Les négociateurs du Parti populaire européen (PPE), de centre droit, des Socialistes et démocrates (S&D) et du groupe libéral Renew sont parvenus à un compromis dans la nuit de lundi à mardi 20 octobre 2026. Selon le projet d'accord, les flottes de voitures neuves devraient réduire leurs émissions de CO2 de 95 % d'ici 2035 par rapport à 2021. Si les véhicules utilisent de l'acier bas carbone produit dans l'UE, l'exigence tombe à 87,5 %. Un projet de texte cité par Reuters présente le même dispositif comme une baisse de 87,5 % plus 7,5 points supplémentaires pouvant être compensés par de l'acier produit dans l'UE. En vertu de la règle initiale de 2022, une réduction de 100 % d'ici 2035 aurait signifié la fin des voitures neuves à moteur thermique ; les voitures essence et hybrides resteraient désormais en vente après 2035.
L'Allemagne et la France ont proposé un objectif de 90 % sans compensation par l'acier dans la semaine du 12 octobre 2026. La Commission avait déjà proposé 90 % en décembre 2025, les 10 % restants devant être compensés par de l'acier bas carbone et des carburants durables. Les trois groupes détiennent ensemble 398 des 719 sièges du Parlement, une majorité qui pourrait ouvrir la voie à une décision à l'échelle de l'UE sur ces règles. Les constructeurs automobiles allemands plaidaient pour un assouplissement plus large, les ventes de voitures électriques ne progressant pas assez vite pour mettre fin aux voitures thermiques d'ici 2035. Les ventes repartent désormais fortement dans de nombreux États membres grâce aux subventions publiques.
Manfred Weber, président du groupe PPE, promet aux électeurs depuis plus de deux ans de supprimer cette règle, et il estime le moment venu de l'annoncer. Il affirme que le compromis règle la question.
« L'interdiction inqualifiable des moteurs thermiques est désormais écartée. »
Iratxe García Pérez, présidente du groupe S&D, a déclaré que les socialistes n'avaient pas encore arrêté de position commune et que la question devait encore être débattue au sein du groupe. Elle a ajouté qu'il faudrait peut-être attendre les prochains mois pour savoir si un accord est possible. Tiemo Wölken, député SPD ayant participé aux négociations, soutient que l'objectif reste le passage à la mobilité électrique, les hybrides restant une option pendant une phase de transition. Michael Bloss, des Verts, juge l'accord à l'opposé.
« C'est désormais le chaos au lieu de la sécurité de planification. »
L'eurodéputé polonais Dariusz Joński a déclaré à RMF FM que l'accord donne aux consommateurs plus de liberté dans le choix d'une technologie de motorisation.
Le compromis maintient l'objectif intermédiaire de 2030 à 55 % sous le niveau de 2021, conformément à la proposition de la Commission, et permet aux constructeurs de satisfaire l'exigence de 2030 sur la moyenne de 2029 à 2031. Pour les utilitaires légers, l'objectif de 2030 passe de 40 % à 35 %, et ils devront réduire de 80 % d'ici 2035. Les véhicules roulant aux carburants renouvelables seraient comptés comme zéro émission, et les petites voitures électriques abordables ou les véhicules électriques très efficaces pourraient obtenir des supercrédits pour aider à atteindre les objectifs. Les commissions des transports et de l'industrie votent le jeudi 22 octobre 2026, la commission de l'environnement suivant début novembre. Le Parlement réuni en séance plénière devrait fixer sa position en décembre, après quoi le Parlement et les États membres devront s'accorder sur un texte juridique commun.
Les valeurs automobiles européennes signent les plus faibles performances du marché boursier du continent cette année. Bloomberg indique que l'indice du secteur recule de plus de 19 % depuis le début de l'année, soit plus du double de la baisse du segment suivant le plus faible, les matériaux de construction. Seule Ferrari, avec une hausse de 10 %, progresse parmi les constructeurs européens cette année. Le secteur fait aussi face à une concurrence renforcée des producteurs chinois et à une gamme restreinte de modèles électriques abordables, selon le même rapport.
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Les négociateurs des groupes PPE, S&D et Renew se sont accordés dans la nuit pour réduire de 95 % les émissions de CO2 des flottes de voitures neuves d'ici 2035 par rapport à 2021, ou de 87,5 % avec de l'acier bas carbone produit dans l'UE. Le compromis doit encore être voté en commission puis en séance plénière avant de devenir la position du Parlement.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, tagesschau.de, Il Fatto Quotidiano et d’autres médias. Publié .