IA & Tech · São Paulo
La justice brésilienne interdit à Meta d'utiliser des contenus de presse pour entraîner son IA
Un juge brésilien a provisoirement interdit à Meta de collecter des contenus de presse pour entraîner son IA, avant l'entrée en vigueur de nouvelles conditions d'utilisation prévue le 20 novembre.
Texte IA fondé sur les articles de Observador, La Libre.be, Correio da Manha et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le juge Guilherme Madeira Dezem a statué provisoirement, sans entendre Meta, après la plainte des associations nationales de journaux, de magazines et de radiodiffuseurs contre les conditions de l'entreprise. L'AFP date la décision de mardi.
L'injonction suspend la partie des nouvelles conditions commerciales de Meta, qui devaient entrer en vigueur le 20 novembre, exigeant des médias qu'ils fournissent leurs contenus gratuitement, et interdit à Meta de sanctionner les médias qui refusent.
Meta ne peut pas utiliser les contenus protégés par le droit d'auteur des publications affiliées pour entraîner, développer ou ajuster ses modèles d'IA, y compris Meta AI, jusqu'à un jugement définitif. Le non-respect est passible d'une amende d'un million de reais (environ 162 000 euros) par jour.
L'Association nationale des journaux (ANJ), l'ABERT et l'ANER ont porté l'affaire. Marcelo Rech, président exécutif de l'ANJ, s'est félicité de la décision, et Meta n'a pas répondu aux demandes de commentaire de l'AFP.
Avant le second tour, le Tribunal supérieur électoral a ordonné à Meta d'appliquer les mêmes règles aux deux candidats après que l'équipe de Lula a accusé l'entreprise d'ingérence. Meta a invoqué des problèmes techniques et démenti prendre parti.
Une ordonnance provisoire contre l'entraînement de l'IA sur des contenus de presse
Un juge brésilien, Guilherme Madeira Dezem, a provisoirement interdit à Meta, maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, de collecter des contenus d'organes de presse liés à trois associations de médias pour entraîner des modèles d'intelligence artificielle. Selon la décision consultée par l'AFP, la mesure est une injonction provisoire et n'est pas définitive. L'affaire a été portée par des associations nationales représentant des journaux, des magazines et des radiodiffuseurs, qui contestaient l'obligation imposée par Meta de leur prendre leurs contenus gratuitement si elles voulaient continuer à utiliser ses plateformes. L'AFP date la décision de mardi, tandis que le média roumain Mediafax la situe au mercredi et place l'audience au tribunal civil de São Paulo.
Les conditions à l'origine de l'affaire
Les nouvelles conditions commerciales de Meta devaient entrer en vigueur le 20 novembre. Avant cette date, le juge a statué sans entendre Meta, estimant que le dommage serait irréversible une fois un système d'IA entraîné sur des contenus de presse. L'injonction suspend la partie de ces conditions qui exigeait un accès gratuit aux contenus et interdit à Meta de sanctionner les médias qui refusent.
Selon Mediafax, l'ordonnance empêche Meta d'utiliser des logiciels ou des identifiants pour accéder aux sites concernés, les indexer, les stocker, les analyser ou les pister, et d'utiliser des contenus protégés par le droit d'auteur pour alimenter, développer, étudier, maintenir, entraîner ou ajuster ses modèles d'IA, y compris Meta AI, jusqu'à un jugement définitif. Elle exige aussi que les comptes, pages et outils utilisés par les publications affiliées restent opérationnels. Meta ne peut ni restreindre l'accès, ni réduire la diffusion, ni sanctionner les médias qui déclinent les nouvelles conditions. Le non-respect est passible d'une amende d'un million de reais par jour, soit environ 162 000 euros. Dans ses motifs, le juge qualifie d'abus de droit manifeste le fait d'exiger des médias qu'ils rendent leur production créative librement et universellement disponible comme prix de leur maintien sur les canaux où le public s'informe.
Réactions et contexte électoral
Les associations affirment que la décision est la première au monde en faveur d'une coalition de médias contre de telles conditions. Marcelo Rech, président exécutif de l'Association nationale des journaux (ANJ), s'est félicité de l'ordonnance dans un communiqué :
« C'est un signal très positif qui montre qu'il existe des limites à l'abus de pouvoir économique. »
Meta n'a pas répondu aux demandes de commentaire de l'AFP.
La décision intervient après de vives critiques contre Meta pendant la campagne présidentielle brésilienne. Avant le second tour, le Tribunal supérieur électoral a ordonné à l'entreprise d'appliquer les mêmes règles aux deux candidats, après que l'équipe de Lula a accusé Meta d'ingérence en faveur de son rival. Meta a démenti prendre parti et invoqué des « problèmes techniques » qui, selon elle, ont pénalisé la campagne de gauche sur ses plateformes. Des experts de l'ONU avaient auparavant exhorté Meta à protéger l'expression politique pendant la campagne. Après sa réélection, Lula a promis de réguler les réseaux sociaux dans le pays.
La suite
L'ordonnance est provisoire et l'affaire se dirige vers un jugement définitif, dont les sources ne donnent pas la date. Les nouvelles conditions de Meta devaient s'appliquer à partir du 20 novembre, et l'amende s'applique chaque jour où l'entreprise enfreint l'ordonnance jusqu'à la décision finale.
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Sources et contexte
- ObservadorLa justice brésilienne interdit à Meta d'utiliser des contenus de presse pour entraîner son IAJustiça brasileira proíbe Meta de utilizar conteúdos da imprensa para treinar IA · original en portugais
- La Libre.beLa justice brésilienne interdit à Meta d'utiliser des contenus de presse pour entraîner son IA
- Correio da ManhaLa justice brésilienne interdit à Meta d'utiliser des contenus de presse pour entraîner son IAJustiça brasileira proíbe Meta de utilizar conteúdos da imprensa para treinar IA · original en portugais
- Le TempsLa justice brésilienne interdit à Meta d'utiliser des contenus de presse pour entraîner son IA
- Lula da Silva
- Président brésilien, réélu au second tour, dont l'équipe de campagne a accusé Meta d'ingérence
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