, et le régulateur mène une enquête en cours sur Instagram Instants.

Enquête de concurrence sur les conditions imposées par Meta aux éditeurs

Vendredi, l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) a ouvert une enquête sur les nouvelles conditions commerciales de Meta pour les éditeurs et les annonceurs. Ces nouvelles conditions permettraient à Meta de collecter des contenus sur les sites des éditeurs afin de construire et d'exploiter ses propres produits, y compris des services d'intelligence artificielle, sans que les entreprises puissent décider si ces contenus sont utilisés ni comment. La CMA examinera si Meta détient une position dominante et si elle en abuse. Meta a suspendu l'entrée en vigueur des nouvelles conditions. Le régulateur indique craindre que l'obligation, pour les éditeurs et d'autres entreprises de contenus, d'accepter ces conditions ne constitue des clauses commerciales déloyales imposées à des milliers d'entreprises britanniques qui dépendent de Meta pour atteindre leurs clients et leurs audiences.

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